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Dani Olmo : le parcours incroyable vers le Barça

Dani Olmo aurait pu porter le maillot du Bayern. Deux fois. Il a dit non deux fois. Et c’est ce double refus qui raconte sans doute le mieux la trajectoire singulière du milieu offensif espagnol, aujourd’hui revenu au Barça en star affirmée.

Premier appel du Bayern, première porte fermée

La première approche du géant bavarois remonte aux années Dinamo Zagreb, bien avant que le nom d’Olmo ne s’impose dans les grandes soirées européennes. Le Bayern vient alors tester le terrain, flairant déjà le potentiel du jeune créateur. L’offre est séduisante, la rampe de lancement idéale semble toute trouvée.

Elle ne verra jamais le jour.

Bara raconte avoir lui-même poussé son joueur à refuser, alors qu’un transfert vers la Bundesliga aurait pu tout accélérer. « Il a rejeté Bayern sur mon initiative quand il était au Dinamo. Je lui ai dit : “Tu dois faire une autre étape” », explique-t-il dans le podcast croate Inkubator, cité par le média espagnol Sport. Cette “autre étape”, ce sera Leipzig, rejoint en janvier 2020 pour 20 millions d’euros.

Le choix est stratégique : un environnement qui fait grandir, un club habitué à façonner des talents plutôt qu’à les consommer.

Leipzig, tremplin assumé avant le grand retour

À Leipzig, Olmo se forge. Il découvre les exigences du très haut niveau, s’endurcit dans un championnat intense, affine son jeu entre les lignes. Le Bayern, lui, ne l’oublie pas.

L’été 2024, la porte se rouvre. Cette fois, l’Espagnol n’est plus une promesse, mais une valeur sûre en Bundesliga. Munich revient à la charge, accompagné d’autres grands d’Europe. La bataille s’annonce féroce.

C’est finalement le Barça qui rafle la mise, pour un package global de 62 millions d’euros. Un retour en Catalogne qui n’allait pas forcément de soi, même aux yeux de son propre agent. « Plus tard, il a reçu une autre offre du Bayern en tant que joueur de Leipzig, et Barcelona et d’autres clubs étaient aussi intéressés. Nous avons choisi Barcelona, ce qui n’était peut-être pas le meilleur choix, mais tout a bien fonctionné pour lui ensuite », admet Bara.

Doutes, titres et statut en sélection

Les doutes initiaux laissent vite place à un constat implacable : Olmo a coché toutes les cases. Bara rappelle la liste avec une fierté à peine voilée : Championnat d’Europe, Nations League, Coupe du monde. Le milieu offensif s’est imposé comme l’un des dix meilleurs joueurs de la sélection espagnole actuelle.

« Son histoire est comme un film, et je suis heureux d’en avoir fait partie », souffle l’agent. Une phrase qui résume le sentiment général : Olmo n’a pas pris la route la plus directe, mais il a pris celle qui lui convenait.

Un Barça lancé à pleine vitesse

Sur le terrain, son impact se lit déjà dans les chiffres et dans le jeu. Le Barça domine la Liga, sept victoires en sept matches, 21 points sur 21. Un départ parfait, porté par un collectif retrouvé et par les inspirations de son nouveau meneur, déjà auteur de trois passes décisives cette saison.

Sous les ordres de Hansi Flick, l’équipe catalane a retrouvé une agressivité avec ballon, une verticalité qui sied parfaitement au profil d’Olmo. Entre les lignes, il dicte le tempo, se rend disponible, ouvre des brèches. Il ne marque pas encore toutes les unes, mais il structure les victoires.

La prochaine étape arrive vite : la réception de Getafe, le samedi 10 octobre, après la trêve internationale. Un match à domicile, face à un adversaire qui devrait surtout défendre bas. Le genre de rendez-vous où un joueur comme Olmo peut étouffer l’adversaire par la répétition des bons choix, des bonnes passes, des bons déplacements.

Munich manqué, Camp Nou conquis

Deux refus au Bayern, un retour au Camp Nou, un rôle central en sélection, un début de saison parfait en Liga : la trajectoire de Dani Olmo ressemble effectivement à un scénario de cinéma. Mais ce scénario tient sur une idée simple : chaque marche a été gravie au bon moment.

La question n’est plus de savoir pourquoi il a dit non au Bayern. Elle est de voir jusqu’où il peut emmener ce Barça qui, pour l’instant, ne connaît pas la moindre fausse note.