Elanga absent : la Suède se tourne vers l'avenir sous Potter
Le début de saison d’Anthony Elanga prenait de l’ampleur. Il vient de se fracasser contre un verdict sec de la fédération suédoise : l’ailier ne disputera aucun match de l’UEFA Nations League lors de la trêve à venir.
À 24 ans, il était pressenti pour être l’un des hommes forts de l’automne avec la Suède. Son nom ne figure finalement pas sur la liste dévoilée cette semaine. La raison est tombée dans un communiqué officiel : blessure récente, forfait pour la série de rencontres face à la Roumanie, la Pologne et la Bosnie-Herzégovine.
Inquiétude à Newcastle pour Elanga
Son club aussi encaisse le choc. L’entraîneur des Magpies, Matthias Jaissle, n’a pas tenté de masquer son inquiétude après la lourde défaite 4-1 à Leeds. Interrogé dans la foulée, le technicien allemand a livré un constat alarmant sur l’état de son joueur.
« La blessure ne semble pas bonne. Nous devons enquêter pour savoir à quel point c’est sérieux. Elanga a des difficultés avec cette blessure et pour le moment, ça ne paraît pas très bon. Malheureusement, il est touché. Nous devons examiner plus en profondeur pour savoir combien de temps il sera absent. Il va nous manquer et nous espérons qu’il reviendra vite. Cela pourrait être de longue durée. Nous espérons que non. Il passera une nouvelle IRM la semaine prochaine et nous verrons », a détaillé Jaissle.
Entre les lignes, le message est clair : Newcastle se prépare à vivre sans l’un de ses atouts offensifs les plus explosifs pendant un bon moment. Une perspective qui pèse autant sur le club que sur la sélection.
Potter élargit le groupe et rajeunit les cages
Privé d’Elanga, mais aussi d’autres cadres comme Isak Hien et Jacob Widell Zetterström, Graham Potter a choisi une voie radicale : gonfler sa liste et ouvrir plus largement la porte à la concurrence. Le sélectionneur suédois a convoqué un groupe élargi pour encaisser la charge de matchs et tester de nouvelles options.
Ce virage se voit surtout au poste de gardien. Kristoffer Nordfeldt, figure expérimentée, reste à la maison. À sa place, Potter parie sur la jeunesse avec Melker Ellborg et Noel Tornqvist.
« Je pense que c’est le bon moment pour regarder un peu vers l’avant, intégrer davantage de jeunes gardiens que nous devons apprendre à connaître et mieux comprendre, tout en leur donnant la chance d’acquérir de l’expérience à ce niveau, ce qui est important pour leur développement », a expliqué le sélectionneur.
Un message assumé : la Suède ne se contente plus de gérer le présent, elle accélère déjà sur l’avenir.
Un groupe relevé, des ambitions intactes
Le décor, lui, ne laisse aucune marge à l’improvisation. La Suède évoluera en Division B de la Nations League, dans un groupe dense avec la Bosnie-Herzégovine, la Pologne et la Roumanie.
Le coup d’envoi sera donné le 25 septembre à Stockholm face à la Roumanie, avant une deuxième réception, celle de la Pologne, trois jours plus tard. Deux matchs à domicile pour lancer la campagne, sans Elanga, mais pas sans talent.
Malgré les absences, la sélection conserve une vraie puissance de feu. Alexander Isak (Liverpool) et Viktor Gyökeres (Arsenal) sont attendus en leaders de l’attaque. À eux de porter une équipe qui doit à la fois se renouveler et gagner tout de suite.
Potter l’a rappelé : la fenêtre internationale qui arrive sert deux objectifs. Continuer à faire progresser le collectif bâti lors de la Coupe du monde. Et le faire en prenant des points.
Le message est posé. Les blessés manquent, les jeunes arrivent, la compétition ne ralentit pas. Reste à savoir si cette Suède en transition saura transformer ce moment de fragilité en point de bascule vers une nouvelle ère.




