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Celta Vigo renverse Valencia 3-2 au Mestalla

Valencia a laissé filer un avantage précoce pour finalement s’incliner 3-2 face à Celta Vigo au Estadio de Mestalla, lors de la 30e journée de La Liga. Dans ce duel entre une équipe engluée dans le ventre mou et un prétendant aux places européennes, les Galiciens ont renversé la rencontre en seconde période avant de trembler dans le temps additionnel.

Le début de match est pourtant idéal pour les hommes de Carlos Corberan. Dès la 12e minute, Guido Rodríguez ouvre le score d’une frappe clinique après une récupération haute de Valencia. G. Rodriguez a marqué, sans passe décisive créditée, concrétisant la première vraie incursion dangereuse des locaux dans la surface d’Ionuț Radu. Avec 42 % de possession mais un pressing agressif, les Valencians profitent mieux de leurs temps forts.

Celta Vigo peine à trouver des décalages malgré une maîtrise technique supérieure (504 passes réussies à 440, 87 % de précision). Les visiteurs s’énervent à l’approche de la pause : Javi Rodríguez est averti à la 43e minute, suivi une minute plus tard par Marcos Alonso, sanctionné pour jeu dur. Ces deux cartons illustrent les difficultés des Galiciens à contenir les transitions rapides de Valencia sur les côtés.

À la mi-temps, Valencia mène 1-0, un avantage cohérent au regard des occasions (13 tirs dont 4 cadrés pour les locaux, 9 tirs et 5 cadrés pour Celta Vigo sur l’ensemble du match), même si les données d’expected goals restent modestes (0,81 xG pour Valencia, 1,04 xG pour Celta Vigo).

Claudio Giraldez réagit immédiatement au retour des vestiaires avec un triple changement à la 46e minute pour relancer son équipe. J. El Abdellaoui est entré en jeu à la place de J. Rodriguez, W. Swedberg est entré en jeu à la place de H. Alvarez, et F. Lopez est entré en jeu à la place de P. Duran. Ces ajustements offensifs vont complètement changer le visage de la rencontre.

Celta Vigo égalise à la 56e minute : I. Moriba profite d’un ballon mal dégagé à l’entrée de la surface pour armer une frappe sèche qui surprend Stole Dimitrievski, peu inspiré sur sa ligne. Dix minutes plus tard, la bascule est totale. À la 60e minute, F. Lopez a marqué, assisté par W. Swedberg, concluant une action collective fluide sur le côté droit. Le remplaçant pique son ballon devant Dimitrievski, impuissant. Avec seulement 2 arrêts pour le gardien valencian face aux 5 tirs cadrés galiciens, la corrélation entre l’efficacité offensive de Celta Vigo et les difficultés défensives locales est flagrante, d’autant que l’indicateur « goals_prevented » de Dimitrievski est négatif (-1).

Sous pression, Corberan répond à son tour par un quadruple changement à la 63e minute. U. Sadiq est entré en jeu à la place de H. Duro, F. Ugrinic est entré en jeu à la place de U. Nunez, T. Rendall est entré en jeu à la place de A. Almeida, et L. Beltran est entré en jeu à la place de J. Guerra. L’idée est claire : apporter de la fraîcheur devant et rééquilibrer un milieu débordé par la montée en puissance de Moriba et de ses partenaires.

Celta Vigo continue toutefois de dicter le tempo. H. Sotelo est averti à la 71e minute pour une faute au milieu de terrain, juste avant un nouveau changement offensif : B. Iglesias est entré en jeu à la place de F. Jutgla, toujours à la 71e minute. Valencia tente de réagir sur les ailes, et Corberan lance encore du sang neuf : à la 78e minute, A. Danjuma est entré en jeu à la place de J. Gaya pour apporter de la percussion.

Mais ce sont bien les visiteurs qui frappent encore. À la 81e minute, W. Swedberg a marqué, assisté par I. Moriba, sur une transition parfaitement menée. Moriba casse les lignes balle au pied avant de décaler Swedberg, qui croise sa frappe dans le petit filet. Celta Vigo mène alors 3-1 et semble avoir le match en main. Dans la foulée, G. Rodriguez est averti à la 84e minute pour jeu rugueux, symbole de la frustration croissante de Valencia.

Giraldez gère ensuite la fin de match en sécurisant son couloir : à la 88e minute, Y. Lago est entré en jeu à la place de O. Mingueza. Malgré tout, Valencia refuse d’abdiquer. Dans le temps additionnel, les changements locaux finissent par payer. À la 90+3e minute, G. Rodriguez a marqué, assisté par U. Sadiq, en reprenant un centre en retrait de l’attaquant fraîchement entré. Le doublé du milieu relance brièvement l’espoir, mais il arrive trop tard pour inverser le sort de la rencontre.

Sur le plan comptable, Valencia reste englué dans le milieu de tableau. Avec cette défaite, les Valencians demeurent à 35 points mais voient leur différence de buts se dégrader encore (désormais 36 buts marqués pour 48 encaissés sur la saison toutes compétitions de championnat confondues), confirmant leur statut d’équipe inconstante dans une bataille pour la première moitié de tableau qu’ils peinent à rejoindre durablement.

Celta Vigo, de son côté, frappe un grand coup dans la lutte pour les places européennes. Avec cette victoire, les Galiciens passent à 47 points, portant leur total à 47 buts marqués pour 39 concédés en championnat. Toujours solidement installés dans la zone des places européennes (6e), ils confirment leur candidature à la Conference League, voire mieux en fonction des résultats de leurs concurrents. Leur efficacité offensive, malgré un xG limité à 1,04 et seulement 9 tirs tentés, illustre une équipe réaliste et parfaitement capable de renverser des scénarios mal engagés.

Au-delà du score, ce match met en lumière deux dynamiques opposées : la capacité de Celta Vigo à bonifier ses temps forts grâce à des remplaçants décisifs, et les difficultés de Valencia à protéger un avantage, malgré un volume de jeu offensif correct (13 tirs, 6 corners, 2 tirs bloqués). Une leçon cruelle pour Mestalla, mais un signal fort envoyé par Celta Vigo dans la course à l’Europe.