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Kvaratskhelia gravement blessé au genou : coup dur pour Paris

La victoire folle contre le FC Barcelona a laissé un goût amer au Paris Saint-Germain. Au-delà du succès 4-2 au Parc des Princes et de la série parfaite en Ligue des champions, le champion d’Europe en titre a perdu l’un de ses hommes forts : Khvicha Kvaratskhelia.

L’ailier géorgien va subir une opération du genou après une rupture du ligament croisé antérieur. La blessure est survenue lors d’un duel avec Xavi Espart, en deuxième période. Aussitôt, les images ont glacé le stade : Kvaratskhelia, incapable de poser le pied droit au sol, grimace, s’effondre, puis quitte la pelouse à la 59e minute, soutenu par le staff médical.

Le PSG n’a donné aucun délai de retour. Pas de calendrier, pas de projection. Juste un constat brutal : à 25 ans, l’un des artisans majeurs du règne européen parisien s’arrête net.

Arrivé de Napoli en janvier 2025, Kvaratskhelia s’est fondu immédiatement dans le costume des grands soirs. Deux Ligues des champions consécutives, un impact offensif constant, une capacité à faire basculer les matches dans les moments les plus tendus. Cette saison encore, il avait déjà disputé 11 rencontres avec Paris, symbole d’un statut solidement installé dans le onze.

Mardi soir, le scénario sportif avait pourtant tout du conte parfait. Le PSG et Barcelona se rendent coup pour coup, 2-2 à l’entrée des dix dernières minutes, le Parc des Princes en ébullition. Paris accélère, frappe deux fois, s’impose 4-2 et signe un troisième succès en trois journées dans cette phase de groupes. Trois matches, trois victoires : la défense du titre démarre pied au plancher, avec une première place assumée.

Mais derrière l’ivresse, l’addition est lourde.

Le club a confirmé que Khvicha Kvaratskhelia ne sera pas le seul absent important. Ousmane Dembélé et Marquinhos manqueront eux aussi « quelques semaines ». Dembélé a quitté la pelouse en boitant, touché à la cuisse gauche. Marquinhos, lui, souffre de la cuisse droite. Deux alertes musculaires, deux cadres en moins dans un vestiaire déjà secoué par la perte de son dynamiteur géorgien.

L’euphorie européenne laisse donc place à un défi d’une autre nature pour le PSG : continuer à dominer le continent sans l’un de ses joueurs les plus décisifs, recomposer une attaque orpheline de Kvaratskhelia, gérer un vestiaire diminué tout en maintenant un niveau d’exigence maximal.

Paris reste en tête, intouchable pour l’instant. Mais la vraie question se pose désormais ailleurs : jusqu’où ce champion d’Europe peut-il aller sans l’un de ses moteurs offensifs les plus électriques ?