Manchester City vise Fernandez pour renforcer son milieu
Manchester City ne lève pas le pied. Après avoir déjà lâché 116 M£ pour Elliot Anderson cet été, faisant de lui, l’espace de quelques jours, le joueur britannique le plus cher de l’histoire, le champion d’Angleterre prépare déjà la suite. Le club travaille sur un possible transfert du prodige de Lille Ayyoub Bouaddi, qui pourrait à son tour déclencher un nouveau montant à neuf chiffres.
Mais c’est un autre nom qui agite vraiment l’Etihad : Fernandez.
City accélère, Chelsea fixe la date limite
Avec un milieu de terrain en pleine reconstruction et l’ombre d’un départ de Rodri vers l’Espagne – son nom circule du côté du Barcelona et du Real Madrid – City regarde vers Stamford Bridge. Le profil de Fernandez, star sud-américaine déjà rodée à la Premier League, coche presque toutes les cases.
Chelsea a posé le décor : une date butoir au 14 août pour recevoir une approche officielle et ouvrir des discussions. Passé ce délai, le dossier pourrait se refermer. City n’a donc pas le luxe de temporiser s’il veut ajouter un nouveau cadre de Premier League à son effectif.
Dans ce contexte, l’avis d’un ancien de la maison, Colin Hendry, n’est pas passé inaperçu. Interrogé par GOAL, pour le compte de Gambler Media, l’ex-défenseur de City estime que le mouvement aurait du sens, surtout au moment où le club entre dans l’ère post-Pep Guardiola et où Fernandez retrouverait Maresca, avec qui il a déjà travaillé à Londres.
Pour Hendry, le milieu de Chelsea s’est « vraiment, vraiment bien » adapté au championnat, compte tenu du contexte chaotique des Blues ces dernières saisons. Il y voit « une bonne addition » pour City, qui aligne déjà un effectif « énorme » en termes de talent et de qualité, à l’image de tous les prétendants aux plus grands trophées.
Un prix fou, dans un marché devenu dément
Reste la question du prix.
Fernandez sera cher. Très cher. Hendry le sait, et le dit sans détour : tout se joue désormais en centaines de millions plutôt qu’en dizaines. Une inflation qu’il juge « folle », mais qui colle à la trajectoire actuelle du football. Il va jusqu’à évoquer, presque comme une provocation, l’idée de réinstaurer une règle limitant le nombre d’étrangers, à trois ou quatre, comme par le passé, pour enrayer cette fuite en avant.
Pour autant, il ne doute pas que Fernandez serait « une bonne addition » pour City.
Le chaînon manquant depuis De Bruyne et Gündogan ?
Au-delà du montant, c’est le profil qui intrigue. City cherche toujours ce milieu capable de faire sauter le verrou depuis l’axe, comme le faisaient Kevin De Bruyne et Ilkay Gündogan à leurs sommets. Un joueur de couloir central capable d’atteindre les dix buts par saison, pas seulement de distribuer.
Hendry le reconnaît : sans ces contributions, City s’est parfois retrouvé trop dépendant d’Erling Haaland. Le Norvégien empile les buts, mais toute l’équipe ne peut pas se reposer éternellement sur lui.
« Tu dois peser en buts depuis la plupart des lignes de ton équipe », rappelle l’Écossais. Dans cette logique, Fernandez représente un renfort clé : s’il parvient à tourner à une dizaine de réalisations, ce serait « un gros plus » pour City.
Salaire, statut et bras de fer à venir
Sur le plan personnel, le dossier ne devrait pas poser de problème majeur. Arrivé de Benfica en janvier 2023, le milieu de 25 ans touche actuellement environ 180 000 £ par semaine à Stamford Bridge. Un salaire que City est en mesure de dépasser sans trembler, surtout pour un joueur à l’activité aussi totale.
Le vrai blocage se situe à Londres.
Chelsea, désormais dirigé par Xabi Alonso, n’a aucune envie de vendre. Fernandez fait partie des actifs majeurs du club, et les Blues ne comptent pas ouvrir la porte facilement, encore moins pour renforcer un rival direct en Premier League. Il faudra une offre colossale, et peut-être un forcing du joueur, pour faire bouger les lignes.
City, qui a déjà montré cet été qu’il n’avait pas peur de bousculer le marché, est-il prêt à pousser encore plus loin les enchères pour s’offrir un nouveau patron au milieu ? La réponse, cette fois, ne pourra pas attendre bien longtemps.




