Theo Walcott avertit : Mikel Arteta et les détails à surveiller
Theo Walcott prévient : Mikel Arteta ne devrait pas savourer pleinement la soirée d’Eberechi Eze, malgré le 3-0 d’Arsenal contre Coventry City vendredi soir à l’Emirates.
Les champions en titre de Premier League ont parfaitement lancé leur saison. Kai Havertz a ouvert la voie, Bukayo Saka a doublé la mise, Martin Odegaard a scellé l’affaire. Score net, ambiance sereine, message envoyé.
Mais dans ces soirées maîtrisées, ce sont souvent les détails qui accrochent l’œil d’un entraîneur.
Un coup franc qui ne passera pas inaperçu
Eberechi Eze a débuté sur le banc, avant d’entrer à la place de Christos Tzolis à 14 minutes de la fin. Peu de temps pour marquer les esprits, beaucoup pour montrer à Arteta qu’il peut compter sur lui.
Son moment est venu en toute fin de rencontre, sur un coup franc lointain. Une frappe ambitieuse, trop. Le ballon s’est envolé largement au-dessus. Geste sans conséquence sur le score, mais pas forcément sur le regard de son entraîneur.
Pour Theo Walcott, Arteta n’aimera pas ça.
« Créer cette mentalité de gagnant est tellement important pour cette équipe, parce qu’une fois que tu prends ces habitudes, ça devient difficile pour les adversaires », a expliqué l’ancien attaquant d’Arsenal sur Premier League Productions. « Tu as vu Coventry, parfois ils ne savaient pas quoi faire, il y avait trop de brèches, trop d’espaces. Arsenal, quand ils jouent sans frein à main, je voulais en voir un peu plus, je pense qu’Arsenal a encore plusieurs vitesses devant, et c’est ça qui est bien. »
Le discours bascule alors sur ceux qui entrent en jeu. Ceux qui doivent bousculer la hiérarchie, pas se contenter d’accompagner le score.
« Même quand les remplaçants entrent, c’est leur moment pour montrer à Mikel : ‘ne m’oublie pas’. J’ai senti que certains auraient pu en faire un peu plus en entrant, peut-être. Mais c’est le premier match de la saison, il faut leur laisser le bénéfice du doute. »
Puis Walcott pointe précisément ce qui pourrait coincer pour Eze.
« C’est juste un rappel pour ceux qui ne commencent pas : l’effectif est grand, profond. Si tu veux être dans le onze, il y a des standards que Mikel va surveiller. Eze qui tente ce tir à la fin… je ne suis pas sûr qu’il [Arteta] sera content de ça. Je sais que c’est un détail minime, mais ce sont ces petites choses qu’il va regarder chez chaque joueur s’il veut les garder avec lui toute la saison. C’est un signe, une indication. »
Un coup franc sans enjeu apparent, mais un message envoyé à l’envers.
Tzolis, le clin d’œil à Alexis Sanchez
Si Eze risque d’avoir une petite explication vidéo dans les jours à venir, un autre entrant a marqué des points aux yeux de Walcott : Christos Tzolis.
Pour son tout premier match de Premier League avec Arsenal, après son transfert estimé à 34 millions de livres en provenance de Club Brugge cet été, le Grec a immédiatement accroché le regard de l’ancien Gunner.
« Je l’aime beaucoup, il me rappelle Alexi [Sanchez] », a lancé Walcott. Le parallèle n’est pas anodin.
« La raison pour laquelle je dis ça, c’est que quand il reçoit le ballon, son premier contrôle est positif, sa première idée est vers l’avant, attaquer le latéral. Alexi donnait toujours des maux de tête aux latéraux. Et même le fait qu’il porte le numéro 17 me rappelle lui. Je sais qu’il est passé au numéro 7 quand Tomas Rosicky est parti. »
Le compliment ne s’arrête pas à la nostalgie.
« Il y a quelque chose dans sa façon de se déplacer avec le ballon, il glisse sur le terrain. Les autres veulent sans cesse le trouver, tu vois que la confiance grandit, encore et encore. Il a un peu plus de vitesse que Trossard, donc c’est un peu un hybride entre Trossard et Alexis. »
Tzolis n’est pas encore au maximum physiquement, Walcott le souligne, mais le potentiel saute déjà aux yeux.
« Très impressionné. Quand il sera plus affûté et que les autres joueurs connaîtront mieux son jeu, j’aime vraiment ce que je vois pour l’instant, vraiment impressionné. »
Une soirée idéale au tableau d’affichage, un rappel sec sur l’exigence d’Arteta, et un nouveau visage qui réveille le souvenir d’Alexis Sanchez : pour certains, cette première journée ressemble déjà à une simple formalité. Pour d’autres, elle vient de lancer une longue lutte pour une place dans le onze.




