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Manchester United encaisse grâce à la clause de Willy Kambwala

Manchester United s’apprête à toucher un chèque, modeste mais bienvenu, sans bouger le moindre doigt. Le départ annoncé de Willy Kambwala de Villarreal va activer une clause bien pensée au moment de son transfert en 2024.

Selon les informations venues d’Italie, le club de Como tient la corde pour recruter le défenseur central, devant Osasuna, également intéressé. Villarreal ne devrait pas réaliser une vente majeure, mais chaque euro comptera pour son ancien club.

À Old Trafford, on avait parlé à l’époque d’une clause de revente « conséquente » intégrée dans l’accord qui avait envoyé Kambwala en Espagne. Dans les faits, le montant que touchera Manchester United restera limité, tout simplement parce que Villarreal ne s’attend pas à encaisser une grosse somme de la part de Como. La mécanique fonctionne, mais l’addition ne sera pas spectaculaire.

Le transfert de 2024 donnait déjà le ton : Villarreal avait déboursé 5,5 M€ plus 6 M€ de bonus potentiels pour faire venir Kambwala. Le deal incluait un éventuel rachat par United, des droits d’alignement sur une autre offre pendant trois ans, et cette fameuse clause de revente à pourcentage élevé.

Ce type de montage contractuel n’est plus une exception à Manchester. Avant l’arrivée de Sir Jim Ratcliffe et de l’ère Ineos aux commandes du secteur sportif, le club glissait parfois des clauses de revente dans ses ventes. Désormais, c’est devenu une habitude assumée, presque une marque de fabrique.

Le principe est clair : ne plus perdre définitivement la main sur les talents formés ou lancés à Carrington. Les dirigeants veulent rester connectés à la carrière de leurs anciens joueurs, sportivement et financièrement.

Les exemples récents s’enchaînent. Dans le transfert de Tyler Fredricson à Lausanne-Sport, United a inséré un pourcentage de revente élevé ainsi qu’une option de rachat. Même logique pour Radek Vitek, parti à Middlesbrough : clause de rachat, droits d’alignement et clause de revente pouvant grimper jusqu’à 35 % sur une future transaction.

La semaine dernière, Ethan Williams a rejoint Peterborough. Là encore, Manchester United a verrouillé l’opération : 50 % de clause de revente, option de rachat et droits d’alignement. Une position de force négociée à chaque fois, même lorsque le joueur quitte le club sans statut en équipe première.

Le cas Kambwala s’inscrit donc dans une stratégie plus large. United ne mise plus seulement sur les gros transferts entrants, mais sur un réseau de clauses intelligentes qui peuvent rapporter à moyen terme. Un puzzle financier où chaque ancien Red peut, un jour, ramener un peu plus que des souvenirs.