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Erreur de cybersécurité des Knicks : 3,7 millions en bagues offertes

Le propriétaire des New York Knicks rattrape une bourde à 3,7 millions de dollars

Madison Square Garden Sports a dû sortir le chéquier. Plus de 3,7 millions de dollars de bagues et de bijoux vont être distribués aux joueurs, aux entraîneurs, aux employés et à d’autres membres de l’organisation des New York Knicks, après un test de cybersécurité qui a tourné au fiasco interne.

Tout est parti d’un courriel. Un message promettant une bague de champion des Knicks gratuite pour les employés éligibles. Pour une franchise qui n’a plus touché au titre depuis des décennies, l’appât avait forcément de quoi faire briller les yeux. Mais au clic, pas de bague. À la place, une formation obligatoire de cybersécurité. Une simulation de phishing, révélée par The Athletic, censée renforcer les défenses du groupe contre les pirates.

La manœuvre a rapidement fait polémique. Dans un communiqué, Madison Square Garden Sports a reconnu une « erreur malheureuse » et expliqué le contexte : la société a récemment été piratée et victime d’une extorsion, après le vol d’identifiants d’un employé via une attaque de phishing similaire. D’où l’idée de tester la vigilance des équipes… avec la promesse d’une bague de champion.

Cette fois, le piège n’a pas seulement été repéré. Il a été jugé de très mauvais goût. La direction a donc décidé de corriger le tir de manière spectaculaire : plus de 275 bagues et pièces de joaillerie vont être offertes à l’ensemble de la galaxie Knicks, pour une valeur totale dépassant les 3,7 millions de dollars.

En dehors de l’organisation, la méthode a été étrillée. Sur NFL Network, le présentateur Rich Eisen a visé directement le propriétaire des Knicks, James L. Dolan : « The man is phishing his own employees with a bait of a championship ring. Can you be any worse of an employer? Can you be any lower than that? » Une charge frontale, à l’image de la réaction d’une partie du public, déjà peu tendre avec la gouvernance de la franchise.

Les Knicks n’ont pas soulevé de trophée depuis 1973. Leur maison mère vient, elle, de rappeler une vérité brutale : dans un environnement où la moindre faille numérique peut coûter des millions, la bague de champion sert désormais aussi d’appât… et de réparation. Reste à savoir quand, à New York, les prochains anneaux seront gagnés sur le parquet plutôt qu’au détour d’un test de cybersécurité raté.