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Cremonese en danger : Giampaolo aligne Vardy pour un match crucial

À Cremona, le compte à rebours a commencé. Marco Giampaolo ne se cache plus : la réception de Pisa, samedi au Stadio Giovanni Zini, ressemble à un dernier appel avant le vide. Trois matches restent au calendrier, mais pour l’entraîneur de Cremonese, celui‑ci vaut bien plus qu’une simple étape.

Jamie Vardy sera titulaire. C’est l’autre annonce forte de la conférence de presse. L’attaquant anglais, symbole d’adrénaline de dernière minute, mènera l’attaque dans ce qu’on peut déjà appeler un match de survie.

« Il n’y a pas d’autre voie, nous devons gagner », a lâché Giampaolo, sans détour. « Ces matches valent plus que trois points au classement. Ce quelque chose en plus, c’est le caractère, le respect de soi, la résilience, la férocité, la capacité à se rebeller contre le classement. J’ai dit au groupe qu’il n’y a qu’une seule option. »

Un adversaire déjà condamné, mais aucun cadeau

Sur le papier, le contexte pourrait tromper : Pisa débarque déjà relégué. Sur le terrain, Giampaolo refuse catégoriquement de voir là une quelconque facilité.

« Personne ne donne rien à personne », a-t-il insisté. « Pisa jouera son match, comme il se doit. Nous devons aller chercher autre chose, plus profond, les sentiments que nous avons, même dans la relation d’équipe. »

La défaite contre Lazio a laissé des traces au tableau d’affichage, pas dans le discours du coach envers son vestiaire. Il s’y refuse.

« Je n’ai rien à reprocher après la défaite contre Lazio. Je ne critique pas le groupe, je les appelle à ce rendez-vous. »

Le message est clair : pas de bouc émissaire, mais une convocation générale à la réaction.

Répondre aux doutes, rallumer la flamme

Ces dernières semaines, une partie des supporters a pointé du doigt la question de la motivation. Giampaolo, lui, ne croit pas à l’idée d’un vestiaire éteint.

« Un joueur démotivé, c’est quelqu’un qui ne donne rien émotionnellement, pour qui gagner ou perdre ne change rien », a-t-il expliqué. « Je ne pense pas que nous ayons ce type de joueurs ici. Demain, il y a un appel nominal, et nous sommes appelés à répondre par nos attitudes et notre capacité à être résilients. La discussion va au‑delà des trois points. »

Le technicien reconnaît le poids de l’instant, mais refuse le catastrophisme. Il parle d’attitude, de regard dans les yeux, plus que de tableau noir.

Collocolo, Thorsby, et une équipe caméléon

Sur le plan des choix, Giampaolo a confirmé la présence de Collocolo et Thorsby dans le groupe. Deux options importantes pour densifier le milieu et maintenir l’intensité dans un match qui risque de se jouer autant dans les têtes que dans les jambes.

Quant au système, il balaie les débats d’un revers de main. Son Cremonese a déjà montré une certaine plasticité, défendant à trois derrière, attaquant dans des structures variées, sans s’enfermer dans un schéma figé.

« La formation est la petite partie d’un match qui contient des milliards d’autres choses », a-t-il rappelé. « Avec un 5‑3‑2, on peut gagner et on peut perdre. Le module en lui‑même ne vaut rien. »

Tout est dit. Samedi, au Zini, les chiffres sur le tableau tactique compteront moins que la réaction d’orgueil d’un groupe au bord du précipice. Cremonese sait qu’il n’y aura plus beaucoup de secondes chances. Celle‑ci, Giampaolo l’a déjà rebaptisée : c’est la seule.