Défaite et lucidité de l'entraîneur : Analyse du match contre Brentford
La défaite fait mal. Très mal. Et l’entraîneur ne s’est pas caché derrière les mots.
Mauvais match. Nous avons perdu et souffert la différence dans les duels. C’était la clé. Nous n’avons pas combattu de la bonne manière.
Le constat tombe, sec. Face à Brentford, son équipe a été mangée dans l’engagement, dans l’intensité, dans tout ce qui fait basculer une rencontre à ce niveau.
Il reconnaît aussi la part de mérite de l’adversaire : Peut-être crédit à eux, parce que c’est la meilleure qualité de Brentford. L’esprit, la férocité dans les duels, la capacité à imposer un rythme que son équipe n’a jamais réussi à suivre.
Une condition physique en retard
Le technicien ne se voile pas la face : physiquement, son groupe n’était pas prêt. Notre condition physique n’était pas au bon niveau pour tous les joueurs parce que beaucoup sont arrivés plus tard après la Coupe du monde et il y avait beaucoup de nouveaux joueurs dans l’effectif et dans le onze.
Les noms tombent : Marcos Senesi, Jan Paul van Hecke, Sandro Tonali. Trois joueurs clés, trois organismes en retard. Ils ne sont pas dans la meilleure condition physique. Nous le savions avant le match. Nous devons améliorer cela et beaucoup d’autres choses, comme l’organisation et le pressing.
Il insiste : ce n’est pas une excuse, même s’il savait son équipe bancale. Je suis surpris par le résultat et la performance. Je savais que nous n’étions pas dans la bonne condition. Nous ne pouvons pas trouver d’excuse. Je suis désolé pour le résultat et la performance. Nous commençons un nouveau projet et nous n’avons pas trouvé le principal.
Un projet neuf, déjà bousculé
Nouveau cycle, nouveaux joueurs, mêmes exigences. L’entraîneur refuse de se réfugier derrière l’idée d’une équipe en construction. Je ne veux pas l’excuse que le onze de départ n’était pas suffisant pour rivaliser et obtenir un résultat. L’esprit de Brentford sur le terrain était excellent, ça doit être le bon exemple pour nous.
Le mot revient sans cesse : duels. Nous avons souffert physiquement mais nous le savions avant le match. Nous n’étions pas prêts à nous battre dans les duels. Nous avons fait beaucoup d’erreurs dans le timing du pressing avec Mikey Moore. Nous sommes arrivés trop souvent en retard et nous avons perdu trop de duels pour rivaliser avec Brentford.
Le diagnostic est clair : mauvaise position, mauvais timing, mauvaise intensité. Surtout en première période, nous n’étions pas dans la bonne position pour mettre la bonne pression. Si vous analysez le match, vous pouvez voir combien de duels nous avons perdus en première mi-temps, quand le match est allé dans la direction de Brentford.
Entre confiance et exigence
Malgré ce naufrage, il ne lâche pas son vestiaire. Je crois en mes joueurs. Ces joueurs sont de bonnes personnes, avec de la valeur et de la mémoire. Il refuse de tout balayer d’un revers de main : Nous ne pouvons pas tout détruire parce que nous travaillons bien. La condition physique n’est pas la même pour tous les joueurs parce que beaucoup ont commencé la saison plus tard.
Mais la franchise reste totale : Nous devons continuer à nous améliorer. Nous devons trouver le bon esprit pour nous battre mais aujourd’hui, il n’était pas là. J’attendais mieux, c’est sûr. Je n’attendais pas ce résultat mais je connaissais les problèmes que nous allions trouver aujourd’hui.
Il assume aussi ses choix de départ : Le onze de départ devrait normalement être capable de rivaliser si le match se déroule de cette manière. Je ne perds pas confiance en mes joueurs. Nous devons travailler et nous améliorer, analyser le match mieux et trouver les axes de progression.
Une âme, mais pas le combat
Dans ce marasme, une nuance tout de même : Avec beaucoup de nouveaux joueurs, nous savions que nous avions besoin d’âme et d’un style de jeu pour devenir une équipe. Aujourd’hui, je pense qu’il y avait l’âme, mais nous n’avons pas combattu de la bonne manière.
L’aveu est brutal : Nous n’avons pas bien joué. Nous n’avons pas combattu de la bonne manière. Pas parce que nous n’avons pas de mémoire de la saison dernière. Mais parce que nous avons perdu trop de duels.
Un premier match, un avertissement massif. L’histoire de ce nouveau projet se jouera justement là : l’équipe saura-t-elle transformer cette gifle en point de départ, ou restera-t-elle coincée dans ce déficit d’intensité qui, dans ce championnat, ne pardonne jamais ?



