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76ers privés de LeBron James face aux Bucks : un premier test

Philadelphie a démarré sa saison en trombe. Deux matches, deux victoires, dont un succès de prestige face aux champions en titre, les New York Knicks, puis un renversement tonitruant contre les Cleveland Cavaliers. Une équipe encore en construction sur le papier, mais déjà soudée sur le parquet.

Au milieu de ce début parfait, une première secousse : LeBron James ne jouera pas contre les Milwaukee Bucks samedi.

Première absence pour LeBron sous le maillot des 76ers

Annoncé « questionable » à cause d’un problème de sciatique qui le suit depuis l’an dernier, le vétéran ne sera finalement pas aligné. Les 76ers ont tranché avant même le coup d’envoi : James manquera ce choc, sa première absence depuis son arrivée à Philadelphie.

À 41 ans, dans sa 24e saison en NBA, chaque alerte physique résonne un peu plus fort. Le message est clair : le club ne prendra aucun risque inutile avec sa star, surtout après un début de campagne aussi solide. D’autres matches devraient logiquement lui échapper au fil de l’année. La gestion deviendra un thème central de la saison.

Un nouveau rôle, la même influence

Sur le terrain, James a pourtant déjà imprimé sa marque. Deux rencontres seulement, mais une adaptation express à un environnement inédit, entouré de trois All-Stars : Joel Embiid, Tyrese Maxey et Jaylen Brown.

Il ne monopolise plus le ballon comme autrefois, choisit ses moments, dose ses efforts. Treize tirs tentés lors du premier match, quatorze lors du second. Loin des orgies offensives de ses jeunes années, mais terriblement efficace dans ce registre plus mesuré.

Ses chiffres parlent encore pour lui : 15,5 points, 9,5 rebonds et 6 passes décisives en 33,5 minutes de moyenne. Une ligne de stats qui illustre parfaitement ce qu’il est devenu : un organisateur, un stabilisateur, un joueur qui structure tout ce qui l’entoure.

Nick Nurse, son coach, ne s’y trompe pas. Il insiste sur l’exemple que donne James au quotidien, bien au-delà des chiffres. LeBron, premier à la salle, dernier à quitter le parquet. Une routine qui pèse sur un vestiaire, qui impose un standard. Quand une légende travaille comme un rookie en quête de contrat, tout le monde suit.

Une remontée à 29 points qui en dit long

Le symbole le plus fort de ce début de saison reste cette incroyable remontée face aux Cavaliers lors du match d’ouverture à domicile. Menés de 29 points, les 76ers ont refusé d’abandonner, possession après possession, jusqu’à renverser totalement la rencontre.

James, lucide, a tenu un discours de vétéran après ce come-back monumental. Il a salué la mentalité du groupe, cette incapacité à baisser les bras, ce refus de « regarder autour de soi et de voir des gars abandonner ».

Mais il a aussi posé un avertissement. Vivre de renversements héroïques ne peut pas devenir une habitude. Une équipe qui vise haut ne peut pas se permettre de se mettre régulièrement dans de tels trous. L’exploit, oui. La dépendance à l’exploit, non.

Philadelphie sans LeBron : un premier test identitaire

Face aux Bucks, Philadelphie va devoir répondre à une question simple : que valent vraiment ces 76ers sans LeBron James sur le parquet ?

Embiid, Maxey et Brown auront la responsabilité de maintenir le niveau affiché lors des deux premières sorties. Le collectif, si séduisant depuis le début, sera mis à nu sans la présence rassurante et organisatrice du quadruple MVP.

Ce n’est que le troisième match de la saison, mais l’enjeu dépasse le simple résultat. Philadelphie sait qu’elle ne pourra pas compter sur James 82 soirs. La capacité de cette équipe à gagner sans lui dira beaucoup de ses ambitions réelles.

LeBron, lui, observe, se préserve, se prépare. Sa saison avec les 76ers ne fait que commencer. La question, désormais, n’est plus de savoir s’il peut encore dominer, mais combien de fois et au bon moment.