Manchester City cible Enzo Fernandez pour renforcer son milieu
Manchester City a ouvert un nouveau front sur le marché des milieux de terrain. Dans un été où le départ de Rodri n’est plus un simple bruit de fond mais une vraie menace, le nom d’Enzo Fernandez s’est hissé tout en haut de la short-list des Citizens, selon des sources citées par Football Insider.
Le décor est clair : Enzo Maresca apprécie énormément l’Argentin. Au point d’en faire l’une de ses priorités pour réorganiser l’axe du jeu si son métronome espagnol venait à quitter l’Etihad.
Un prix colossal, une marge de manœuvre minime
Chelsea, de son côté, ne ferme pas la porte. Mais à leurs conditions. Le club londonien a déjà fixé la barre très haut : Enzo Fernandez a été évalué jusqu’à 120 millions de livres, et l’intention est de rester accroché à ce chiffre autant que possible.
Les Blues seraient prêts à envisager une vente si une offre jugée adéquate arrivait. « À contrecœur », précisent les sources. Autrement dit, rien ne bougera sans une proposition XXL.
Problème pour City : le champion d’Angleterre n’a aucune intention de monter à ce niveau-là. Les dirigeants explorent bel et bien la possibilité d’un transfert, mais ne veulent pas se laisser enfermer dans une surenchère, surtout après avoir déjà injecté 116 millions de livres pour attirer Elliot Anderson au milieu de terrain cet été.
La position est nette : Manchester City ne paiera pas le prix fort pour Fernandez, pas dans ces eaux-là, et pas alors qu’un autre dossier majeur est toujours en cours.
Bouaddi en priorité, mais le puzzle se complique
Dans les bureaux de l’Etihad, Ayyoub Bouaddi reste la cible numéro un pour renforcer l’entrejeu dans cette dernière ligne droite du mercato. City travaille sur ce dossier avec Lille depuis plusieurs mois, sans parvenir à franchir le cap décisif.
Le jeune milieu marocain ne sera pas bon marché. Les discussions tournent autour d’un montant proche de 100 millions de livres. Un investissement de cette ampleur réduirait mécaniquement la probabilité de voir City aligner une somme comparable pour Enzo Fernandez.
Pour l’instant, le plan ressemble à ceci : boucler Bouaddi, et seulement ensuite envisager sérieusement un second gros coup. Mais le marché ne se laisse jamais dicter le tempo aussi facilement.
Car une autre donnée peut tout faire basculer.
Vers un double chantier au milieu de terrain ?
Manchester City ne fait pas face à un seul possible départ au cœur du jeu, mais à deux. En parallèle du dossier Rodri, Tijjani Reijnders se retrouve lui aussi au centre des spéculations.
Le Néerlandais pourrait être tenté de quitter Manchester avant la clôture du mercato, le 1er septembre. La raison est simple, presque brutale : son temps de jeu. La saison passée, il a disputé 50 matches toutes compétitions confondues, mais seulement 19 titularisations en Premier League. Un chiffre qui pèse lourd pour un joueur de 28 ans, au sommet de sa carrière.
S’il n’obtient pas de garanties, ou au moins des signaux clairs d’un rôle plus important, Reijnders serait prêt à regarder ailleurs. Et si ces deux départs se concrétisent, la donne change totalement pour City.
Car dans ce scénario, Maresca et son staff viseront deux milieux pour compenser les pertes. Bouaddi plus un autre. Et c’est là que le nom d’Enzo Fernandez reprend toute sa force.
Deux ventes de poids libéreraient des liquidités et de la place dans l’effectif. De quoi rendre soudainement plus crédible l’idée d’un double investissement massif sur Bouaddi et Fernandez, même si City refuse toujours de monter jusqu’aux 120 millions de livres réclamés par Chelsea.
Un bras de fer financier à venir
Le jeu s’annonce serré. Chelsea campe sur sa valorisation. Manchester City teste les limites, explore les contours d’un deal sans se brûler. Entre les deux, un milieu champion du monde, 25 ans, au cœur d’un projet en reconstruction à Stamford Bridge, et un champion d’Angleterre en pleine phase de transition dans l’axe.
La fenêtre se refermera le 1er septembre. D’ici là, une question domine : City se contentera-t-il d’un seul renfort majeur au milieu, ou la menace d’un exode au cœur du jeu obligera-t-elle le club à casser encore plus sa tirelire pour arracher Enzo Fernandez aux Blues ?




