Leclerc impressionne avec la nouvelle Ferrari à Austin
Charles Leclerc n’a pas attendu longtemps pour montrer les crocs. Sur un Circuit of the Americas baigné de soleil et déjà piégeux, le Monégasque a signé le meilleur temps de la première séance d’essais libres du Grand Prix des États-Unis, au volant d’une Ferrari largement revue. Et ce, devant un Max Verstappen pourtant en pleine confiance.
Ferrari sort son nouveau package, Leclerc répond présent
Ferrari, McLaren et Red Bull avaient tous apporté des évolutions pour ce premier rendez-vous du triple enchaînement de fin de saison. Chez les Italiens, le menu était copieux : fond plat, pontons et diffuseur retravaillés. Sur le chrono, la réponse a été immédiate.
Leclerc s’est montré rapide aussi bien en pneus mediums qu’en tendres, avant de claquer un 1’36’’052 en fin de séance avec les gommes les plus tendres. Une référence, sur un tour vallonné où chaque erreur se paye cash.
La performance brute est là, mais c’est surtout la constance de la SF-24 révisée sur les deux types de pneus qui intrigue. Ferrari semble avoir trouvé de la stabilité sans sacrifier l’attaque. Reste à voir si cela tiendra quand la piste se gommèra et que les températures baisseront.
Verstappen tout près… et privé de son vrai chrono
Derrière, Max Verstappen n’a cédé que 0’’084. Un écart infime, presque anecdotique à ce stade du week-end. Surtout quand on sait que le triple champion du monde avait signé un tour en pneus tendres deux dixièmes plus rapide que celui de Leclerc.
Ce tour n’a pourtant pas compté. La faute à un dépassement des limites de piste au virage 19. Un simple coup de volant trop large, et le chrono s’envole. Le message est clair : Red Bull est déjà dans le match, même avec un temps officiel en retrait.
Le duel s’annonce donc serré. Leclerc a posé un jalon, Verstappen a montré qu’il avait de la marge. La suite promet.
McLaren se replace, Norris en embuscade
Lando Norris a signé le troisième temps avec une McLaren elle aussi mise à jour. L’équipe de Woking a besoin de souffler après une série de courses compliquées qui l’a vue glisser sous la menace de Red Bull au classement des constructeurs pour la troisième place.
Le Britannique se retrouve à portée des deux hommes de tête, avec une voiture qui semble avoir retrouvé un peu de mordant. Oscar Piastri, de son côté, a terminé septième. Pas de coup d’éclat, mais une base solide pour la suite du week-end.
McLaren n’a pas encore retrouvé la flamboyance de ses meilleurs jours cette saison, mais Austin pourrait bien marquer un tournant si ces évolutions se confirment en conditions de qualification et de course.
Mercedes sans nouvelles pièces, mais bien dans le coup
Pas de nouveautés techniques à signaler chez Mercedes. L’écurie de Brackley a choisi la continuité, en revenant à la spécification introduite deux courses plus tôt en Malaisie pour ses deux pilotes, après le retour en arrière tenté par George Russell à Singapour.
Résultat : Russell décroche le quatrième temps, à 0’’326 de Leclerc. Une position solide, dans le sillage direct des trois équipes qui semblent se détacher.
Juste derrière lui, Kimi Antonelli signe le cinquième chrono d’une séance qui pourrait compter double pour l’Italien. Leader du championnat, il a l’occasion ce week-end de verrouiller le titre mondial 2026 s’il s’impose dimanche, à condition que Russell et Lewis Hamilton ne marquent pas assez de points pour rester mathématiquement en lice.
Hamilton, lui, n’a pas tiré le meilleur de sa tentative en pneus tendres. Il termine seulement sixième, à une demi-seconde de Leclerc. Son tour rapide n’a jamais vraiment pris, entre trafic et petits ratés dans les secteurs clés. Rien d’alarmant à ce stade, mais il devra hausser le ton dès la deuxième séance.
Le peloton s’agite, les pénalités tombent déjà
Derrière les cadors, Gabriel Bortoleto s’est offert une belle vitrine. Le pilote Audi signe le huitième temps, meilleur représentant du milieu de grille. Une performance qui prend un goût amer : il partira du fond de grille dimanche, après avoir dépassé le quota de deux éléments moteurs sur la saison sans pénalité.
Même scénario ou presque pour Racing Bulls. L’équipe a monté un sixième moteur thermique dans la voiture d’Arvid Lindblad, ce qui lui vaudra cinq places de pénalité sur la grille. Le jeune pilote a tout de même signé le neuvième temps, juste devant son coéquipier Liam Lawson, dixième.
La hiérarchie du milieu de peloton reste donc brouillée par ces sanctions. Les performances pures ne raconteront pas toute l’histoire au moment de se placer sur la grille.
Une première séance serrée, un plateau resserré
Depuis la cabine, Martin Brundle a résumé le ressenti général : l’écart est infime devant. Ferrari donne l’impression de posséder un léger avantage, McLaren est dans le coup, Mercedes a trouvé du rythme, et Red Bull n’a pas encore abattu toutes ses cartes.
Le décor est planté. Les évolutions techniques sont sur la table, les premiers chronos ont parlé, mais rien n’est figé. La nuit texane apportera son lot de réponses lors de la deuxième séance d’essais.
Reste une question, simple et brutale : ce tour en 1’36’’052 de Leclerc annonce-t-il enfin un week-end où Ferrari tiendra la distance face à Verstappen, ou n’est-ce qu’un éclair dans la chaleur d’Austin ?




