Liste des joueurs anglais pour la Coupe du monde 2026
À Wembley, Thomas Tuchel a levé le voile sur les 26 hommes qui porteront l’écusson des Three Lions à la Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Une liste attendue, disséquée, commentée depuis des mois, désormais gravée dans le marbre.
Au centre de tout, encore et toujours, Harry Kane. Le capitaine mènera l’Angleterre pour une troisième phase finale mondiale, égalant le record de Billy Wright (1950, 1954, 1958). Un symbole fort : la continuité d’un leader qui reste la colonne vertébrale de cette sélection.
Une annonce à l’américaine, portée par les Beatles
La Fédération n’a pas choisi la discrétion. La liste a été dévoilée lors d’un show en direct depuis Wembley, via l’application officielle de l’équipe d’Angleterre. Première escale obligatoire pour tous ceux qui veulent vivre l’été des Three Lions au plus près.
Pour accompagner le moment, une mise en scène très travaillée : un film tourné à New York, réalisé par Keane Shaw et Pete Martin, rythmé par l’iconique Come Together des Beatles. Les noms des joueurs s’inscrivent sur la ville, des salles de concert aux cinémas, dans un clin d’œil appuyé à l’impact culturel du groupe de Liverpool sur les États-Unis dans les années 1960 et au-delà. Une sélection pensée comme un événement pop, pas seulement sportif.
« C’est vraiment excitant et un immense privilège de pouvoir nommer une sélection pour la Coupe du monde », a confié Tuchel. « Le processus a été difficile, mais j’ai une totale confiance en ce groupe. Ils méritent tous leur place. L’équipe et tout le staff donneront tout pour rendre le pays fier. Nous savons que les supporters sont derrière nous et nous espérons vivre un été très spécial. »
Des cadres historiques, une colonne vertébrale intacte
Autour de Kane, la vieille garde reste en place. Jordan Pickford, John Stones et Marcus Rashford participeront eux aussi à leur troisième Coupe du monde. Des repères indispensables dans un tournoi où l’expérience pèse souvent aussi lourd que le talent.
Plus haut encore dans l’histoire : Jordan Henderson rejoint Sir Bobby Charlton avec une quatrième participation à une phase finale mondiale sous le maillot anglais. Ce sera son septième grand tournoi, égalant le record absolu d’Angleterre détenu par Lucy Bronze pour le nombre combiné de participations à l’UEFA EURO et à la Coupe du monde. Un monument silencieux, mais toujours présent au cœur du vestiaire.
Derrière eux, une génération déjà installée continue de prendre de l’ampleur. Declan Rice, Jude Bellingham et Bukayo Saka enchaînent un deuxième Mondial. Ils ne sont plus les promesses d’hier, mais les patrons d’aujourd’hui.
La nouvelle vague frappe à la porte du monde
Tuchel a aussi ouvert grand la porte aux visages neufs. Plusieurs joueurs déjà présents à l’EURO 2024 vivront leur première Coupe du monde : Dean Henderson, Marc Guéhi, Ezri Konsa, Kobbie Mainoo, Eberechi Eze, Anthony Gordon, Ollie Watkins, Ivan Toney et Reece James. Autant de profils offensifs et polyvalents qui donnent un autre visage à cette Angleterre, plus fluide, plus imprévisible.
Et ce n’est pas tout. Neuf internationaux découvriront même leur tout premier grand tournoi : James Trafford, Tino Livramento, Nico O’Reilly, Djed Spence, Dan Burn, Jarell Quansah, Elliot Anderson, Noni Madueke et Morgan Rogers. Livramento, Quansah et Anderson sortent tout juste d’un sacre à l’UEFA MU21 EURO l’été dernier, dans le sillage d’un parcours déjà victorieux pour Trafford, Gordon et Madueke en 2023. Une génération qui arrive avec l’insolence de ceux qui ont déjà gagné ensemble.
Jason Steele, lui, accompagnera le groupe comme gardien d’entraînement, rouage discret mais essentiel dans la préparation quotidienne.
Cap sur la Floride, puis le cœur du Midwest
Le décor est posé. Le groupe – à l’exception des joueurs d’Arsenal et de Crystal Palace encore engagés en finales européennes – se rassemblera à partir du lundi 1er juin à Palm Beach, en Floride, pour un camp de préparation. Soleil, chaleur, conditions proches de ce qui attend l’équipe durant le tournoi : l’Angleterre veut s’acclimater vite, bien, sans excuses.
Deux matches amicaux serviront de rampe de lancement : d’abord la Nouvelle-Zélande à Tampa, puis le Costa Rica à Orlando, les 6 et 10 juin. Des tests pour ajuster les automatismes, trancher les derniers choix de composition, et offrir au public américain un premier aperçu de cette Angleterre version Tuchel.
Une fois cette parenthèse floridienne refermée, l’équipe rejoindra sa base permanente à Kansas City, le samedi 13 juin. C’est là que se jouera une grande partie de l’histoire : un camp fixe, pensé pour durer, pour vivre ensemble au quotidien, pour forger les réflexes d’un groupe qui espère rester jusqu’aux derniers jours du tournoi.
Un groupe relevé, un début brûlant à Dallas
Le vrai départ, lui, aura lieu à Dallas. Mercredi 17 juin, à 21h (BST), l’Angleterre débutera sa Coupe du monde face à la Croatie. Un adversaire qui rappelle immédiatement des souvenirs lourds pour les supporters anglais. Idéal pour mesurer d’entrée la maturité de cette sélection.
La suite proposera un voyage à travers les États-Unis. Ghana à Boston, mardi 23 juin (21h BST), puis Panama à New York/New Jersey, samedi 27 juin (22h BST). Trois villes, trois ambiances, trois pièges différents. Trois occasions, aussi, d’affirmer que cette Angleterre ne vient pas seulement pour participer.
La liste complète
- Gardiens : Dean Henderson (Crystal Palace), Jordan Pickford (Everton), James Trafford (Manchester City)
- Défenseurs : Dan Burn (Newcastle United), Marc Guéhi (Manchester City), Reece James (Chelsea), Ezri Konsa (Aston Villa), Tino Livramento (Newcastle United), Nico O’Reilly (Manchester City), Jarell Quansah (Bayer Leverkusen), Djed Spence (Tottenham Hotspur), John Stones (Manchester City)
- Milieux : Elliot Anderson (Nottingham Forest), Jude Bellingham (Real Madrid), Eberechi Eze (Arsenal), Jordan Henderson (Brentford), Kobbie Mainoo (Manchester United), Declan Rice (Arsenal), Morgan Rogers (Aston Villa)
- Attaquants : Anthony Gordon (Newcastle United), Harry Kane (Bayern Munich), Noni Madueke (Arsenal), Marcus Rashford (Barcelona, prêt de Manchester United), Bukayo Saka (Arsenal), Ivan Toney (Al-Ahli), Ollie Watkins (Aston Villa)
Une génération recordman, une génération montante, des talents bruts qui sortent à peine des catégories de jeunes : Tuchel a mélangé les cartes, sans renier les cadres. Reste une question, simple, brutale, qui accompagnera chaque séance à Palm Beach et chaque nuit à Kansas City : cette liste-là est-elle enfin celle qui brisera la malédiction anglaise en Coupe du monde ?




