Hansi Flick entraîneur du mois : le Barça en pleine forme
En septembre, le banc du FC Barcelona parlait allemand, et il parlait surtout victoire. Hansi Flick a été désigné entraîneur du mois en Liga, récompense logique pour un début d’automne mené tambour battant : un parcours parfait, des chiffres qui s’alignent et une équipe qui commence à ressembler à ce qu’il avait en tête en arrivant en Catalogne.
Le symbole de cette montée en puissance ? Une soirée débridée face à Racing, conclue sur un score de 7-2, choisie par les socios sur l’application officielle du club comme meilleur moment du mois. Un vote sans ambiguïté. Quand une équipe marque sept fois dans un championnat aussi exigeant, ce n’est pas seulement un carton, c’est une déclaration d’intentions.
Ce match concentre tout ce que Flick cherche à imprimer : pressing haut, transitions tranchantes, volume offensif constant. Le Barça n’a pas seulement gagné, il a étouffé son adversaire, accélérant à chaque récupération, attaquant les espaces comme une équipe sûre de ses forces. Sept buts, mais aussi une impression de contrôle permanent, comme si la rencontre appartenait au Barça du premier au dernier ballon joué.
Cette série parfaite en Liga ne tient pas qu’aux idées du coach. Elle repose aussi sur des individualités en pleine ascension. Lamine Yamal, par exemple, a quitté Barcelone pour rejoindre la sélection avec une lumière particulière braquée sur lui. Sous le maillot de l’Espagne, le jeune prodige a encore illuminé la scène.
Lors de la fête des champions, la Roja a dominé la Croatie pour son deuxième match de l’UEFA Nations League, le premier à domicile depuis le sacre mondial. L’Espagne a joué avec l’aisance d’une équipe qui porte désormais une étoile sur le maillot, et Lamine Yamal a brillé dans ce décor-là aussi. Son influence grandit, son jeu gagne en maturité, et chaque apparition renforce l’idée qu’il n’est plus seulement une promesse du Barça, mais déjà une pièce importante de la sélection.
Sur la scène internationale, une autre affiche a rappelé que les grandes nations se remettent vite en ordre de marche. L’Angleterre est allée s’imposer 2-0 en République tchèque, face à une équipe réduite à dix, pour décrocher sa première victoire depuis la Coupe du monde et grimper à la deuxième place du groupe A3 de l’UEFA Nations League.
Anthony Gordon a ouvert la voie, Harry Kane a scellé le résultat. Deux signatures offensives qui redonnent de l’air à une sélection anglaise en quête de repères après le tournoi mondial. Une victoire propre, sans éclat démesuré, mais précieuse pour relancer une dynamique et recoller au sommet de son groupe.
Pendant que certains enchaînent les buts et les trophées, d’autres regardent le calendrier avec un peu plus d’inquiétude. C’est le cas de Raphinha. L’attaquant du Barça, capitaine du Brésil pour la première fois et buteur sur penalty face à l’Australie, a dû quitter la pelouse en ressentant une douleur à la cuisse droite.
Ce n’est pour l’instant qu’un signal d’alerte, mais il tombe au mauvais moment. Flick construit sa mécanique offensive autour d’ailiers capables de répéter les efforts et de faire mal en un contre un. Perdre Raphinha, même temporairement, serait un vrai contretemps pour un Barça lancé à pleine vitesse en championnat.
Entre un entraîneur récompensé, un prodige qui s’affirme avec la Roja, une Angleterre qui repart de l’avant et un cadre offensif sous surveillance médicale, le mois de septembre a dessiné les premières lignes d’un scénario plus large. La question est simple : le FC Barcelona saura-t-il prolonger cette cadence quand les matches vont s’enchaîner et que les corps, eux, commenceront à tirer la sonnette d’alarme ?




