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Boehly a tenté un transfert de Ronaldo à Chelsea

Boehly a tenté un coup Ronaldo à Chelsea… que Tuchel a étouffé

Todd Boehly a voulu frapper un énorme coup dès ses débuts à la tête de Chelsea. Un nom circulait au sommet de sa liste de rêves : Cristiano Ronaldo.

Selon The Athletic, l’homme d’affaires américain a rencontré l’agent Jorge Mendes au Portugal durant la deuxième pige de Ronaldo à Manchester United. Il en est reparti emballé par l’idée de faire débarquer la star portugaise à Stamford Bridge. Très emballé, même.

À ce moment-là, Ronaldo vivait mal son retour à Old Trafford. Temps de jeu, projet sportif, tensions internes : le décor était planté pour un départ. Boehly, lui, voyait l’opportunité idéale de marquer son arrivée à Londres avec un transfert XXL.

Mais une voix forte au club a freiné net l’opération : Thomas Tuchel.

Tuchel dit non à Ronaldo

L’entraîneur allemand, alors sur le banc de Chelsea, a clairement fait savoir qu’il ne voulait pas de Cristiano Ronaldo. Pas une fois. Plusieurs fois. Sa position est restée ferme, malgré l’insistance de Boehly.

Pour Tuchel, intégrer un Ronaldo de 37 ans dans son système n’avait aucun sens. Le coach, déjà exigeant sur le travail sans ballon et l’équilibre collectif, craignait de désorganiser son équipe pour un pari trop médiatique, pas assez sportif.

Le refus de Tuchel ne s’est pas limité à ce dossier. Les tensions se sont accrues au fil d’un mercato où Boehly a échoué à attirer plusieurs cibles majeures : Matthijs de Ligt, Raphinha, Frenkie de Jong, Presnel Kimpembe. Autant de pistes qui se sont refermées, accentuant le fossé entre le propriétaire et son entraîneur.

Sterling oui, Ronaldo non

Dans ce contexte tendu, un transfert est passé avec beaucoup moins de frictions : Raheem Sterling. Boehly a pris les commandes directes des négociations avec Manchester City et a fini par arracher l’ailier anglais pour 47,5 millions de livres sterling.

Ce deal-là ne divisait pas. Profil plus jeune, habitué à la Premier League, compatible avec plusieurs systèmes : Sterling cochait davantage de cases sportives qu’un Ronaldo en fin de cycle européen.

Le contraste est saisissant. D’un côté, l’idée Ronaldo, fantasme de propriétaire désireux de frapper fort. De l’autre, un recrutement plus rationnel avec Sterling, même si la suite sportive ne s’est pas révélée aussi simple que prévue.

Un aveu de Boehly sur sa stratégie

Quelques mois plus tard, en février dernier, Boehly a lui-même reconnu les limites de son approche sur le marché des transferts. Sans filtre.

Il a expliqué s’être retrouvé coincé dans un rôle de directeur sportif intérimaire durant l’été, sans véritable expertise pour juger ce qui fait « un bon footballeur ». Son raisonnement, raconté avec une franchise désarmante, tenait parfois en une logique mimétique : si Manchester City voulait Marc Cucurella, alors Chelsea le voulait aussi. Point.

Cette phrase résume une période confuse, faite de dépenses massives, d’intuitions plus que de stratégie structurée, et de désaccords répétés avec le staff technique.

Boehly quittera finalement son poste de directeur sportif intérimaire en janvier 2023. Ronaldo, lui, avait déjà pris la direction de l’Arabie saoudite et d’Al-Nassr.

Chelsea, entre ce qui aurait pu être un choc planétaire et ce qui a réellement été tenté, garde de cette séquence un parfum de mercato manqué et de pouvoir partagé. Jusqu’à quand ?