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Chelsea doit réagir contre Leeds en Carabao Cup

À Cobham, le ton est calme mais ferme. Deux jours après la première défaite de son mandat, sur la pelouse d’Arsenal, Xabi Alonso s’est présenté devant la presse avec une idée fixe : Chelsea doit répondre, et vite. Cela commence mercredi soir, à Stamford Bridge, en Carabao Cup, face à Leeds United.

Entre la chute à l’Emirates et la réception de Hull City en Premier League samedi, ce troisième tour ressemble à un test de caractère autant qu’à un tour de coupe.

« Un match très intense » en vue contre Leeds

Alonso ne s’attend à aucun cadeau de Leeds.

« Nous nous attendons à un match très intense, très dur, avec beaucoup de duels, mais nous devons gérer ça et trouver des solutions », a-t-il prévenu.

Le message est clair : Chelsea devra accepter la bagarre, répondre physiquement, sans perdre son idée de jeu. Leeds viendra pour imposer du rythme, pour couper le souffle à Stamford Bridge. À Alonso et à ses joueurs de montrer qu’ils savent vivre dans ce type d’environnement.

« Nous voulons rivaliser » : la question du caractère

Interrogé sur le besoin pour Chelsea de devenir plus « méchant », le Basque a rectifié le tir.

« Nous voulons rivaliser. Je ne sais pas pour “plus méchant”, ou quoi que ce soit, mais nous devons rivaliser pour gagner des matches. Ça passe par le football, mais aussi par l’esprit et la mentalité. »

Pas de posture, pas de slogan. Alonso insiste sur une exigence quotidienne : l’agressivité dans le bon sens du terme, la volonté de gagner chaque duel, chaque ballon. Après le revers contre Arsenal, ce discours prend un relief particulier.

Une défaite digérée, mais pas oubliée

La première défaite de l’ère Alonso, renversé par Arsenal après avoir mené, a laissé des traces. Mais des traces utiles.

« Avec le temps, tu peux faire une analyse plus profonde et calmer les émotions après le match, a-t-il expliqué. Jusqu’ici, tous les matches nous ont appris des choses. Nous avons parlé, nous avons partagé nos sentiments, nos sensations pendant le match. Notre priorité maintenant, c’est demain. »

Le staff a décortiqué la rencontre, le vestiaire a vidé son sac. Place à la réponse sur le terrain.

Un processus « long », mais des exigences immédiates

Alonso ne se cache pas derrière le mot « projet ». Il l’assume, mais refuse d’en faire un bouclier.

« Ça va être un long processus, mais nous devons évaluer où nous allons. Nous devons aussi être exigeants. Nous devons nous améliorer. Bien sûr, nous voulons autant de clean sheets que possible, mais la compétition est difficile. Nous avançons pas à pas. »

Les progrès doivent être visibles, même dans un calendrier serré. La Carabao Cup n’est pas un simple laboratoire : c’est un trophée à aller chercher.

Rotation et infirmerie : entre prudence et nécessité

Avec un match tous les trois jours, la question des changements revient forcément. Alonso ne l’a pas détaillé, mais le contexte pousse à faire tourner. Certains cadres pourraient souffler, d’autres gagner du temps de jeu.

Sur le plan médical, les nouvelles restent mitigées.

  • Levi Colwill : « Il est ok pour demain. » Une bonne nouvelle pour la ligne arrière.
  • Moises Caicedo : absent à l’Emirates, le milieu pourrait revenir… mais pas tout de suite. « Potentiellement, oui, pour Hull, mais nous devrons attendre. Jeudi ou vendredi, nous en saurons plus. »
  • Marco Palestra : grosse frustration. « Surtout pour lui. Il est arrivé avec une énorme énergie et une grande envie de profiter de la Premier League. Il a fait une très bonne pré-saison et puis, quelques jours avant le match contre Fulham, il se blesse. Nous aurons besoin de lui, c’est sûr, il a un grand potentiel et beaucoup de qualités. »

Pour l’instant, Alonso ne veut prendre aucun risque.

« Palestra et Caicedo ne sont pas encore prêts. Ce n’est pas le moment de prendre un risque trop tôt. On ira match après match avec eux, mais c’est trop tôt. »

Même prudence pour Dean Henderson et Emegha : « Non, pas encore. Jusqu’où ils en sont ? Demandez-moi vendredi. »

Estevao, confiance totale malgré les rumeurs

Le cas Estevao a aussi été évoqué, notamment sur son état d’esprit et de supposés signes de frustration. Alonso a coupé court.

Sur une éventuelle discussion spécifique avec le jeune talent : « Les conversations privées doivent rester privées. La saison va être longue. Les joueurs ont le désir et la faim de progresser. Este fait partie du groupe – il a une très bonne attitude et une bonne mentalité pour préparer chaque match. »

Et sur son humeur : « Non, Este est prêt. Il s’entraîne bien. L’autre jour, il a eu un bon impact et une bonne occasion. Avec Este, je compte sur lui à 100 % à cause de son potentiel, parce qu’il est très jeune. La saison va être longue. »

Pas de malaise, donc, selon le coach. Plutôt une montée en puissance programmée.

Barco, le compétiteur qui s’adapte vite

Parmi les nouveaux visages, Barco a déjà marqué des points auprès de son entraîneur.

« C’est un compétiteur. C’est un combattant, il est très bon avec le ballon, il est très ouvert pour s’adapter rapidement et il est intelligent. Quand tu as cette mentalité et cette intelligence, c’est plus facile pour lui de s’adapter. »

Le profil colle parfaitement à ce que demande Alonso : intensité, courage, qualité technique, capacité à absorber les consignes.

Une Carabao Cup pour poser un marqueur

Entre l’analyse froide d’Arsenal et la perspective du championnat, ce Chelsea – Leeds tombe à un moment charnière. Le match dira si la première défaite a servi de leçon ou laissé des doutes.

Alonso, lui, ne cherche pas d’excuses. Il parle de compétition, de mentalité, de progrès obligatoires. Mercredi soir, sous les projecteurs de Stamford Bridge, ses joueurs devront répondre à une question simple : ce groupe est-il déjà prêt à gagner sous pression ?