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Boulter domine Golubic et atteint les quarts à Osaka

Katie Boulter n’a pas traîné au Japon. En moins d’une heure, la Britannique a balayé Viktorija Golubic 6-2, 6-1 pour se hisser en quarts de finale du Japan Open, à Osaka, en imposant son tennis dans des conditions loin d’être idéales.

Le match a pourtant commencé sur un fil. D’entrée, Boulter doit sauver une balle de break. Elle la sauve, serre le jeu… et ne regarde plus derrière elle. À 2-2 dans le premier set, la rencontre bascule : la Britannique enchaîne neuf jeux consécutifs, étouffe la Suissesse, dicte l’échange, impose le rythme. Golubic ne parvient à stopper l’hémorragie que pour l’avant-dernier jeu du match, bien trop tard pour relancer quoi que ce soit.

Le contexte donne encore plus de relief à cette démonstration. À 30 ans, Boulter vient de perdre, lundi, sa place de numéro un britannique au profit de Sonny Kartal. Une piqûre. Sa réponse arrive immédiatement sur le court japonais : une semaine solide qui devrait déjà lui permettre de reprendre ce statut national au prochain classement.

Tête de série numéro 8 du tournoi, Boulter a surtout gagné un bras de fer mental avec les éléments. Un vent fort a perturbé la rencontre, rendant chaque mise en jeu plus délicate, chaque prise de balle plus incertaine. Elle l’a reconnu après la partie : la clé, c’était de ne pas s’agacer, de rester patiente dans ces bourrasques qui peuvent vite faire dérailler un plan de jeu.

Elle sait que ce type de conditions peut la frustrer. Cette fois, elle a tenu. Mieux : elle a haussé le niveau au fil de la rencontre, jusqu’à dérouler un second set quasiment parfait, porté par une qualité de frappe et une lucidité tactique qui ont laissé Golubic sans réponse.

Quarts de finale

La suite s’annonce intéressante. En quarts, Boulter affrontera soit la Croate Antonia Ruzic, soit l’Américaine Kayla Day. Deux profils différents, deux défis distincts, mais une certitude : avec ce qu’elle montre à Osaka, la Britannique arrive lancée. Et visiblement décidée à reprendre bien plus qu’un simple statut de numéro un de son pays.