Tottenham s'offre Omar Marmoush pour 60 millions de livres
Tottenham frappe fort encore une fois sur le marché : le club londonien a trouvé un accord avec Manchester City pour le prêt d’Omar Marmoush, assorti d’une obligation d’achat fixée à 60 millions de livres l’été prochain.
Un nouveau gros coup après Savio
À 27 ans, l’international égyptien devient le deuxième joueur de City à prendre la direction de Tottenham en quelques jours. Mardi, les Spurs avaient déjà bouclé la signature de Savio pour un montant initial de 75 millions de livres.
Tottenham ne se contente plus de colmater. Le club reconstruit son attaque à coups de transferts XXL.
Marmoush n’était arrivé à Manchester qu’en janvier dernier, en provenance de l’Eintracht Frankfurt, pour 59 millions de livres. Il débarquait alors comme renfort majeur, mais s’est rapidement heurté à un mur : Erling Haaland. Difficile de déloger la star norvégienne d’une équipe façonnée autour de lui.
Un rôle secondaire à City
Le début de saison a confirmé la tendance. Marmoush est entré en seconde période lors de la défaite 3-0 de City face à Arsenal en Community Shield. Puis il est resté cloué sur le banc lors de la première journée de Premier League, une victoire 2-1 contre Bournemouth à l’Etihad Stadium.
Son bilan à City n’est pourtant pas ridicule. L’attaquant a inscrit 16 buts en 62 apparitions toutes compétitions confondues depuis son arrivée de Frankfurt. Sur l’exercice 2025-2026, il a marqué 8 fois en 36 matches, mais son influence en championnat s’est nettement réduite.
Il n’a débuté que huit rencontres de Premier League, pour environ 700 minutes de jeu. Moins que lors de la demi-saison précédente, alors qu’il venait tout juste d’arriver. Son rendement brut en championnat : trois buts et trois passes décisives. Avec 3,53 expected goals, ses statistiques collent à peu près à la réalité de ses occasions. Le problème ne tenait donc pas uniquement à la finition.
La concurrence, elle, ne faiblissait pas. Dans un collectif bâti pour maximiser Haaland et renforcé encore en attaque, Marmoush s’est retrouvé à lutter pour des miettes de temps de jeu.
Tottenham, un contexte taillé pour lui ?
À Londres, le décor change. Les Spurs ont déjà dépassé les 312 millions de livres dépensés sur ce mercato. Mateus Fernandes (West Ham), Sandro Tonali (Newcastle) et Jan Paul van Hecke (Brighton) ont rejoint l’effectif contre indemnité, tandis que Marcos Senesi, Andy Robertson et Martin Dubravka sont arrivés libres pour densifier l’arrière-garde et le poste de gardien.
Devant, la situation appelait une réponse forte. Dominic Solanke traîne des problèmes physiques depuis 18 mois. Richarlison, lui, entre dans la dernière année de son contrat. Tottenham avait besoin d’un avant-centre capable de porter l’attaque dès maintenant… et sur la durée.
Marmoush est d’abord un numéro neuf. Mais il ne se résume pas à cette seule étiquette. À Frankfurt, il a surtout évolué dans l’axe, tout en étant régulièrement utilisé comme deuxième attaquant ou partant du côté gauche. City a repris cette logique : pointe centrale en priorité, mais aussi utilisé sur un côté ou en soutien d’un autre avant-centre.
Cette polyvalence colle parfaitement aux idées de Roberto De Zerbi. Ses équipes vivent de permutations, d’attaquants qui décrochent pour venir toucher le ballon, puis replongent dans les espaces libérés lorsque la défense adverse se désorganise. Marmoush sait faire les deux : venir jouer entre les lignes, puis attaquer la profondeur.
Un pari à 60 millions… et une place à prendre
L’obligation d’achat à 60 millions de livres place immédiatement l’Égyptien au cœur du projet Spurs. Ce n’est pas un simple renfort de rotation. C’est un pari majeur, presque un totem de la nouvelle ère offensive voulue par le club.
À City, il était l’ombre derrière Haaland. À Tottenham, il arrive dans un vestiaire où le poste de numéro neuf n’est ni verrouillé ni figé. La porte est ouverte. La question, désormais, est simple : Omar Marmoush va-t-il enfin devenir le point de fixation autour duquel une attaque de Premier League se construit, plutôt que celui qui attend son tour sur le banc ?



