Roma face à des défis offensifs : blessures et solutions de fortune
Roma avance vers le déplacement brûlant au stade Diego Armando Maradona avec une certitude glaçante : l’infirmerie dicte la composition plus que Gian Piero Gasperini lui‑même. L’urgence est devant, là où les options fondent au moment le plus délicat de la saison.
Gasperini à court de solutions
En attaque, le calcul est brutal : quatre joueurs pour trois places. Malen, Castro, Soulé et Mora se disputent quasiment tout le front offensif. Derrière eux, la couverture est mince. Gasperini est contraint d’envisager des solutions de fortune : avancer Cristante, tout juste remis d’un problème au genou, ou lancer Pisilli un cran plus haut, en position de milieu offensif.
Ce n’était pas le plan. Mais les blessures ont tout bousculé.
Le coach giallorosso vient de perdre coup sur coup deux pièces majeures : Dybala et Pellegrini. Deux leaders techniques, deux références dans les trente derniers mètres, rayés du tableau au moment d’aborder une série de matches qui peut peser lourd sur la saison.
Pellegrini passe les examens, Roma retient son souffle
Le numéro 7 de Roma va passer une IRM aujourd’hui pour évaluer l’étendue de la blessure musculaire subie lors de la victoire de mardi face au Slovan Bratislava. C’est le fléchisseur de la jambe droite qui a lâché, un de ces petits signaux du corps qui peuvent vite se transformer en longue absence si le diagnostic tourne mal.
Au club, on s’accroche à un scénario « court » : quinze jours sur la touche, pas plus. Au‑delà, la gestion de l’effectif deviendrait un exercice d’équilibriste permanent, surtout avec un calendrier resserré entre championnat et Europe.
Dybala, traitement intensif et objectif Manchester
L’autre dossier brûlant s’appelle Paulo Dybala. Lui aussi est à l’arrêt, freiné par un problème musculaire léger mais suffisant pour l’écarter du travail avec le groupe. L’Argentin ne veut rien savoir : il veut revenir vite, redevenir une arme décisive pour Gasperini, reprendre sa place au cœur du projet offensif.
Selon La Gazzetta dello Sport, le numéro 21 poursuit un traitement ciblé au mollet. Tout est construit autour d’une date : le 3 novembre. Ce jour‑là, Roma se rendra sur la pelouse de Manchester United en Champions League. Dybala s’est fixé cet objectif. Une véritable course contre la montre.
Roma se présentera donc à Naples avec un secteur offensif réduit au strict minimum et un entraîneur obligé de jongler avec les profils, les états de forme et les risques de rechute. La question n’est plus seulement de savoir qui commencera au Maradona, mais combien de ces cadres offensifs seront encore debout lorsque sonnera l’hymne de la Champions League à Old Trafford.




