Sir Alex Ferguson rassure après un malaise à Old Trafford
Sir Alex Ferguson s’était installé à Old Trafford pour un rendez-vous qu’il connaît par cœur : voir Manchester United défier son rival historique. Puis tout s’est figé. Avant même le coup d’envoi, le légendaire manager a commencé à se sentir mal et a été pris en charge par le service médical du club, plus d’une heure avant le début prévu de la rencontre.
Le club n’a pas dramatisé. Le déplacement vers les soins a été décidé par précaution, pour protéger celui qui reste, chiffres à l’appui, le manager le plus titré de l’histoire de United. Mais dans les travées d’Old Trafford, l’inquiétude a été immédiate. Quand Sir Alex vacille, c’est tout un club qui retient son souffle.
La tension est vite retombée. Selon talkSPORT, l’Écossais de 84 ans a déjà pu rentrer chez lui pour poursuivre sa convalescence. Le malaise est jugé moins grave que ce que certains craignaient dans un premier temps. Un soulagement pour un public qui n’a pas oublié le traumatisme de 2018, lorsque Ferguson avait dû subir en urgence une opération après une hémorragie cérébrale.
Cette fois, l’alerte ne semble pas liée à cet épisode. Et les témoignages récents vont dans le même sens.
Michael Owen, qui a porté le maillot de United sous les ordres de Ferguson pendant trois saisons, n’en revient toujours pas de la brutalité de la nouvelle. La veille du malaise, l’ancien attaquant avait passé près de trois quarts d’heure au téléphone avec son ancien manager. Une longue conversation, banale en apparence, mais précieuse à la lumière des événements.
« Je lui ai parlé, j’étais au téléphone avec lui pendant 40 minutes ce matin-là », a raconté Owen sur talkSPORT.
Le ton ? Léger, enjoué. Le contenu ? Du Ferguson pur jus. Du football. Des chevaux. Et encore des chevaux.
Les deux hommes partagent depuis longtemps cette passion commune. Sir Alex possède des chevaux à Manor House Stables, l’écurie d’Owen. Le rituel est bien rodé : la plupart des samedis matin, le téléphone sonne, et les deux anciens complices passent en revue les partants du jour, comparent leurs informations, échangent des impressions.
Rien, ce samedi-là, ne laissait présager le moindre problème. « Je lui parle régulièrement, et il sonnait absolument brillant, vif comme l’éclair, comme d’habitude », a insisté Owen. Les deux hommes ont longuement évoqué le football écossais, l’actualité du pays, les enjeux du moment. Puis chacun est retourné à son week-end. Le lendemain, la nouvelle du malaise tombait. Le choc a été immédiat pour l’ancien buteur, comme pour toute la famille United.
Ce lien entre Owen et Ferguson n’a jamais vraiment été rompu depuis la fin de leur collaboration en 2012. Il s’est même renforcé autour des pistes et des hippodromes. L’Anglais en sourit encore : il s’attend à voir le nom de Sir Alex s’afficher sur son téléphone d’un jour à l’autre, pour parler des prochaines courses à Chester.
Owen confie ne pas avoir encore pu lui reparler depuis l’incident, mais il connaît trop bien les habitudes de son ancien coach pour douter longtemps. Avec plusieurs chevaux engagés à Chester, il imagine déjà l’Écossais, carnet en main, en train de se demander sur quel numéro miser et quel cheval surveiller.
Car si Ferguson n’occupe plus de rôle officiel d’ambassadeur à Manchester United, sa silhouette appartient toujours au décor d’Old Trafford. On le voit régulièrement dans la tribune des dirigeants, posé, observateur, fidèle à l’équipe qu’il a façonnée pendant plus de 26 ans. Chaque apparition rappelle son empreinte : 13 titres de Premier League, une culture de la victoire gravée dans les murs.
Son état de santé, depuis 2018, reste un sujet suivi de près par les supporters comme par les anciens joueurs. Cette nouvelle alerte a ravivé des souvenirs douloureux, mais les informations qui filtrent aujourd’hui, appuyées par le récit d’un Michael Owen impressionné par la vivacité de son ancien manager, redonnent de l’air.
Sir Alex est rentré chez lui. La voix reste claire, l’esprit affûté, les habitudes intactes. Très vite, il devrait retrouver sa place dans la tribune d’Old Trafford, le regard fixé sur la pelouse… et un œil, toujours, sur les chevaux au départ de Chester.



