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Max Dowman : l'avenir de la pépite d'Arsenal en question

Arsenal réfléchit à l’avenir de son prodige adolescent Max Dowman et n’exclut pas un prêt cette saison si cela peut accélérer sa progression.

À 16 ans seulement, l’attaquant a déjà bousculé les livres d’histoire : plus jeune buteur de l’histoire de la Premier League et plus jeune buteur de l’histoire d’Arsenal. Rien que ça. Et alors qu’il n’a pas encore joué une minute de championnat cette saison, il vient de rappeler à tout le monde pourquoi le club s’enflamme pour lui.

Mardi soir, en Carabao Cup, Dowman a signé un doublé lors de la victoire 4-2 des Gunners sur la pelouse d’Ipswich. Première apparition de la saison, deux buts, un message clair. De quoi relancer immédiatement le débat sur la meilleure façon de gérer un talent aussi précoce.

Arteta séduit, mais prudent

Mikel Arteta, lui, ne veut ni brûler les étapes ni fermer de portes. Le technicien espagnol tient à garder Dowman dans l’orbite de l’équipe première, tout en laissant ouverte la possibilité d’un départ temporaire.

« Nous allons évaluer tous les six mois où nous en sommes et ce qui est le mieux pour lui, puis prendre la bonne décision », a expliqué l’entraîneur.

Tout dépendra de plusieurs paramètres : les besoins du joueur, ceux de l’équipe, la profondeur de l’effectif, le temps de jeu disponible et surtout la qualité de ces minutes.

Pour l’instant, le plan est simple : le garder près du groupe, l’exposer intelligemment, le protéger. « Nous devons rester ouverts, mais pour l’instant l’objectif est qu’il soit ici et qu’il impacte l’équipe », insiste Arteta.

Dowman vient tout juste de terminer ses GCSEs cet été. Il pourra officiellement être prêté lorsqu’il fêtera ses 17 ans, le 31 décembre. Le lendemain, le marché hivernal ouvrira ses portes. Le timing est parfait pour un éventuel mouvement.

Wilshere à l’affût

En League One, un visage bien connu d’Emirates Stadium suit le dossier de près. Jack Wilshere, aujourd’hui entraîneur de Luton et ancien milieu d’Arsenal, serait intéressé par un prêt du jeune attaquant.

Pour l’instant, le club londonien n’a pas ouvert la porte. « Nous n’avons pas vraiment écouté les possibilités, car nous étions très clairs : nous voulions Max dans l’effectif, nous voulions qu’il fasse la pré-saison avec nous, puis voir où nous en étions à partir de là », détaille Arteta.

La saison passée, Dowman a déjà goûté au très haut niveau : 13 apparitions toutes compétitions confondues, dans une campagne conclue par un titre de Premier League qui mettait fin à 22 ans d’attente pour Arsenal. Une trajectoire fulgurante, presque déroutante pour un joueur qui n’est pas encore majeur.

Le spectre du prêt trop tôt

Arteta connaît les risques d’un départ prématuré. Il parle d’expérience. « Dans mon cas, j’avais 17 ans quand je suis parti à Paris [St-Germain] », rappelle-t-il.

Tout dépend du contexte, de l’environnement, du coach que l’on trouve sur place, et de la confiance accordée. Partir pour être un simple numéro dans un groupe, ou partir pour jouer vraiment : la nuance est immense.

« Il y a eu beaucoup de cas, à cet âge-là, de joueurs qui sont partis et ont réussi, et d’autres non », souligne-t-il.

Le pays, l’atmosphère, le discours de l’entraîneur, tout compte. Pour l’instant, Arteta estime que Dowman est « dans un bon environnement » et préfère le garder à Londres.

Un Arsenal lancé à pleine vitesse

Le contexte collectif, lui, ne pourrait guère être plus favorable. Depuis le Trophée des champions anglais remporté face à Manchester City dans le Community Shield, Arsenal a tout gagné sur la scène nationale et européenne : sept matches, sept victoires. Une dynamique idéale, mais qui rend aussi l’accès au onze de départ plus compliqué pour un adolescent, aussi doué soit-il.

Dans ce paysage ultra-compétitif, Dowman sait ce qu’il lui reste à faire. Sa prestation contre Ipswich lui a offert une tribune. À lui de s’en servir pour pousser encore la porte avant le déplacement de samedi à Brighton en Premier League.

Arteta ne lui trace pas la route, il lui montre simplement le chemin. « La meilleure façon de frapper à la porte, c’est de le faire sur le terrain, pas dans le bureau », lance le coach. Quand un joueur répond tous les jours à l’entraînement et en match, « c’est le meilleur signal pour l’entraîneur et pour ses coéquipiers ».

À Ipswich, Dowman a justement livré ce genre de message, avec les autres joueurs en manque de temps de jeu. « Ce qu’a fait Max l’autre jour, comme tous ceux qui n’avaient pas beaucoup joué cette saison, était vraiment impressionnant », conclut Arteta.

Arsenal tient une pépite. Reste à savoir si la prochaine étape de son ascension se jouera à Londres… ou loin d’Emirates, le temps d’un prêt décisif.