Ligue des champions 2026-2027 : Les joueurs italiens sous les projecteurs
La Ligue des champions 2026-2027 lève le rideau ce mardi, et avec elle un fil rouge très clair : les regards italiens vont se disperser aux quatre coins de l’Europe. Des titulaires affirmés, des gardiens déjà au sommet, des jeunes en quête de minutes. Huit joueurs, une soirée, et peut‑être les premières lignes d’une saison décisive pour la Nazionale.
Bruges ouvre le bal avec Tresoldi
Le coup d’envoi est donné dès 17h45 (BST) au Jan Breydelstadion. Là, un attaquant au passeport encore ouvert va lancer la soirée : Nicolo Tresoldi.
L’attaquant de Club Brugge, toujours éligible pour l’Allemagne comme pour l’Italie, est annoncé titulaire face à Aston Villa. Un match de Ligue des champions en début de soirée, à domicile, face à un club anglais ambitieux : c’est exactement le genre de scène où un avant-centre peut changer le regard d’une sélection.
Tresoldi a déjà montré, la saison passée, qu’il supportait bien la lumière européenne. Le contexte, cette fois, est encore plus lourd : la concurrence en attaque chez les Azzurri se durcit, et chaque apparition compte. S’il frappe fort, son dossier international prendra une autre dimension.
Donnarumma, vitrine azzurra à Porto
Plus tard, à 20h00 (BST), un autre Italien occupera le premier plan, cette fois dans les cages. Gianluigi Donnarumma doit débuter avec Manchester City sur la pelouse de Porto.
Numéro 1 incontesté de la sélection, le gardien incarne à lui seul une partie du crédit dont jouit encore le football italien en Europe. Sous les couleurs de City, il évolue dans une équipe programmée pour aller loin dans la compétition. Chaque arrêt, chaque sortie aérienne, chaque relance sous pression face à Porto nourrira un peu plus son statut.
Pour les supporters italiens, c’est aussi une assurance : au milieu des incertitudes de génération dans d’autres secteurs, le poste de gardien reste solidement verrouillé.
Bernabéu : Bastoni, Barella et un Inter diminué
Le choc de la soirée se joue au Santiago Bernabeu. Real Madrid – Inter, 15 titres de Ligue des champions d’un côté, les champions en titre de Serie A et de Coppa Italia de l’autre. Et, dans ce décor, une forte coloration italienne.
Cristian Chivu devrait aligner deux internationaux majeurs : Alessandro Bastoni en défense et Nicolo Barella au milieu. Deux piliers de la Nazionale, deux joueurs qui ont déjà prouvé qu’ils pouvaient tenir la distance face aux plus grands.
Bastoni aura la mission de contenir l’armada offensive madrilène, dans un stade où la moindre erreur se paie au prix fort. Barella, lui, devra donner le ton au milieu, imposer son rythme, sa grinta, sa capacité à casser les lignes. C’est exactement le genre de match où un milieu italien peut marquer des points symboliques dans la hiérarchie européenne.
Sur le banc, Pio Esposito espère grappiller des minutes. L’attaquant reste dans l’ombre des cadres, mais une entrée au Bernabéu, même courte, peut servir de tremplin.
Inter sera toutefois privé d’un de ses atouts italiens habituels : Federico Dimarco. Le latéral gauche, habituellement incontournable sur son couloir, est resté à Milan, gêné par des douleurs au genou avant le déplacement à Madrid. Une absence qui change le visage de l’équipe et enlève une arme offensive et sur coups de pied arrêtés, autant pour le club que pour la vitrine italienne.
Dortmund, laboratoire de la nouvelle vague
Quatrième foyer d’intérêt pour l’Italie : le Signal Iduna Park. Borussia Dortmund reçoit Villarreal à 20h00 (BST) et pourrait devenir, le temps d’une soirée, un laboratoire à ciel ouvert pour la jeune génération azzurra.
Trois espoirs italiens sont concernés : Luca Reggiani, Filippo Mane et Samuele Inacio. Les trois ne débuteront pas forcément, mais les signaux d’avant‑match sont encourageants, surtout pour Mane.
Les informations venues d’Allemagne annoncent en effet une vraie chance de voir Filippo Mane dans le onze de départ de Niko Kovac. Le défenseur, déjà aperçu cet été face à Arsenal en amical, pourrait goûter à la pression d’un match de Ligue des champions contre un Villarreal toujours dangereux dans les transitions.
Reggiani et Inacio, eux, guetteront l’appel depuis le banc. À Dortmund, les jeunes ont souvent leur fenêtre. À eux de l’ouvrir en grand si l’occasion se présente.
Une soirée, huit destins
De Bruges à Madrid, de Porto à Dortmund, la première nuit de Ligue des champions de la saison dessine un paysage clair : l’Italie ne domine plus la scène par ses clubs, mais ses joueurs sont partout, au cœur des plans de grandes équipes européennes ou à la porte de l’explosion.
Entre les certitudes d’un Donnarumma, l’importance de Bastoni et Barella, et les paris que représentent Tresoldi, Mane ou Esposito, cette soirée ressemble à un test grandeur nature.
Reste une question, en filigrane : de ces huit noms, lesquels auront transformé cette première journée de Ligue des champions en argument définitif pour peser sur l’avenir de la Nazionale ?




