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Manchester United et Bayern brillent en Ligue des champions

La Ligue des champions a retrouvé ses grands récits, ses retours en fanfare et ses héros en série. Entre un Manchester United déchaîné, un Como qui découvre la compétition comme chez lui et un Harry Kane qui ne sait plus s’arrêter de marquer, la semaine a déjà pris des allures de vitrine pour les candidats au Ballon d’Or.

Bayern déroule, Kane enchaîne, Musiala revient

Le Bayern n’a pas fait de détail. Face à la surprise de la saison passée, Bodø/Glimt, le club allemand a signé un 5-0 sec, construit dans un second acte à sens unique. À la pause, pourtant, tout restait à faire : 0-0 et un match encore ouvert. Puis tout a basculé.

La sortie sur blessure du gardien Nikita Haikin à la mi-temps a laissé les Norvégiens sans repères. Ils ont littéralement craqué au retour des vestiaires. La machine bavaroise, elle, s’est mise à tourner à plein régime.

Jamal Musiala a lancé la soirée. Titulaire pour la première fois depuis des crises convulsives sur le terrain liées à un problème neurologique qui avait perturbé sa présaison, le milieu offensif a ouvert le score. Geste fort derrière : il a célébré en se tapotant la tête, comme pour rappeler d’où il revenait.

Le rythme s’est emballé. Alphonso Davies a inscrit le troisième but, récompense d’un match plein sur son côté. Et au milieu de cette démonstration, Harry Kane a ajouté une nouvelle ligne à sa collection de chiffres fous. En plaçant de la tête le deuxième but du Bayern, l’attaquant anglais a porté à huit sa série de matches consécutifs avec au moins un but en Ligue des champions, série entamée en janvier. Il est dans une forme qui pèse sur toute l’Europe.

United revient en C1 et frappe fort

Presque trois ans sans Ligue des champions à Old Trafford. L’attente a été longue, la réponse a été brutale. Pour son retour dans la compétition, Manchester United a écrasé Sabah 4-0 et rappelé que ce club-là ne se contente pas de participer.

Matheus Cunha a déclenché l’ovation en ouvrant le score à la 27e minute, devant un Old Trafford qui n’attendait qu’une étincelle pour s’embraser. Une frappe, un stade debout, et la soirée a pris un autre ton.

Bruno Fernandes et Benjamin Sesko ont ensuite plié l’affaire avant même la pause. 3-0 à la mi-temps, l’ancienne peur européenne avait laissé place à une forme d’évidence. Lisandro Martinez, lui, a ajouté un quatrième but après le repos, en poussant le ballon au fond dans un cafouillage typique de surface.

C’était le premier match de United en Ligue des champions depuis décembre 2023. Le retour s’est fait avec style. Reste à savoir si ce n’est qu’un feu d’artifice de rentrée ou le début d’une vraie campagne.

Como, baptême de rêve et tribune d’honneur pour les anciens

Pour Como, c’était un jour d’histoire. Première apparition en Ligue des champions, premier choc, premier pari fort du club : offrir les meilleurs sièges du stade aux supporters nés en 1950 ou avant. Le président Mirwan Surwaso et les dirigeants ont quitté leurs places privilégiées pour les leur céder. Geste symbolique, ambiance familiale, et un match qui a suivi la même ligne : généreux, inattendu, mémorable.

Sur le terrain, le club italien n’a pas simplement participé. Il a dominé Leipzig 4-1 pour son entrée dans la compétition. Martin Baturina, milieu croate, a inscrit le tout premier but de Como en Ligue des champions, celui qui a lancé la soirée et mis l’équipe sur les rails d’un succès large.

Pour les plus anciens dans les tribunes, c’était un cadeau tardif, mais somptueux. Pour le reste de l’Europe, un avertissement : Como ne vient pas pour faire de la figuration.

Roma et Fenerbahce freinés, Dest répond à Shakhtar

Plus tôt, Roma et Fenerbahce ont aussi signé leur retour en Ligue des champions, mais sans la même euphorie. Les deux clubs se sont quittés sur un nul 1-1, résultat qui laisse un goût mitigé après de longues années d’absence.

Roma retrouvait la compétition après sept saisons sans C1 depuis son huitième de finale en 2018-2019. Fenerbahce, lui, n’y avait plus mis les pieds depuis la campagne 2008-2009. Les retrouvailles avaient tout d’une soirée symbolique.

Sur le terrain, Roma a pris l’avantage à la 39e minute grâce à une frappe rasante de Bryan Cristante, venue de l’extérieur de la surface. Un but propre, clinique. Mais Fenerbahce a réagi dès le retour des vestiaires. Repositionné en avant-centre, le latéral gauche Archie Brown a égalisé à la 48e minute d’un geste d’attaquant pur, en lobant le gardien d’une subtile déviation. Nathan Aké a bien trouvé la barre de la tête en fin de match pour Fenerbahce, mais le ballon a refusé de rentrer.

À Eindhoven, Sergiño Dest a répondu pour le PSV face au Shakhtar Donetsk. Le latéral américain a égalisé sur un centre en retrait, après l’ouverture du score signée Gleiker Mendoza pour les Ukrainiens. Score final : 1-1, un point chacun, et des regrets pour le PSV qui espérait mieux à domicile.

Scénario fou à Prague

La soirée s’est terminée sur un coup de tonnerre à Prague. Slavia, réduit à dix dès le début de la deuxième période, a mené deux fois au score. On le croyait parti pour un exploit à l’ancienne, héroïque, à dix contre onze.

Mais Lens a refusé le scénario écrit d’avance. Les Français ont arraché une victoire 3-2 grâce à deux buts inscrits dans le temps additionnel. Deux coups de poignard tardifs qui ont fait basculer un match déjà renversant.

Une chose est claire après cette première salve : entre les retours de géants, les débuts flamboyants de novices et les buteurs en série, cette Ligue des champions ne laisse aucun répit. La question est désormais simple : qui tiendra ce rythme jusqu’au printemps ?