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Dylan Harper garde son calme malgré le début difficile des Spurs

Les San Antonio Spurs n’ont pas encore gagné un match, mais Dylan Harper refuse d’appuyer sur le bouton panique.

Deux défaites pour commencer, un contexte lourd, une ville qui sort d’un run jusqu’aux NBA Finals et qui attend déjà des réponses. 116-104 pour l’ Oklahoma City Thunder lors de l’opening night, puis 114-110 face aux Houston Rockets vendredi. Bilan : 0-2. Murmures dans les tribunes, soupirs sur les réseaux.

Harper, lui, garde le regard droit.

« Combien de matchs il reste ? 80. »

Après la défaite contre Houston, le jeune guard s’est présenté devant les médias avec le calme de quelqu’un qui a déjà compris le tempo d’une saison NBA. Interrogé sur le message à envoyer aux fans inquiets, il n’a pas cherché à esquiver.

« Combien de matchs il reste ? (80). Exactement. Ça ne va pas être parfait dès le premier jour. Et si c’était parfait et que tout était beau et qu’on jouait de la bonne manière, je dirais qu’il y a un problème », a lancé Harper, lucide sur l’état du groupe.

Il sait que San Antonio est encore en chantier. « Évidemment, on est encore en train de trouver nos repères avec le groupe qu’on a, mais je pense que si tu es inquiet aussi tôt, oui, tu dois avoir ce genre de sérénité et cette énergie pour bien faire les choses, mais en même temps garder en tête que tu as encore un long chemin à parcourir avec ce groupe », a-t-il poursuivi.

Le message est clair : pas de déni, mais aucune panique. De la patience, de la poigne, et l’idée que la saison se joue sur la longueur, pas sur une semaine d’octobre.

Un gros match dans la défaite

Ce discours, Harper ne l’appuie pas seulement avec des mots. Il le porte aussi sur le parquet.

Face aux Rockets, le guard a signé une prestation solide : 20 points, 8/15 au tir, 3 rebonds, 2 passes. Une ligne propre, sans forcer, dans un match où San Antonio a longtemps cru pouvoir arracher sa première victoire avant de céder dans le money time.

Propulsé dans le cinq majeur par le coach Mitch Johnson après une saison rookie passée surtout en sortie de banc, Harper répond présent. Il attaque le cercle, prend ses tirs, assume les possessions importantes. Dans ce 0-2, il n’est pas le problème. Il ressemble même déjà à une partie de la solution.

Le contraste est saisissant : une équipe encore irrégulière, un joueur qui semble, lui, déjà aligné avec les exigences du rôle.

Une saison marathon, pas un sprint

San Antonio sort d’une saison où tout a basculé plus vite que prévu, avec ce run jusqu’aux NBA Finals qui a accéléré les attentes. Cette année, chaque faux pas sera disséqué, chaque série négative sur-interprétée. C’est le prix à payer quand on a goûté au sommet.

Harper, lui, rappelle une vérité que la frénésie du calendrier fait parfois oublier : 80 matchs restent à jouer. 80 soirs pour corriger les automatismes, ajuster les rotations, installer de nouveaux réflexes dans un groupe qui a changé de hiérarchie.

Le début de saison est poussif, les frustrations sont réelles, mais le ton de son leader de backcourt ne tremble pas. À San Antonio, la saison ne se jouera pas sur ces deux premières défaites. Elle se jouera sur la capacité de ce vestiaire à transformer ce démarrage à froid en simple note de bas de page d’un long récit.