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Didier Deschamps et ses ambitions d'entraîneur : Real Madrid, Manchester United ou Juventus ?

Didier Deschamps pensait tenir là le pont idéal entre sa longue épopée en sélection et un nouveau défi XXL. Cet été, le champion du monde 1998 voulait s’asseoir sur le banc du Real Madrid. Le club espagnol a finalement choisi José Mourinho. Une porte qui se ferme, mais une autre carrière qui ne se termine pas. Loin de là.

Le Real Madrid lui échappe

Après quatorze années à la tête de l’équipe de France, bouclées par un spectaculaire 6-4 face à l’Angleterre lors du match pour la troisième place de la Coupe du monde, Deschamps a tourné la page en juillet. Une fin de règne tonitruante, presque à son image : solide, mais jamais ennuyeuse.

À peine libre, il avait pourtant une idée très claire en tête. Selon Foot Mercato, Deschamps était très intéressé par le poste au Real Madrid. Il se voyait succéder à Alvaro Arbeloa dans la capitale espagnole une fois le Mondial terminé. Le décor était parfait : un club au prestige unique, un environnement qu’il connaît, une langue qu’il maîtrise après son passage à Valencia en 2000-2001.

Mais la Casa Blanca a tranché. Les dirigeants madrilènes ont décidé de rappeler Mourinho. Un choix fort, un choix de rupture. Et Deschamps est resté au bord de la route.

Madrid, terrain presque idéal

Pour le technicien français, Madrid cochait pourtant toutes les cases. Le poids de l’institution, la culture de la gagne, la possibilité de s’inscrire dans un projet au sommet de l’Europe. Et ce détail qui n’en est pas un : la présence d’un noyau français de très haut niveau dans l’effectif actuel.

Kylian Mbappé, Eduardo Camavinga, Aurélien Tchouameni, Ferland Mendy, Ibrahima Konaté : autant de joueurs qu’il connaît intimement, qu’il a façonnés ou accompagnés en sélection. Retrouver cette colonne vertébrale bleue au Santiago Bernabéu aurait offert une transition presque naturelle entre son costume de sélectionneur et celui d’entraîneur de club.

Le scénario semblait écrit. Il a été réécrit sans lui.

Manchester United frappe à la porte

L’histoire avec le Real Madrid avortée, Deschamps n’en reste pas moins une cible de premier plan sur le marché des entraîneurs. D’après les mêmes informations, Manchester United a déjà pris contact avec lui pour s’enquérir de sa disponibilité.

Le club anglais traverse une période de fortes turbulences. Michael Carrick est sous une pression constante à Old Trafford, et les dirigeants scrutent toutes les options. Dans ce contexte, le profil de Deschamps séduit : expérience au plus haut niveau, gestion des stars, culture du résultat.

Mais cette fois, c’est lui qui freine. Deschamps ne serait pas emballé par la perspective de s’installer dans le nord de l’Angleterre. À 58 ans, il écoute, il discute, mais il ne se précipite pas. Sa prochaine destination devra correspondre exactement à ce qu’il recherche. Pas question de se jeter sur le premier banc libre.

La tentation Juventus et le temps comme allié

L’ancien sélectionneur assume ce choix : il est prêt à patienter. S’il le faut, il attendra jusqu’à l’été prochain avant de replonger officiellement dans le quotidien d’un club. Une posture rare dans un milieu où tout s’accélère, où les cycles se raccourcissent et où la demande pousse souvent à accepter trop vite.

Son nom circule aussi du côté de la Juventus. Le club italien envisagerait de se séparer de Luciano Spalletti dans un avenir proche. Là encore, le lien est évident : Deschamps connaît la maison, la culture, l’exigence turinoise. Une piste crédible, mais rien n’est acté.

En attendant, il observe. Il scrute les grands championnats européens, les bancs qui vacillent, les projets qui s’essoufflent. Il sait que son palmarès, son aura et sa longévité en sélection le placent dans une position de force. Le bon poste finira par se libérer.

Il a manqué le Real Madrid et décliné l’enthousiasme mitigé de Manchester United. La question n’est plus de savoir s’il retrouvera un grand club, mais lequel osera lui confier les clés au moment exact où il décidera de dire oui.