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Thomas Partey rejoint Al Shabab après son aventure européenne

Thomas Partey a trouvé son point de chute. Libre depuis la fin de son contrat, le milieu ghanéen s’est engagé avec Al Shabab, formation de Saudi Pro League, pour une saison. Un nouveau virage dans une carrière déjà bien remplie, mais désormais rattrapée par des affaires extra-sportives lourdes.

Fin de chapitre en Europe, cap sur Riyad

Villarreal avait annoncé qu’aucune prolongation ne serait proposée au joueur, devenu officiellement libre en juin. Arrivé chez le club espagnol l’été dernier après la fin de son contrat avec Arsenal, Partey n’y aura passé qu’une saison avant de faire ses valises pour le Moyen-Orient.

À 33 ans, le milieu défensif a signé un contrat d’un an avec Al Shabab. Le club saoudien a officialisé l’accord vendredi via son compte X, accompagné d’un message simple, presque programmatique : « Just feels right ».

Pour Partey, c’est un nouveau chapitre après cinq années passées à Arsenal, où il avait débarqué en octobre 2020 en provenance de l’Atlético de Madrid. Une trajectoire qui l’aura vu traverser deux grands championnats européens avant de céder à l’appel de la Saudi Pro League.

Un vestiaire rempli de visages connus

À Al Shabab, Partey ne débarque pas en terrain inconnu. Il y retrouvera plusieurs joueurs rompus aux joutes européennes.

Dans l’entrejeu, il pourra notamment s’appuyer sur Josh Brownhill, ancien cadre de Burnley, arrivé l’an dernier après cinq saisons à Turf Moor. Sur les côtés, un visage familier : Yannick Carrasco, son ex-coéquipier de l’Atlético de Madrid, déjà installé dans le projet saoudien.

Le vestiaire compte aussi d’autres anciens d’Europe : Tin Jedvaj, Daniel Podence, Vincent Sierro et Yacine Adli portent déjà les couleurs des White Lions. Le tout sous les ordres de Thomas Letsch, récemment nommé entraîneur principal et chargé de donner une cohérence à cet assemblage de profils venus de différents horizons.

Un environnement qui offre à Partey un cadre compétitif, mais loin de la pression quotidienne des grands championnats européens.

Un cadre sportif, une tempête judiciaire

Si le terrain lui ouvre encore des portes, l’actualité de Partey se joue aussi, et surtout, dans les tribunaux.

Le milieu a disputé trois des quatre matches du Ghana lors de la Coupe du monde 2026. Il a cependant manqué la rencontre de phase de groupes face au Panama, sa demande de visa ayant été refusée. Le droit canadien peut déclarer un ressortissant étranger inadmissible même en l’absence de condamnation, ce qui a directement impacté sa participation.

À Londres, l’ancien joueur d’Arsenal fait face à des accusations graves : sept chefs d’inculpation pour viol et un pour agression sexuelle, pour des faits présumés commis entre 2020 et 2022. Trois femmes ont porté plainte.

Partey nie catégoriquement ces accusations et a plaidé non coupable sur l’ensemble des charges retenues contre lui.

Un procès avait d’abord été fixé à novembre 2026 devant la Southwark Crown Court. La date a finalement été repoussée : l’ouverture des débats est désormais programmée au 8 juin 2027.

Entre-temps, le Ghanéen tentera de se réinventer à Al Shabab, ballon au pied, avec en toile de fond une procédure judiciaire qui pèsera sur chaque match, chaque apparition, chaque décision de carrière.