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Charles Leclerc domine la première séance à Austin

Charles Leclerc a planté le décor dès les premiers tours de roues à Austin. Sur le Circuit of the Americas, le pilote Ferrari a signé le meilleur temps de la première séance d’essais libres du Grand Prix des États-Unis, devant la Red Bull de Max Verstappen, pour moins d’un souffle : 0"084 d’écart seulement.

Un début de week-end tendu, sur une piste bosselée, avec déjà un enjeu majeur en toile de fond : le premier ballottage pour le titre mondial de Kimi Antonelli.

Leclerc devant Verstappen, Norris en embuscade

Leclerc a rapidement trouvé le rythme avec la nouvelle spécification de sa Ferrari, construite autour d’un fond plat entièrement revu. Chrono après chrono, le Monégasque a haussé le ton jusqu’à repousser Verstappen à un peu plus de huit centièmes. Rien de décisif, mais un signal clair envoyé à Red Bull.

Derrière ce duo, Lando Norris a confirmé la forme actuelle de McLaren avec le troisième temps, devant George Russell, meilleur représentant de Mercedes. Les écarts restent serrés, mais la hiérarchie provisoire donne déjà une idée des forces en présence.

Cinquième, Kimi Antonelli se retrouve à 0"481 de Leclerc. L’Italien ne domine pas la feuille des temps, mais reste solidement dans le groupe de tête, juste devant son rival le plus titré : Lewis Hamilton, sixième sur l’autre Ferrari. Oscar Piastri complète le tableau des protagonistes en pointe avec la McLaren suivante.

Antonelli peut être champion… mais à des conditions drastiques

Le scénario est simple, mais impitoyable pour Antonelli. Le pilote Mercedes ne sera sacré champion du monde à Austin que s’il remporte la course. Et ce n’est que la première partie de l’équation.

Pour que le titre tombe dès ce week-end, Russell doit terminer au-delà de la huitième place, et Hamilton en dehors du top 4. Sans cette combinaison précise, le suspense se prolongera. La première séance ne donne pas encore de réponse, mais elle montre un Antonelli dans le match, sans domination écrasante.

Mercedes cherche toujours la clé de son évolution

Chez Mercedes, le week-end texan ressemble à un test grandeur nature. L’équipe a remis sur les deux monoplaces l’évolution introduite en Malaisie il y a deux courses, une spécification qui continue de susciter des doutes en interne.

Les ingénieurs restent persuadés que ce package cache davantage de performance. Ils reconnaissent toutefois ne pas avoir encore trouvé le réglage qui permettrait de l’exploiter pleinement. Austin, avec un format de week-end classique et trois séances d’essais, devient donc un laboratoire à ciel ouvert pour affiner cette voiture encore capricieuse.

Russell se montre déjà aux avant-postes, Antonelli reste dans le top 5 : les premiers signes sont encourageants, mais l’équipe sait que la vérité tombera en qualifications.

Ferrari change de plancher, Hamilton tempère

Ferrari, de son côté, a dégainé un nouvel élément majeur : un fond plat entièrement revu, monté sur les voitures de Leclerc et Hamilton. Sur le papier, la pièce doit apporter un gain, mais les deux pilotes ont calmé le jeu.

Hamilton l’a dit sans détour : il s’attend à un bénéfice minime, “moins d’un dixième, comme un demi-dixième”. Autrement dit, de quoi polir un tour, pas de quoi renverser la hiérarchie à elle seule. Le septuple champion ne se fait pas d’illusions : cet ajustement ne suffira sans doute pas à combler tout le déficit.

Mais Austin a ses caprices. Le Britannique le sait : un circuit qui convient à la voiture, un rival qui passe à côté de son week-end, une Mercedes qui retombe dans ses travers, et Ferrari peut se glisser dans la brèche. C’est cette incertitude qui nourrit l’espoir dans le camp rouge.

Le ton est donné. Leclerc a frappé le premier, Verstappen reste à portée de tir, Mercedes joue gros avec son évolution, et Antonelli a déjà une main tendue vers le titre sans pouvoir encore la refermer. La question est simple : qui osera tout risquer quand les feux s’éteindront à Austin ?