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Emily Owen dénonce une dictature à Cheltenham Town Women

L’ancienne capitaine de Cheltenham Town Women a claqué la porte après quatre saisons et plus de 130 matches, en laissant derrière elle un avertissement lourd de sens. Emily Owen ne parle pas d’un simple désaccord sportif. Elle décrit un climat où, selon elle, des joueuses ne se sentent plus en sécurité sur le plan psychologique.

Son départ avait d’abord été annoncé de façon classique, via les canaux du club, comme la fin d’une aventure de quatre ans en Women’s National League Southern Premier. Une figure importante qui s’en va, point. Puis le récit a basculé.

Sur les réseaux sociaux, la défenseure a pris la parole pour expliquer qu’elle ne quittait pas le club pour des raisons de terrain, mais à cause de « l’absence de principes d’un individu » et de « défaillances flagrantes dans les processus ». Elle dit avoir voulu « rétablir la vérité » après avoir entendu circuler des rumeurs sur les motifs de son départ.

Au cœur de ses accusations, une personne précise au sein de la structure. Sans la nommer, Owen affirme que cet individu « exerce beaucoup trop de contrôle au sein de cette équipe, transformant l’environnement en une dictature où les joueuses se sentent psychologiquement en insécurité ». Des mots lourds, rares dans le football, encore plus dans un vestiaire féminin où la parole se libère peu à peu.

Elle ne se dit pas seule. Owen affirme que trois autres joueuses ont également quitté Cheltenham Town Women « pour des raisons morales, parce que des limites ont été franchies, des limites qui ne devraient jamais l’être dans le football féminin ». Le message est clair : pour ces joueuses, il ne s’agit plus de simples tensions internes, mais de lignes rouges dépassées.

Face à ces accusations, le club a choisi la prudence. Par la voix d’un porte-parole, Cheltenham Town Women a indiqué qu’il ne commenterait pas les cas individuels, tout en martelant son engagement sur la question du bien-être. Le club assure prendre « extrêmement au sérieux » tout ce qui touche à la santé mentale et au bien-être de ses joueuses.

Dans un communiqué, la structure insiste : chaque joueuse, membre du staff et bénévole doit être « traité avec respect » et se sentir « en sécurité, valorisé et soutenu » au sein de l’environnement du club. Elle promet que toute préoccupation portée à son attention sera traitée « de manière appropriée, avec sensibilité et en conformité avec toutes les politiques et procédures pertinentes ».

Entre la version officielle, très cadrée, et le témoignage frontal de son ancienne capitaine, un fossé s’ouvre. Au-delà du cas Owen, une question s’installe désormais autour de Cheltenham Town Women : comment ce vestiaire va-t-il se reconstruire alors que son ex-leader affirme l’avoir quitté pour des raisons de principes, et non de football ?