Leclerc menace Verstappen et Antonelli : course intense
Charles Leclerc est en vie dans cette course. Tour après tour, il arrache les meilleurs chronos et revient comme une menace directe sur Max Verstappen et Kimi Antonelli. Chez Ferrari, on ne se cache plus : on annonce qu’il rattrapera Verstappen avant l’arrivée. Tout va se jouer sur la dégradation des pneus, sur ceux qui auront encore un peu de grip, un peu de “jus”, dans les derniers tours.
McLaren change de plan, Norris joue le coup à fond
Lando Norris, lui, reste en piste. Il garde ses pneus, coûte que coûte, et s’accroche à une deuxième place qui n’était pas prévue dans le scénario initial de McLaren. L’équipe avait d’autres plans, plus conservateurs. Mais quand on se réveille deuxième, on ne quitte pas la table. McLaren tente le coup, accepte le risque, et laisse Norris défendre sa position à l’usure.
Derrière, George Russell ne pointe qu’en huitième place. Un détail lourd de conséquences : dans ces conditions, Antonelli devra sans doute patienter jusqu’au prochain rendez-vous au Mexique pour être officiellement couronné. Il lui faudrait voir son coéquipier Mercedes glisser au neuvième rang. Pour l’instant, impossible de compter là-dessus.
Alors Antonelli simplifie l’équation : oublier les comptes, viser la victoire.
Antonelli en tête, mais Verstappen refuse de lâcher
Le jeune Italien a repris les commandes et reconstruit méthodiquement son avance. Il imprime son rythme, propre, implacable. Mais dans le peloton, un nom refuse de s’effacer : Verstappen.
Après son deuxième arrêt, au 36e tour, le Néerlandais ressort cinquième. Martin Brundle, en bord de piste, ne l’enterre surtout pas. Pour lui, Verstappen reste pleinement dans le coup. Si la Red Bull se comporte correctement avec les pneus médiums et que ces gommes tiennent la distance, il peut fondre sur Antonelli dans les derniers tours.
C’est un pari audacieux, presque à contre-courant des signaux envoyés par la voiture. Le pit-stop de Verstappen a duré 3,9 secondes, un arrêt correct mais pas brillant. Et une phrase tombe : « Cette course est en train de lui échapper un peu. »
Il ressort cinquième, loin de la zone de contrôle où il aime régner. Difficile d’imaginer que les soucis de sa monoplace aient été réglés en quelques secondes seulement.
Red Bull en souffrance, Kimi aux commandes
Le scénario bascule. Tout s’ouvre pour Kimi Antonelli, de retour en tête, avec la piste devant lui et un écart qui commence à respirer. Pendant ce temps, Verstappen se bat plus contre sa voiture que contre ses rivaux.
Le triple champion se plaint d’une monoplace “imconduisible”. Il perd du rythme, enchaîne les difficultés, et doit même composer avec des problèmes de radio. Quand la communication avec le stand vacille, que les réglages deviennent approximatifs, l’espoir de victoire se délite tour après tour. Les deux Red Bull sont touchées par des ennuis techniques, et le doute s’installe dans un garage d’ordinaire si sûr de lui.
Antonelli, lui, voit la cible se rapprocher. Il réduit les risques, gère son avance, tout en observant le tableau des temps : Verstappen recule, Leclerc remonte, la course se redessine autour de lui.
Hadjar en colère, Piastri à l’affût
Plus loin dans le peloton, l’ambiance est électrique. Isack Hadjar est furieux. Les messages radio s’enchaînent, tranchants, contre ses pneus durs et un souci technique qui l’handicape. Il est sixième, coincé, sans la sensation de pouvoir défendre ou attaquer comme il le voudrait.
Juste derrière, Oscar Piastri guette. L’Australien colle Hadjar, profite de la moindre hésitation, du moindre blocage. Quand un pilote commence à s’énerver contre son matériel, il ouvre souvent une porte à celui qui suit.
Devant, Leclerc continue de remonter, Norris tente de survivre, Antonelli contrôle, et Verstappen s’accroche à une voiture qu’il ne reconnaît plus vraiment.
La fin de course s’annonce brutale. Entre ceux qui n’ont plus de pneus, ceux qui n’ont plus de radio, et ceux qui n’ont plus le droit à l’erreur, une question domine : qui aura encore quelque chose à offrir au moment de plonger dans les derniers tours ?




