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Chelsea s’effondre sur coups de pied arrêtés contre Brentford

Chelsea plonge. Brentford s’envole. Dans l’ouest londonien, la soirée a tourné à la démonstration : 3-0 pour l’équipe de Keith Andrews, une leçon de réalisme et de solidité qui met crûment en lumière les failles du Chelsea de Xabi Alonso.

Chelsea craque encore sur corner

Le scénario, Chelsea le connaît déjà trop bien. Un corner, une défense apathique, un marquage fantôme. Et le filet qui tremble.

À la 61e minute, Mikkel Damsgaard dépose un corner dans la surface. Jannik Schuster gagne son duel aérien et remise au second poteau. Jaidon Anthony arrive lancé, totalement seul, pour placer une tête à bout portant. Sans opposition, sans contestation. Brentford mène, et Stamford Bridge – ou plutôt le camp bleu – encaisse une nouvelle fois le même type de coup.

Ce but-là ne sort pas de nulle part. Avant la pause, Morgan Rogers avait déjà eu une belle opportunité dans la surface, contrée par Schuster. Et juste après le retour des vestiaires, Anthony trouvait la barre d’une tête, finalement signalé hors-jeu à tort par le drapeau. Brentford frappait à la porte. Chelsea lui a ouvert.

Une réaction… puis le contre fatal

Menés, les joueurs d’Alonso se découvrent. Le coach bascule sur une défense à quatre, tente de densifier devant. Mais la structure se fissure encore un peu plus.

À la 82e minute, Brentford jaillit en contre. Kevin Schade est lancé plein axe et file seul au but. Emiliano Martinez gagne le face-à-face, mais le ballon revient dans les pieds d’Igor Thiago. Sept matches sans marquer, une frappe simple à bout portant : l’attaquant ne tremble pas. 2-0, match plié.

La punition ne s’arrête pas là. Avec pratiquement la dernière action du match, Schade encore lui déborde et adresse un centre tendu au second poteau. Fabio Carvalho surgit, oublié au marquage, et conclut du plat du pied. Son premier but en Premier League depuis son long calvaire avec les blessures. Le troisième de la soirée pour Brentford. Chelsea, lui, s’écroule complètement.

Une attaque inoffensive, des absences qui pèsent

Les chiffres sont cruels : 12 buts encaissés en cinq journées, pire défense du championnat, aucune clean sheet. Mais l’autre problème saute aux yeux : Chelsea ne fait pas peur devant.

Sans Joao Pedro, blessé, le secteur offensif a perdu son fil conducteur. Danny Welbeck, titularisé pour le remplacer, n’a jamais vraiment pesé ni trouvé de position de frappe claire. Cole Palmer a apporté quelques éclairs, des touches de classe, mais trop isolées pour renverser un bloc aussi discipliné que celui de Brentford.

La meilleure occasion des Blues arrive très tôt. À la 9e minute, Welbeck décale Pedro Neto dans la surface. La frappe est propre, mais Caoimhin Kelleher se détend et repousse. Et derrière, plus rien ou presque. Des intentions, quelques séquences, mais aucune précision dans le dernier geste, comme l’a reconnu Alonso.

Au milieu, l’absence de Moises Caicedo se fait également sentir. Jordan Henderson, titularisé pour sa première dans ce Chelsea-là, n’a pas réussi à imposer sa patte ni à stabiliser une équipe constamment sur le fil.

Alonso sonne l’alarme

Face aux caméras, Xabi Alonso ne se cache pas. Il parle d’un deuxième acte raté, d’un niveau insuffisant pour exister dans ce championnat. Il insiste sur la mentalité, le jeu, la tactique. Sur tout ce qui doit changer.

Pas d’excuse autour de Joao Pedro, pas de bouc émissaire. Le coach renvoie son vestiaire à ses responsabilités : se regarder en face, travailler, corriger. Chelsea se retrouve déjà avec trois matches de suite sans victoire en Premier League, sans la moindre base défensive solide sur laquelle s’appuyer.

Brentford, calme et ambitieux

En face, Keith Andrews savoure. Sans fanfaronner, mais sans fausse modestie. Il parle d’émotions à vivre, de confiance totale dans son groupe, de cette impression que « quelque chose bouillonnait » avant ce derby.

Son équipe reste invaincue, grimpe à la troisième place et devient la première formation à empêcher Chelsea de marquer cette saison. Andrews insiste sur l’humilité, la faim, l’envie de continuer à repousser les limites. Son Brentford ne joue pas les figurants. Il avance.

La soirée laisse deux images fortes : un Chelsea à genoux sur coups de pied arrêtés, et un Brentford sûr de ses forces, porté par une structure claire et des joueurs en pleine confiance. Pour Alonso, la saison est encore longue. Mais combien de fois peut-on répéter les mêmes erreurs avant que la patience ne s’épuise vraiment ?