Arsenal abandonne Cristian Romero et se tourne vers Ezri Konsa
Arsenal a regardé le dossier. L’a étudié. Puis l’a rangé. Malgré les rumeurs insistantes, le club du nord de Londres ne devrait pas passer à l’action pour recruter Cristian Romero à Tottenham, malgré les besoins criants en défense centrale.
Le profil du défenseur de 28 ans a bien été évoqué à l’Emirates, dans un contexte où les soucis physiques récurrents de William Saliba poussent les dirigeants à élargir le champ des possibles. Mais la piste Romero se heurte à deux murs : celui de Tottenham… et celui de l’image.
Un tabou entre voisins
Du côté de Tottenham, la ligne est claire : pas question de renforcer un rival direct. Le club a ouvert la porte à un départ de Romero cet été, mais avec une précision lourde de sens : il est proposé à des clubs extérieurs au cercle des concurrents directs en Premier League.
En interne à l’Emirates, le malaise est tout aussi fort. L’idée de faire venir un défenseur que leurs voisins cherchent ouvertement à placer ailleurs interroge. La symbolique d’un tel transfert, entre deux ennemis historiques, pèse lourd dans la réflexion.
L’ancien responsable du recrutement de Manchester United, Mick Brown, a évoqué auprès de Football Insider une sorte de « gentlemen’s agreement » tacite entre les deux clubs, qui ferait d’un transfert de Romero à Arsenal une opération quasiment impossible. Et les faits lui donnent raison : malgré un intérêt initial, les Gunners se retirent progressivement du dossier.
Romero, oui au départ… mais pas à l’Emirates
Tottenham ne cache pas que Romero est disponible sur le marché. Le club tente de susciter l’intérêt à l’étranger, loin des joutes internes de Premier League. L’Espagne apparaît aujourd’hui comme la destination la plus crédible, avec des pistes menant vers Atletico Madrid et Barcelona.
Un ancien recruteur de Tottenham, Bryan King, a expliqué à Football Insider qu’il faudrait une somme « extraordinaire » pour convaincre les Spurs de céder Romero à Arsenal. Autrement dit, presque un prix dissuasif. Et encore, même à ce tarif, la dimension symbolique du deal rend l’opération presque théorique.
Arsenal, de son côté, a aussi ses propres doutes. Le club s’interroge sur les performances récentes du joueur et sur ce que représenterait, sportivement comme médiatiquement, la signature d’un défenseur présenté comme « instrumental » dans deux saisons terminées à la 17e place. Un recrutement à contre-courant du projet ambitieux affiché par les Gunners.
Dans ces conditions, le scénario se referme. Le transfert n’est plus « sur la table », et la sensation domine qu’Arsenal et Tottenham ont, sans même avoir besoin de se parler officiellement, acté que cette affaire ne se ferait pas.
Arsenal cherche toujours son patron défensif
Le besoin, lui, reste entier. La blessure au dos de William Saliba lors de la Coupe du monde a mis en lumière la fragilité de la profondeur d’effectif en défense centrale. À Londres, personne n’a oublié à quel point l’absence du Français a pesé sur la fin de saison.
Le recrutement d’un nouveau défenseur central est donc une priorité avant la fermeture du marché. Le chantier est lancé en coulisses, et des profils précis ont déjà été identifiés.
Parmi eux, un nom revient avec insistance : Ezri Konsa. Selon Football Insider, Arsenal prépare un mouvement pour le défenseur d’Aston Villa, considéré comme l’une des cibles majeures pour renforcer l’axe défensif.
L’international anglais a marqué des points auprès des recruteurs par ses prestations constantes en Premier League, en Europa League et lors de la Coupe du monde sur les douze derniers mois. Solidité, lecture du jeu, expérience du très haut niveau : son profil colle davantage à la trajectoire ascendante que le club veut afficher.
Aston Villa, évidemment, ne se montre pas pressé de le laisser partir. Le club sait ce qu’il tient et se montre réticent à l’idée de perdre un élément clé de sa défense. Mais dans ce marché, tout a un prix. Une offre significative venue de l’Emirates pourrait rebattre les cartes et tester la volonté réelle du joueur de franchir un cap.
Romero s’éloigne, Konsa se rapproche dans les discussions. Une chose ne change pas : Arsenal sait qu’il lui faut un patron pour épauler Saliba. Reste à savoir qui acceptera d’endosser ce rôle au cœur de la défense londonienne, et à quel coût.




