Megan Schutt suspendue deux matches pour manquement aux règles médicales
La nouvelle est tombée comme un contre-pied en plein cœur de la saison internationale australienne. Megan Schutt, l’une des figures majeures du cricket féminin australien, a écopé d’une suspension de deux matches pour un manquement aux directives relatives aux médicaments sur ordonnance.
Cricket Australia a confirmé la sanction dans un communiqué sec, précis, sans détour : la joueuse n’a pas respecté les exigences des lignes directrices en matière de Sports Science and Sports Medicine concernant l’usage d’un médicament prescrit. Un seul incident, survenu hors compétition. Sans lien avec la performance. Mais suffisant pour déclencher la machine disciplinaire.
Cette suspension prend effet immédiatement. Elle prive Schutt du T20 de jeudi soir contre la Nouvelle-Zélande à North Sydney Oval, puis du premier match de la saison 2026-27 de la WBBL avec les Adelaide Strikers, prévu le 31 octobre contre les Melbourne Stars. Deux rendez-vous majeurs, deux vitrines, sans l’une des meilleures lanceuses rapides du pays.
Face à la décision, Schutt n’a pas cherché à se dérober. Au contraire, elle a assumé, frontalement.
« J’accepte pleinement la sanction prononcée et je m’excuse de ne pas avoir respecté les standards attendus de moi », a-t-elle déclaré dans un communiqué.
Elle a également reconnu l’impact médiatique de l’affaire et remercié pour le soutien reçu, tout en rappelant un point clé : l’épisode s’est produit hors compétition et n’avait aucun but de dopage ou de gain de performance. Mais la responsabilité reste la sienne, a-t-elle insisté, soulignant que les joueuses reçoivent une formation régulière sur ces directives et qu’elle aurait dû s’y conformer strictement.
Cricket Australia, de son côté, a tenu une ligne ferme mais protectrice. L’instance a réaffirmé sa volonté de « continuer à fournir un soutien approprié à Megan » tout en rappelant les standards et responsabilités qui incombent à toute personne représentant le cricket australien. Un rappel à l’ordre, mais aussi un message adressé à tout le vestiaire : les règles médicales ne sont pas négociables, même loin des projecteurs, même loin des terrains.
Cette affaire intervient alors que Schutt fait partie du groupe actuellement engagé dans une série de T20 face à la Nouvelle-Zélande sur le sol australien. Elle n’avait pas encore joué dans cette série, mais son absence forcée n’en reste pas moins un coup dur symbolique pour une équipe qui s’appuie depuis des années sur son expérience et sa constance.
À 33 ans, la lanceuse rapide reste pourtant sur une démonstration récente. Son dernier match remonte au 14 octobre, en one-day à Brisbane contre le Bangladesh. Ce jour-là, elle avait livré une performance de patronne : 4 wickets pour 16 runs, titre de joueuse du match à la clé. Sur l’ensemble des trois ODIs de la série, elle avait raflé 10 wickets et été sacrée joueuse de la série. Des chiffres qui rappellent pourquoi son nom s’impose immédiatement lorsqu’on évoque la rotation de bowling australienne.
C’est justement ce contraste qui frappe : la forme sportive éclatante d’un côté, la sanction disciplinaire de l’autre. Un rappel brutal que, au plus haut niveau, la performance ne protège de rien lorsque les protocoles médicaux ne sont pas suivis à la lettre.
Pour Schutt, l’enjeu est désormais clair : purger cette suspension courte, restaurer l’image d’une championne respectée et revenir au centre du jeu avec la même précision que sur sa ligne de lancer. Le terrain, lui, n’attend qu’une chose : sa réponse, ballon en main.




