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Ter Stegen : Un gardien déterminé à rester numéro 1 malgré son prêt à Ajax

Marc-André ter Stegen vit à Amsterdam, pense à Barcelone et joue l’avenir de son trône en sélection. Le gardien, prêté cette saison à Ajax, a profité de la trêve internationale pour rappeler deux choses très simples : le Barça de Hansi Flick marche sur l’eau, et lui n’a aucune intention de lâcher le poste de numéro 1, ni en club ni avec l’Allemagne.

Jeudi soir, après le nul 1-1 de l’Allemagne face aux Pays-Bas en Nations League, dans le tout premier match de l’ère Jürgen Klopp à la tête de la sélection, le portier a été interrogé sur la saison de son club d’origine, Barcelona. Sa réponse a claqué comme un constat.

« Ils sont inarrêtables en ce moment. Ils travaillent dur avec Hansi comme entraîneur », a-t-il lancé devant les journalistes. Pas de détour, pas de nuance : vue de loin, la machine blaugrana impressionne même son propre gardien, pourtant exilé ailleurs.

Ter Stegen suit toujours de près ce qui se passe en Catalogne. Il l’assume, tout en rappelant que sa réalité quotidienne a changé. « De loin je leur souhaite toujours le meilleur, mais maintenant je suis dans un autre club et concentré sur mon truc, tout en regardant toujours ce qu’ils font. Je suis très heureux pour eux. »

Les mots sont choisis, le ton posé. Il y a la loyauté envers le Barça, mais aussi une forme de distance assumée : cette saison, sa bataille se joue à Ajax et en sélection.

Un retour après les blessures et une obsession : rester numéro 1

Ces derniers mois, ter Stegen a surtout dû se battre contre son propre corps. Les blessures l’ont freiné, parfois cloué sur le banc, parfois éloigné des débats. Le voir de nouveau enchaîner les matches avec l’Allemagne n’a donc rien d’anodin.

Lui ne se cache pas derrière les circonstances. Il fixe la barre très haut. « Mon objectif a toujours été d’être numéro 1. Je veux toujours être à 100 % et à la hauteur de la tâche et aujourd’hui c’était un bon moment pour le montrer à nouveau. J’ai aussi beaucoup de choses à améliorer et je dois m’adapter à ce que l’entraîneur demande », a-t-il expliqué.

Tout est là : l’ambition, la lucidité, la remise en question. Ter Stegen sait qu’en sélection, chaque match compte, chaque arrêt pèse dans la balance. Il sait aussi que le changement de cycle avec Jürgen Klopp ouvre une nouvelle page, avec de nouveaux critères, une nouvelle exigence.

Le nul 1-1 face aux Pays-Bas pose les bases de cette ère-là. Dimanche, l’Allemagne enchaîne déjà avec un autre test, contre la Grèce. Pour ter Stegen, c’est une nouvelle occasion de verrouiller un peu plus ce fameux maillot de numéro 1, tout en gardant un œil sur un Barcelona qui, sous Hansi Flick, ressemble de plus en plus à un train lancé à pleine vitesse.