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Anderson clarifie son choix pour City : jamais proche de United

Anderson n’a pas eu besoin de longtemps pour clarifier les choses. Non, il n’a jamais été près de rejoindre Manchester United. Oui, des joueurs d’Old Trafford ont tenté de le faire changer d’avis. Mais sa route, à l’écouter, menait clairement vers l’Etihad.

Mercredi, lors d’un événement avec des supporters dans la boutique officielle de City, le milieu anglais est revenu sur ces rumeurs persistantes qui faisaient de lui une cible prioritaire de United avant que City ne remporte la bataille.

On lui parle de lobbying pendant les vacances. Il acquiesce, sans détour. « J’étais juste en train de jouer au golf au Portugal et je suis tombé sur quelques-uns, on a eu une bonne discussion et tout ça, mais j’avais une décision à prendre et j’ai choisi City », explique-t-il. Décision assumée. Et visiblement jamais vraiment contestée.

Bleu depuis l’enfance

Pour comprendre ce choix, il faut remonter loin. Très loin. À un souvenir précis. « J’ai vu quelques trucs. Ça a été exagéré », souffle Anderson. « J’avais probablement huit ou neuf ans quand [Sergio] Aguero a marqué ce but. Je regarde City depuis dix ans. Tu as une grosse décision à prendre – et je suis convaincu d’avoir fait la bonne. »

Ce but d’Aguero, ce 13 mai 2012, a changé le destin de City. Il a aussi, à sa manière, marqué celui d’un gamin qui regardait le match. Depuis, Anderson s’est construit en bleu dans sa tête. Quand est venu le moment de quitter son ancien club, il n’y avait, dit-il, « qu’une seule destination » possible.

Les liens avec United, les appels du pied, les discussions en vacances… tout cela n’a été qu’un bruit de fond. Son choix, lui, semblait déjà scellé par une décennie à suivre City.

Sur les traces de De Bruyne

Pour Anderson, signer à City ne se résume pas à un simple transfert de haut niveau. C’est une forme d’accomplissement personnel. Le club où a brillé son modèle. « De Bruyne a toujours été le joueur que j’ai admiré au cours des dix dernières années », confie-t-il. « J’adorais le regarder. Être ici, dans le même club, et jouer là où il a joué, c’est spécial. »

Dans ses années de formation, le jeune milieu a disséqué les déplacements du Belge, sa vision, son jeu de passes. Aujourd’hui, il se retrouve dans le même vestiaire, sur la même pelouse, avec l’ambition de prolonger cet héritage plutôt que de simplement l’admirer.

Le numéro 5, en héritage

Son premier grand rendez-vous approche : la Community Shield, dimanche, face à Arsenal, au Principality Stadium de Cardiff. Anderson y fera ses débuts officiels sous le maillot de City. Un maillot qui portera un numéro lourd de sens.

Il a choisi le 5. Un chiffre qui, à l’Etihad, renvoie immédiatement à John Stones. « J’avais quelques numéros parmi lesquels choisir et évidemment Stonesy était le dernier numéro 5 », raconte Anderson. « Il a été vraiment super avec moi cet été et j’ai pensé que ce serait un beau clin d’œil de prendre ce numéro. »

Le geste est symbolique. Hériter du 5 de Stones, l’un des cadres du vestiaire et coéquipier en sélection, c’est à la fois une marque de respect et une forme de continuité. Une manière de s’inscrire dans la lignée, tout en affirmant sa propre place.

Dimanche, au coup d’envoi à Cardiff, on saura vite si ce choix de cœur, nourri par dix ans de fidélité à distance, se traduit aussi par une prise de pouvoir immédiate au milieu de City.