Luka Doncic brille avec 52 points et mène les Lakers à la victoire contre Utah
À Salt Lake City, la salle avait basculé du côté du Jazz. +18 dans le deuxième quart-temps, le public debout, la soirée semblait pliée. Puis Luka Doncic a pris le match en otage.
Le meneur slovène a offert aux Los Angeles Lakers une victoire 132-123 sur le parquet du Utah Jazz, en claquant 52 points, dont huit tirs à trois points, accompagnés de 10 passes décisives et 7 rebonds. Un match-monstre. Et surtout, la première performance à 50 points de cette saison NBA.
Un trou de 18 points… puis la tempête Doncic
Utah avait pourtant tout fait pour se mettre à l’abri. Lauri Markkanen réglait la mire (28 points), le collectif déroulait, et l’écart montait jusqu’à 18 unités dans le deuxième quart. Les Lakers semblaient sonnés, dominés dans l’intensité comme dans le rythme.
Mais la dynamique a basculé juste avant la pause. Possession après possession, Doncic a grignoté l’écart, accéléré le tempo, imposé son jeu de pick-and-roll, jusqu’à faire douter une défense du Jazz soudain en retard partout. La punition est tombée à 4,1 secondes de la mi-temps : un step-back à trois points, signature maison, qui offre aux Lakers leur premier avantage du match, 74-71. La salle s’est figée, les Lakers venaient de reprendre le contrôle.
Le money-time, territoire réservé de Doncic
La deuxième mi-temps a ressemblé à un long bras de fer. Utah s’est accroché, porté par un Keyonte George épatant de maturité (24 points, 9 rebonds, 10 passes), bien épaulé par Jaren Jackson Jr. (20 points) et Ace Bailey, auteur d’un double-double solide (17 points, 12 rebonds).
Mais chaque fois que le Jazz pensait reprendre l’ascendant, Doncic répondait. Un drive conclu avec contact, un tir primé en sortie de dribble, une passe millimétrée pour sanctionner une aide défensive. Le match a basculé définitivement dans le money-time.
À 1’42 de la fin, le score est encore indécis. Puis la star des Lakers a fermé la porte. Deux tirs à trois points consécutifs, presque en marchant sur la ligne médiane, et Los Angeles s’envole à 127-121. Le genre de séquence qui brise des espoirs et vide l’énergie d’une équipe. Utah ne s’en relèvera pas.
Reaves en lieutenant, Kessler discret pour son retour
Si Doncic a monopolisé la lumière, il n’a pas été seul. Austin Reaves a parfaitement endossé le rôle de lieutenant offensif, avec 29 points et une agressivité constante vers le cercle. Les deux hommes ont fait très mal sur la ligne des lancers francs : 21 sur 24 à eux deux, une démonstration de maîtrise dans les moments chauds.
En face, la soirée avait une saveur particulière pour Walker Kessler. De retour à Salt Lake City après son départ vers Los Angeles dans un sign-and-trade en juillet, l’intérieur n’a pas pesé offensivement : 2 points et 7 rebonds. Une feuille de stats discrète, dans un match où l’histoire s’écrivait surtout loin du cercle, derrière la ligne à trois points.
Utah craque, les Lakers restent invaincus
Le Jazz pourra longtemps repenser à cette avance de 18 points envolée. Markkanen a porté l’attaque, George a frôlé le triple-double, Bailey a dominé au rebond, mais la gestion des temps faibles a coûté cher. L’incapacité à contenir Doncic sur pick-and-roll et à fermer le périmètre dans le quatrième quart a ouvert la voie à un comeback que le public de Salt Lake City connaît trop bien.
Les Lakers, eux, poursuivent leur série face à Utah : huit victoires sur les neuf derniers duels. Ils avancent désormais à 3-0 cette saison, invaincus, avec un premier bilan qui commence déjà à peser dans la conférence Ouest.
Prochain rendez-vous : la réception des Portland Trail Blazers, mardi. Si Luka Doncic garde ce niveau de feu, la vraie question n’est plus de savoir qui peut l’arrêter ce soir-là, mais combien de temps la ligue pourra encore lui laisser dicter sa loi.




