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Sandro Tonali, un pari de 100 millions pour Tottenham

Roberto De Zerbi n’a pas tourné autour du pot au moment de juger la recrue phare de Tottenham. « Sandro Tonali est meilleur que ce que je pensais », a lâché l’Italien. Simple, direct. Et lourd de sens.

Tonali, 100 millions et un pari assumé

Tottenham a fait sauter la banque cet été. Une enveloppe de plus de 300 millions de livres dépensée, qui grimpera encore une fois le transfert de Savinho finalisé avec Manchester City pour 75 millions, plus jusqu’à 10 millions de bonus. Mais au sommet de cette frénésie, un nom domine tous les autres : Sandro Tonali.

Les Spurs ont cassé leur record en alignant 100 millions pour déloger le milieu de terrain de Newcastle. Un chiffre qui place immédiatement l’international italien sous les projecteurs, dans un club où chaque dépense majeure est scrutée, disséquée, jugée.

Brescia comme fil rouge

Entre De Zerbi et Tonali, le lien ne date pas de cet été. Il plonge ses racines à Brescia. La ville d’origine de l’entraîneur. Le club où Tonali a passé neuf années, entre formation et débuts professionnels. Un cadre commun, une culture partagée, un langage footballistique qui ne demande pas de traduction.

Interrogé vendredi sur ses premières impressions après quelques semaines de travail avec le milieu de 26 ans, De Zerbi n’a pas caché sa surprise, presque admirative : « Sandro Tonali est meilleur que ce que je pensais. Il est meilleur que ce que je pensais avant de travailler avec lui, comme joueur et comme homme. »

Le technicien connaît le clan Tonali, et ça compte à ses yeux : « Je connais sa famille, ses agents, et je sais qu’ils sont tous de bonnes personnes. »

Le bon joueur, au bon endroit, au bon moment

Pour De Zerbi, le profil colle parfaitement à l’idée qu’il se fait de son Tottenham : « Je suis très heureux de travailler avec lui et je pense que c’est le bon joueur au bon endroit. Surtout parce que nous voulons l’intégrer au cœur du projet. »

Le discours ne s’arrête pas au talent brut. L’Italien insiste sur ce qu’il juge indispensable pour survivre – et s’imposer – dans un club qui veut changer de dimension : « Il a les bonnes qualités, la bonne personnalité, les bonnes valeurs pour rester ici. »

Tonali n’arrive pas à Londres avec des statistiques clinquantes. La saison dernière, en 32 matches de Premier League avec Newcastle, il n’a pas trouvé le chemin des filets. Zéro but. Mais ce n’est pas pour sa finition que Tottenham a signé le chèque. C’est pour ce que le milieu apporte entre les lignes : équilibre, volume de jeu, capacité à dicter le tempo, réputation de métronome fiable au plus haut niveau.

Les Spurs ont mis 100 millions sur la table pour ce profil-là. De Zerbi, lui, vient de poser les mots qui vont avec ce chiffre. Reste désormais à voir si Tonali fera plus que répondre aux attentes : les dépasser, comme il vient déjà de le faire aux yeux de son entraîneur.