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Lewis Hamilton domine la troisième séance à Austin : Verstappen et Leclerc en alerte

Lewis Hamilton a planté le décor au Circuit of the Americas. Meilleur temps de la troisième séance d’essais libres du Grand Prix des États‑Unis, le pilote Mercedes a été le seul à passer sous la barre de 1’35, devant Max Verstappen et Charles Leclerc, au terme d’une séance longtemps mollassonne puis soudainement débridée.

Une séance qui s’éveille tard… et Hamilton qui allume la mèche

Pendant près d’un quart d’heure, la piste a vécu au ralenti. Tours d’installation, pneus mediums, peu de rythme, presque aucune référence sérieuse au chrono. Puis Hamilton a décidé que ça suffisait.

Chaussé en tendres, le septuple champion du monde claque un 1’36’’716 qui remet un peu d’ordre et surtout un peu de vie sur les écrans de chronométrage. Ce temps ne tient pas longtemps : Liam Lawson sur la Racing Bulls, puis Oscar Piastri avec la McLaren, le délogent provisoirement, pendant que les cadors poursuivent leur travail en pneus mediums.

Max Verstappen s’invite alors dans la discussion. Malgré des plaintes répétées à la radio sur des rétrogradages peu rassurants, le Néerlandais hisse sa Red Bull en tête en 1’35’’702, toujours en mediums. Un avertissement, déjà.

Hamilton répond immédiatement. De nouveau en tendres, il abaisse la référence à 1’35’’561. On croit avoir un premier ordre établi, mais Charles Leclerc vient tout bousculer.

Leclerc montre les muscles, les limites de piste le freinent

Le Monégasque de Ferrari prend le commandement en 1’35’’127… en pneus mediums. Un message clair : il reste du temps à trouver, et la Scuderia n’a pas encore tout montré. À ce moment‑là, la séance bascule. Tout le monde se met en mode qualif.

Dans les 20 dernières minutes, Kimi Antonelli enlève un dixième au chrono de Leclerc avec les tendres. Tour canon… immédiatement effacé pour non‑respect des limites de piste au virage 9. Premier rappel sévère : le moindre excès se paie.

Verstappen, lui, reste dans le cadre. Il respecte les lignes blanches et s’empare du meilleur temps en 1’35’’061, Red Bull volant dans le premier secteur. On se dit que la hiérarchie est en train de se figer.

Hamilton refuse le scénario. Il ressort, pousse fort, et brise enfin le mur des 1’35 avec un 1’34’’893. Tour propre, net, sans bavure. Le ton est donné pour les qualifs.

Leclerc tente alors de reprendre son dû. Il trouve la vitesse, mais pas la précision : un léger débordement au‑delà de la ligne blanche au virage 10 lui coûte son tour et l’empêche de remonter en tête. Les limites de piste, déjà omniprésentes depuis le début du week‑end, deviennent le véritable arbitre de la séance.

Résultat : Leclerc doit se contenter du troisième temps derrière Hamilton et Verstappen, alors que tout indique qu’il a la vitesse pour jouer la pole.

Antonelli en embuscade, Mercedes en demi‑teinte

Derrière le trio de tête, le leader du championnat, Antonelli, signe le quatrième temps. Son meilleur tour aurait pu être plus brillant sans cette infraction aux limites de piste, mais il reste solidement placé, juste devant son équipier chez Mercedes, George Russell.

La sensation, chez les Flèches d’Argent, est paradoxale : le chrono de Hamilton impressionne, mais sur le rythme pur, la voiture semble encore un demi‑cran derrière la Red Bull et la Ferrari de Leclerc. L’Italien Piastri se glisse au sixième rang avec une McLaren MCL40 toujours délicate à dompter, mais suffisamment rapide pour se mêler à la lutte si les autres commettent la moindre erreur.

Norris pénalisé, Gasly et Hadjar dans le top 10

Plus loin, Nico Hülkenberg hisse l’Audi devant Lando Norris. Le champion du monde pensait avoir sécurisé un tour solide en 1’35’’2, mais lui aussi voit son effort annulé pour un dépassement des limites de piste au virage 10. Encore ce fameux virage 10, juge impitoyable de la matinée.

Pierre Gasly place son Alpine au neuvième rang, à une seconde pleine de Hamilton. Un écart important, mais une base correcte avant les qualifs, même si le Français ne cache pas son irritation face au comportement de sa monoplace.

Isack Hadjar complète le top 10 avec la deuxième Red Bull. Le jeune Français profite de la vitesse de la voiture, mais se heurte lui aussi à un châssis qui ne lui donne pas toutes les réponses qu’il attend.

Un avant‑goût électrique des qualifs

Au final, cette troisième séance d’essais libres laisse une impression nette : la vitesse brute se paiera cher si elle n’est pas accompagnée d’une précision chirurgicale. Les limites de piste ont déjà redistribué les cartes à plusieurs reprises, et rien n’indique qu’elles seront plus indulgentes en qualification.

Hamilton a frappé le plus fort, Verstappen n’est qu’à un souffle, Leclerc sait qu’il a la performance pour les inquiéter. Reste une question, simple et tranchante : qui osera flirter le plus près des lignes blanches sans les franchir quand la pole sera en jeu ?