Tyson Fury et Anthony Joshua : face-à-face à Londres avant le choc
Le décor est planté. Sauf nouveau rebondissement de dernière minute, Tyson Fury et Anthony Joshua se retrouveront bien, mercredi, à Londres, pour leur première conférence de presse avant le choc prévu le 11 décembre au Principality Stadium de Cardiff.
Longtemps, l’événement a semblé glisser entre les doigts des promoteurs. Eddie Hearn avait prévenu, le week-end dernier, qu’« rien n’était confirmé pour la semaine prochaine » concernant la conférence de presse, laissant planer le doute sur la présence de son boxeur. Sans lui, pas de show. Sans accord, pas de scène commune.
Les dernières heures ont finalement débloqué la situation. Un terrain d’entente a été trouvé et les deux poids lourds britanniques sont attendus au British Airways ARC, à l’Olympia, pour un premier face-à-face officiel devant les caméras. Joshua, Hearn, Fury et son promoteur Frank Warren doivent tous faire le déplacement dans la capitale.
Des doutes, des piques, puis un accord
La route vers ce combat n’a rien d’un long fleuve tranquille. Ces derniers jours, Fury a multiplié les déclarations ambiguës. Samedi encore, il assurait qu’il n’y avait qu’« un pour cent » de chances que le duel contre Joshua ait lieu.
Sur la chaîne YouTube FurociTV, le « Gypsy King » a déroulé son argumentaire :
« Si tu as un gars qui veut se battre, et un gars qui ne veut pas se battre, comment tu fais pour que le combat ait lieu ? J’ai presque 40 combats pros, je suis au sommet depuis plus de dix ans. Comment j’ai réussi à affronter tous ces champions, pour tous ces titres, et chaque fois qu’il s’agit de [Joshua]… ça n’arrive jamais. Est-ce que quelqu’un s’est déjà demandé pourquoi ? »
Parallèlement, Eddie Hearn avait jeté une autre ombre sur l’affiche en questionnant l’inscription de Fury aux tests antidopage d’avant-combat. Un point sensible, immédiatement clarifié par le clan Fury : son manager a confirmé à Sky Sports que le champion s’était enregistré six jours avant la date limite exigée. Une manière de couper court aux soupçons et de remettre la lumière sur l’essentiel : le ring.
Le titre WBA en ligne de mire
Au-delà de l’ego, il y a la ceinture. Et pas n’importe laquelle. Le combat doit, selon les premières informations, mettre en jeu le titre WBA « super » des lourds.
Fury lui-même a reconnu un supplément de motivation : « J’ai vu aujourd’hui que c’était aussi pour le titre WBA World Heavyweight. C’est un petit plus. Celui qui gagne deviendra triple champion du monde des lourds. C’est une motivation de plus pour gagner.
Un enjeu historique, une rivalité nationale, un stade bouillant à Cardiff, et désormais une première confrontation verbale programmée à Londres.
La scène est prête. Reste à voir, mercredi, lequel des deux géants prendra l’ascendant avant même que la cloche ne sonne.




