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Michael Carrick et l'arbitrage controversé : deux décisions clés

Michael Carrick a quitté la pelouse avec les nerfs à vif, les yeux braqués non pas sur ses joueurs, mais sur l’arbitrage d’une soirée où, selon lui, deux décisions ont tout fait basculer.

Un coup de coude ignoré, un but encaissé

Son agacement remonte au premier tournant du match : l’ouverture du score de Leeds, précédée d’un contact très contesté sur Leny Yoro. Pour Carrick, il ne s’agissait pas d’un simple duel aérien.

L’entraîneur pointe un « forearm smash » dans la nuque de son défenseur, resté impuni, dans l’action qui mène au but. L’arbitre ne bronche pas, le VAR ne corrige pas, Leeds marque. Le ton de la soirée est donné.

Carrick reconnaît que son équipe est mal entrée dans la rencontre, sans rythme ni fluidité, incapable de vraiment « cliquer » sur de longues séquences avant la pause. Mais dans son esprit, cette première décision pèse lourd. Très lourd.

Le rouge de Martinez, l’étincelle qui met le feu

Le vrai point de rupture arrive plus tard, sur le retour tant attendu de Lisandro Martinez après deux mois d’absence. Un retour transformé en cauchemar.

Sur un duel avec Dominic Calvert-Lewin, Martinez se retrouve impliqué dans une action que le VAR va disséquer image par image. Le verdict tombe : carton rouge pour une tiraille sur les cheveux de l’attaquant. Carrick explose.

Pour lui, le geste n’a rien à voir avec une agression volontaire. Il décrit une action confuse : d’abord un bras dans le visage de Martinez, qui perd l’équilibre, se retrouve à demi en train de lutter, et effleure l’arrière de la tête de Calvert-Lewin, faisant sauter l’élastique de sa coiffure. Pas une traction, pas un geste violent, insiste-t-il. Un contact, rien de plus.

Ce qui l’achève, c’est le processus : le fait que le VAR appelle l’arbitre à l’écran pour finalement transformer l’action en expulsion. À ses yeux, parler de « clear and obvious error » pour justifier ce retournement relève du scandale.

Deux matches, deux décisions, une même colère

Carrick rappelle que c’est le deuxième match consécutif où son équipe se sent lésée par l’arbitrage. Mais celui-ci, lâche-t-il, fait partie des pires qu’il ait vus.

Et pourtant, au milieu du tumulte, il retient la réaction de ses joueurs après la pause : une équipe restée positive, décidée à se battre malgré le contexte, à aller chercher quelque chose dans un match qu’elle estime faussé par les décisions clés.

Dans une saison où chaque point compte, ce genre de soirée laisse des traces. Pas seulement au classement. Dans la tête aussi. Et la question plane désormais : combien de temps un vestiaire peut-il encaisser ce type de coups sans que la frustration ne déborde pour de bon ?