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Tottenham s'enfonce malgré 400 millions dépensés : défaite contre Aston Villa

Tottenham a brûlé près de 400 millions de dollars cet été. Sur le terrain, la facture est salée, le rendement inexistant. Cinq journées de Premier League, toujours aucune victoire, et un nouveau revers à domicile, 3-2 contre Aston Villa samedi.

Manzambi frappe d’entrée, contre le cours du jeu

Les Spurs avaient pourtant pris le contrôle du match. Ils ont tenu le ballon, installé Villa dans ses 30 mètres, multiplié les vagues. Mais juste avant la pause, le scénario a basculé.

Dans le temps additionnel de la première période, Johan Manzambi, 20 ans, première titularisation avec Aston Villa, a frappé le premier. Le milieu offensif, révélé avec la Suisse lors de la Coupe du monde, a ouvert le score contre le cours du jeu et glacé le stade. Un geste clinique, une efficacité que Tottenham cherche encore.

La blessure de Pedro Porro, contraint de sortir au milieu de la première mi-temps, avait déjà jeté une ombre sur la soirée. La suite allait virer au cauchemar.

Manzambi passeur, Buendia assomme Tottenham

Au retour des vestiaires, Tottenham a tenté de remettre la main sur le match. Mais la confiance est fragile, et Villa a joué juste, sans paniquer.

La pression londonienne a fini par se retourner contre les hommes de Roberto De Zerbi. Manzambi, encore lui, a cette fois endossé le costume de passeur pour offrir un but à Nicolas Jackson, autre recrue estivale. Deux nouveaux venus, deux gestes décisifs, et un Tottenham puni dans ses propres ambitions de renouveau.

À 2-0, le stade grondait déjà. Le coup de massue est tombé à la 79e minute. Emi Buendia a armé une frappe lointaine et trouvé la lucarne, offrant à Aston Villa son premier succès de la saison en championnat. Trois buts à l’extérieur, une victoire nette sur le plan comptable, et un message envoyé : ce Villa-là ne vient plus à Londres pour subir.

Les premiers buts de la saison ne suffisent pas

Tottenham a réagi trop tard. Conor Gallagher puis Jan Paul van Hecke ont réduit l’écart en fin de match, offrant au passage les premiers buts des Spurs en Premier League cette saison. Un détail qui en dit long : cinq journées pour enfin débloquer le compteur.

Le réveil offensif est arrivé quand tout était déjà presque joué. Score final : 3-2 pour Aston Villa, et une série inquiétante qui se prolonge pour De Zerbi.

Le bilan est brutal : deux nuls, trois défaites en championnat, plus une élimination en League Cup cette semaine. Pour une équipe reconstruite à prix d’or, le contraste avec les attentes est violent.

De Zerbi déjà sous pression

Après deux 17e places consécutives en Premier League, la direction de Tottenham avait décidé de tout chambouler cet été. Recrutements massifs, effectif remodelé, confiance renouvelée en Roberto De Zerbi, entraîneur italien au tempérament volcanique.

Pour l’instant, la révolution n’existe que sur les tableaux de transferts. Sur le terrain, Tottenham ressemble encore à une équipe en chantier, friable mentalement, incapable de tenir ses temps forts et de protéger ses temps faibles.

La trêve internationale arrive, longue, pesante. Elle offrira du temps de travail à De Zerbi, mais aussi du temps pour les interrogations, les doutes, et la pression qui monte autour de lui.

Pendant que Tottenham cherche toujours son premier succès, la Premier League continue ce samedi avec quatre autres affiches, dont le déplacement du champion Arsenal à Brighton. Une autre équipe sûre de ses forces, pendant que les Spurs, eux, se demandent déjà jusqu’où cette spirale peut les entraîner.