Vinicius Júnior doit retrouver son instinct offensif
À la veille du déplacement de Real Madrid sur la pelouse d’Elche, ce mardi à 21h30 au Martínez Valero, José Mourinho a choisi de cibler un thème précis en conférence de presse : Vinicius Júnior doit redevenir tranchant devant le but.
Le technicien portugais n’a pas commencé par la critique. Au contraire, il a d’abord dressé le portrait d’un joueur totalement impliqué sans ballon, un élément clé de son système. Il a souligné « l’énorme engagement défensif » de l’ailier brésilien, sa capacité à se fondre dans le dispositif, à combiner, à répéter les efforts jour après jour. Pour Mourinho, ce travail quotidien est le carburant de la machine collective madrilène.
Puis le ton a changé. Plus direct. Plus exigeant.
« La meilleure version, c’est celle qui marque », a-t-il lancé face aux médias.
Il a rappelé que les passes décisives comptent, que le travail pour l’équipe est capital, que Vinicius le fait « très bien ». Mais pour lui, il manque quelque chose. Une dimension supérieure. « Il y a un autre Vinicius », a insisté l’entraîneur.
Mourinho a ravivé le souvenir d’un attaquant clinique, glacial devant le but, capable de faire basculer un match sur une seule action. Il a cité un exemple précis : ce déplacement à Benfica la saison dernière. « Un Vinicius qui est allé à Benfica l’an dernier, une occasion, un but, et retour à la maison. » Une phrase comme un rappel à l’ordre. Ce visage-là, impitoyable, s’est estompé. « Il lui manque cette performance de très, très haut niveau », a conclu le coach madrilène.
Dans le vestiaire, le message est limpide : l’entraîneur apprécie l’ouvrier, mais il réclame le tueur. Real Madrid s’apprête à jouer un match piégeux loin de ses bases, avec trois points essentiels en jeu dans la course au titre. Le club a besoin d’un Vinicius qui ne se contente plus de bien jouer, mais qui décide du score.
La scène est posée : un déplacement exigeant, un entraîneur qui hausse le niveau d’exigence, une star offensive sommée de retrouver son instinct le plus brutal. Reste à savoir si, au Martínez Valero, c’est le Vinicius travailleur ou le Vinicius assassin qui apparaîtra.




