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Chelsea refuse Leeds pour Mudryk, les négociations continuent

Chelsea a dit non une première fois. Le club londonien a rejeté une offre initiale de prêt d’une saison de Leeds United pour Mykhailo Mudryk, jugée trop faible par la direction des Blues. Mais le rideau n’est pas tombé sur l’opération : les discussions continuent, et l’ailier ukrainien, lui, regarde déjà vers Elland Road.

À 25 ans, Mudryk a accepté l’idée de quitter Stamford Bridge pour une saison afin de retrouver du rythme et du temps de jeu. Il n’a plus joué au haut niveau pendant vingt mois, écarté des terrains après un contrôle positif au meldonium, une substance interdite. Sa suspension a pris fin en juillet. Depuis, il tente de relancer sa carrière dans la préparation estivale de Chelsea sous les ordres du nouveau manager, Xabi Alonso, avec plusieurs entrées en jeu en tant que remplaçant.

Un choix clair : rester en Premier League

Dans les derniers échanges avec ses dirigeants, Mudryk a fait passer un message net : sa priorité est de rester en Premier League. Malgré l’intérêt de Strasbourg – club « frère » de Chelsea dans l’écosystème BlueCo – et de formations italiennes, l’ailier vise l’Angleterre. Et Leeds s’est rapidement imposé comme la piste la plus crédible.

Le club du Yorkshire accepte une condition essentielle pour Chelsea : un prêt sans option d’achat. Les Blues veulent garder la main sur l’avenir d’un joueur recruté à prix fort, tout en voyant son salaire intégralement pris en charge ailleurs. Leeds coche ces cases. C’est ce qui en fait, aujourd’hui, le favori du dossier.

Leeds actif sur le marché, Chelsea inflexible

Leeds ne découvre pas le marché cet été. Les Whites ont déjà fait venir quatre renforts : Harry Wilson en provenance de Fulham pour dynamiser l’attaque, Tarik Muharemovic de Sassuolo en défense centrale, James Trafford de Manchester City dans les buts et Nico Elvedi de Borussia Monchengladbach pour renforcer la ligne arrière. Un secteur offensif mieux armé, mais encore perfectible. D’où l’intérêt insistant pour Mudryk.

Le club s’était aussi penché sur le cas de l’attaquant de Chelsea Liam Delap, piste qui s’est refroidie avec le temps. Preuve que le dialogue entre les deux clubs existe, mais que Chelsea reste ferme sur ses exigences, dossier par dossier.

Brentford, Coventry, Strasbourg : la concurrence existe

Mudryk ne manque pas de prétendants. Brentford s’est positionné, fort d’un intérêt ancien : les Bees avaient déjà tenté de le recruter quelques mois avant que Chelsea ne conclue son transfert depuis le Shakhtar Donetsk pour un montant initial de 61 millions de livres en 2023. Le club londonien reste à l’affût, mais voulait cette fois inclure une option d’achat dans le prêt. Refus catégorique de Chelsea.

Coventry City a également manifesté son intérêt, tout comme Strasbourg, qui demeure une option sérieusement étudiée en interne. Les Blues envisagent d’ailleurs d’envoyer d’autres joueurs au club alsacien, dont le milieu Dario Essugo, afin de nourrir le projet sportif français au sein du groupe BlueCo.

Un avenir loin de Stamford Bridge… sauf retournement

À l’heure actuelle, la perspective de voir Mudryk rester à Stamford Bridge est jugée peu probable. Le scénario n’est pas totalement exclu, mais tout pousse vers un départ temporaire. Chelsea veut un prêt sec, sans brader un actif majeur. Mudryk veut du temps de jeu et un environnement compétitif pour se reconstruire.

Entre ces deux lignes, Leeds a pris l’avantage. Reste à savoir si le club du Yorkshire montera suffisamment son offre pour faire céder Chelsea et offrir à l’Ukrainien le décor idéal pour relancer une carrière brutalement freinée.