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Sarr rêve de Liverpool, Mateta en contestation : l'avenir des attaquants de Crystal Palace

À Selhurst Park, les dossiers brûlants s’enchaînent. Et deux noms reviennent sans cesse : Sarr et Mateta. Deux attaquants, deux situations compliquées, un même sentiment chez les supporters de Crystal Palace : la lassitude.

Sous les ordres du nouveau manager Pierre Sage, Sarr a disparu des radars. Officiellement, un problème à l’aine le freine. Officieusement, beaucoup murmurent que des ponts ont été brûlés depuis l’été, lorsque Liverpool a frappé à la porte. Pour l’instant, il s’entraîne à l’écart, en individuel, loin du groupe.

Clinton Morrison, ancien buteur des Eagles, suit l’affaire de près. Interrogé par GOAL, il ne cache pas son incompréhension sur ce feuilleton qui s’éternise : il pensait, lui, à une simple blessure. « Le manager a dit qu’il était blessé. Il s’entraîne individuellement. Il n’est pas prêt à s’entraîner avec le groupe », rappelle-t-il.

Morrison insiste : tant que le club affirme que Sarr est touché, il le croit. Il connaît des gens à l’intérieur, il se fie à leur version. Pour lui, Sarr est bel et bien diminué physiquement, travaille seul, et il faudra attendre pour voir la suite. Mais l’ombre de Liverpool plane toujours.

Un rêve de Liverpool mal géré

L’intérêt de Liverpool a tout bouleversé. Quand un géant de Premier League frappe, peu de joueurs restent insensibles. Sarr n’a pas fait exception. « Je comprends : Liverpool vient pour toi, tu veux partir », concède Morrison.

Le problème, ce n’est pas le rêve. C’est la manière. L’ancien attaquant de Palace rappelle que d’autres cadres ont déjà vécu des mercatos frustrants sans faire dérailler leur situation : Marc Guehi, Eberechi Eze. Eux n’ont pas eu leur transfert du premier coup. Ils ont attendu, performé, et savent que leur heure viendra.

Morrison estime que Sarr aurait dû « gérer la situation différemment ». Le président, assure-t-il, n’est pas fermé à l’idée de laisser partir ses meilleurs éléments. Mais pas à n’importe quel prix, ni dans n’importe quelles conditions. Quand une offre tombe trop tard pour remplacer le meilleur buteur, le club se protège. Question de survie en Premier League.

Car Palace ne peut pas se permettre de « rester suspendu à un fil » pour le maintien. Le club doit d’abord se sauver avant de penser à offrir un tremplin à ses talents.

Liverpool avance, Sarr recule ?

Pendant que Sarr stagne, Liverpool, lui, avance. Le club de Jürgen Klopp a déjà renforcé ses ailes : Bradley Barcola, recruté pour 123 millions d’euros environ, a rejoint Anfield, tout comme le prometteur Espagnol Victor Munoz. Cody Gakpo est resté, et le club veut donner du temps de jeu à la pépite de 18 ans Rio Ngumoha.

Les Reds restent attirés par le profil de Yankuba Minteh, l’ailier de Brighton. Ils ont proposé 65 millions d’euros, une offre refusée par le club du sud de l’Angleterre. Morrison le confirme : la priorité de Liverpool sur le côté droit, c’est Minteh.

Dans ce contexte, une question s’impose : Sarr est-il toujours dans les plans des dirigeants de Liverpool pour janvier ? Rien n’est moins sûr. Morrison prévient : attendre Liverpool comme si l’offre était garantie serait une erreur monumentale. « Liverpool peut décider d’aller chercher Minteh, qui est plus jeune », rappelle-t-il. Et si cela arrive, le train pourrait passer pour de bon.

Le conseil est clair : Sarr doit se remettre en état, rejouer avec Palace, marquer, prouver. Redevenir indispensable. Et seulement après, espérer que le marché de janvier lui ouvre à nouveau une porte.

Mateta, un autre feuilleton qui agace

Comme si cela ne suffisait pas, un autre cas secoue le vestiaire : Jean-Philippe Mateta. L’international français, proche d’un départ vers l’AC Milan en janvier dernier, conteste désormais la validité de la prolongation automatique d’un an activée dans son contrat.

Une situation que Morrison juge déroutante. « Je ne comprends pas ce qui se passe avec JP », lâche-t-il. Il le connaît bien, le décrit comme « une bonne personne », et pointe du doigt un entourage qui le conseillerait mal.

Mateta est lui aussi blessé, mais devrait revenir dans une à deux semaines. Et là, Morrison n’a aucun doute : une fois sur le terrain, le Français se donnera à fond pour Palace. Il rappelle que, la saison passée, malgré les rumeurs de départ et l’épisode avorté avec l’AC Milan à cause de la visite médicale, Mateta avait répondu présent. Mieux : il a inscrit le but en finale de l’Europa Conference League, un moment fort dans sa saison.

Deux dossiers sensibles, mais un même verdict

Entre Sarr qui rêve de Liverpool et Mateta qui conteste son contrat, les supporters de Palace ont de quoi grincer des dents. Morrison le sait : ce sont probablement les deux joueurs qui cristallisent le plus de frustration en ce moment.

Pourtant, il reste convaincu d’une chose : une fois remis sur pied et recentrés sur le terrain, ces deux attaquants peuvent encore peser lourd dans la saison des Eagles. S’ils acceptent de remettre le club au centre de leurs préoccupations, Selhurst Park pourrait rapidement passer de la crispation à l’ovation.

La vraie question, désormais : Sarr et Mateta choisiront-ils de rallumer le feu à Palace… ou de laisser d’autres écrire l’histoire à leur place ?