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Saga Julian Alvarez : Guerre froide entre Barça, Atlético et Real

Le mot « saga » semble avoir été inventé pour l’été de Julian Alvarez. Depuis des mois, tout indiquait que l’attaquant argentin quitterait l’Atlético de Madrid après une saison 2025-26 sans trophée. Mais personne n’avait anticipé un feuilleton aussi incandescent.

Alvarez, au cœur d’une guerre froide Barça–Atlético–Real

Barcelone cherche un nouveau numéro 9 pour succéder à Robert Lewandowski. Sur le papier, Julian Alvarez est la cible idéale, et le Camp Nou son atterrissage logique. Sauf que le dossier a explosé bien au-delà du terrain sportif.

Agacé par les rumeurs insistantes, l’Atlético a dégainé sur les réseaux sociaux, accusant le Barça d’avoir formulé des offres ridicules non seulement pour Alvarez, mais aussi pour Lamine Yamal et Pedri. Le ton est monté. Les mots ont dépassé le simple langage diplomatique. Les offres catalanes, elles, restent loin des exigences madrilènes.

Dans ce climat électrique, le Real Madrid s’est invité dans le jeu. Début juin, le club a annoncé que l’Atlético avait refusé une proposition de 150 millions d’euros pour Alvarez. En Espagne, beaucoup y ont vu un coup politique plus qu’une tentative réelle de recruter l’Argentin : une manière de jeter de l’huile sur le feu et d’exaspérer un peu plus Barcelone.

Pendant ce temps, Arsenal ne lâche pas le morceau. Le champion d’Angleterre veut hausser le niveau au poste de numéro 9 et regarde au-delà de Viktor Gyökeres. Alvarez a déclaré publiquement vouloir quitter le Metropolitano, Diego Simeone prépare déjà l’après, alors que la direction continue d’affirmer qu’il n’est pas à vendre. Tout indique pourtant que cette histoire est loin d’être terminée.

Bouaddi, la pépite qui affole l’Europe

Le Mondial a confirmé la suprématie des stars établies, mais il a aussi révélé de nouveaux visages. Ayyoub Bouaddi fait partie de ceux-là. Avec le Maroc, le milieu de 18 ans a signé un tournoi de révélation, même si les plus grands clubs d’Europe suivaient déjà son évolution bien avant ce coup de projecteur nord-américain.

Longtemps, Paris Saint-Germain a semblé tenir la corde dans une course où figurent aussi Arsenal, Chelsea et Real Madrid. Mais Manchester City a accéléré. Le joueur aurait déjà trouvé un accord sur les conditions personnelles avec le champion d’Angleterre. Reste le nœud principal : Lille réclame 100 millions d’euros. Une somme qui freine pour l’instant City, malgré son appétit habituel sur le marché.

Diomande, le Rookie de Bundesliga coincé à Leipzig

Autre adolescent mis en lumière par le Mondial : Yan Diomande. Depuis six mois, son nom revient en boucle dans les colonnes mercato. Son départ de RB Leipzig paraissait presque acquis après une première saison fracassante en Allemagne.

Élu Rookie de l’année en Bundesliga, ailier électrisant, il a attiré toutes les grandes écuries. Liverpool et PSG ont vite pris de l’avance. Les Reds ont dégainé une offre de 80 millions d’euros, refusée par Leipzig. La voie semblait alors dégagée pour Paris.

Mais le champion d’Europe cale. Les discussions sur le prix patinent. Leipzig ne veut pas entendre parler d’un montant inférieur à 100 millions d’euros, alors que le club n’avait déboursé qu’un cinquième de cette somme pour l’arracher à Leganés un an plus tôt. Diomande répète qu’il se voit partir tôt ou tard. Pour l’instant, son avenir est plus brumeux qu’il ne l’était il y a quelques semaines.

Enzo Fernandez, entre carton rouge et avenir flou

Enzo Fernandez restera associé à ce Mondial 2026 pour une image : son carton rouge en finale, à New Jersey, qui a pesé lourd dans la défaite de l’Argentine. Ses buts décisifs contre l’Égypte et l’Angleterre n’y changeront rien.

Ce renvoi brutal a mis un terme à une saison agitée. Parfois brillant avec Chelsea, Fernandez a aussi écopé de deux semaines de suspension pour avoir ouvertement dragué le Real Madrid à plusieurs reprises. L’arrivée de Xabi Alonso sur le banc londonien pourrait rebattre les cartes, mais pendant de longs mois, tout laissait penser que le milieu voulait quitter Stamford Bridge.

Le mercato des Blues en dit long : l’arrivée de Morgan Rogers et l’intérêt marqué pour d’autres milieux dessinent l’image d’un club qui se prépare à vivre sans lui. Problème de taille pour l’Argentin de 25 ans : le Real, sous la main de José Mourinho, ne semble plus aussi chaud qu’auparavant. L’avenir de Fernandez reste donc en suspens, tout comme Pau Cubarsi l’a été dans les airs lorsqu’il a subi son tacle lors de la finale.

Newcastle sous pression, Guimaraes au centre de la tempête

Newcastle traverse un été douloureux. Les départs d’Anthony Gordon et de Sandro Tonali ont déjà fait mal. Pire, le club s’est fait doubler par Aston Villa pour Johan Manzambi et par Liverpool pour Victor Munoz. Dans ce contexte, voir un autre pilier menacé inquiète tout Tyneside : Bruno Guimaraes veut partir.

Le capitaine brésilien a clairement affiché son souhait de rejoindre Arsenal. Une première offre de 55 millions de livres a été refusée fin juin. Les discussions se poursuivent, mais Newcastle fixe la barre beaucoup plus haut, autour de 100 millions de livres. Les ventes déjà réalisées ont desserré l’étau financier, le club n’est plus contraint de céder à tout prix.

Eddie Howe, lui, veut éviter un nouvel épisode façon Alexander Isak, quand l’attaquant avait refusé de s’entraîner pendant que son transfert vers Liverpool traînait jusqu’au dernier jour du mercato. Le dossier Guimaraes devra être réglé avant le début de la saison. D’une manière ou d’une autre.

Olise, la folie des grandeurs au Real Madrid

S’il se concrétise, ce sera peut-être le transfert de la décennie. Michael Olise sort d’une saison étincelante avec le Bayern Munich. Ses performances ont tapé dans l’œil de Florentino Perez et du Real Madrid, prêts à casser tous les compteurs.

Les 15 fois champions d’Europe envisagent de poser 223 millions d’euros sur la table. Une somme qui ferait d’Olise le joueur le plus cher de l’histoire, devant Neymar et son transfert au PSG en 2017. Il y a un peu plus de deux ans, l’ailier évoluait encore à Crystal Palace. Le voilà propulsé à la lisière d’une autre dimension.

À Munich, on voit en lui le futur leader d’une nouvelle ère à l’Allianz Arena. Convaincre le Bayern de le lâcher sera un défi colossal, malgré la montagne d’argent promise. Kylian Mbappé a tenté de le séduire durant le Mondial, sous le maillot de la France. Et l’idée de rejoindre Madrid séduit clairement le joueur. Le marché est peut-être sur le point de vivre un moment charnière.

Rashford, retour à Manchester ou nouveau départ ?

En mai, le cas Marcus Rashford semblait réglé. Sa saison en prêt au Barça, où il avait retrouvé un niveau proche de son meilleur, devait déboucher sur un transfert définitif. Le club catalan disposait d’une option d’achat à 30 millions d’euros. On s’attendait à ce qu’elle soit activée sans discussion.

Puis tout a changé. Moins de deux semaines après la fin de saison, Barcelone a sorti le chéquier pour Anthony Gordon, coéquipier de Rashford en sélection anglaise. Le message était clair : Rashford ne serait pas conservé.

Parti au Mondial dans la foulée, l’attaquant de 28 ans va désormais devoir clarifier son avenir avec Manchester United. D’un point de vue financier, une vente arrangerait les Red Devils. Mais Michael Carrick n’a pas encore tranché : souhaite-t-il réintégrer l’enfant du club dans son projet ? Rashford, lui, n’a rien laissé filtrer publiquement.

Tottenham apparaît comme la piste la plus insistante. D’autres clubs pourraient entrer en scène si la porte d’Old Trafford s’ouvrait réellement. Le dossier ne restera pas en suspens éternellement.

Rodri, le maître du milieu qui fait saliver Madrid

Rodri a retrouvé son trône. Sacré Ballon d’Or, meilleur joueur du Mondial et guide de l’Espagne vers un nouveau titre planétaire, le milieu de Manchester City a balayé les doutes nés de sa grave blessure au ligament croisé en 2024.

Cette renaissance relance inévitablement les rumeurs autour de son avenir. Real Madrid le suit depuis un an, obsédé par la nécessité de reconstruire son milieu depuis la retraite de Toni Kroos et le départ de Luka Modric. Florentino Perez est un admirateur déclaré. Rodri, lui, n’a plus qu’un an de contrat à City.

Le scénario rêvé à Madrid était simple : l’attendre libre en 2027, dans la lignée des grands coups à zéro indemnité. Mais après deux saisons sans trophée et l’arrivée de Mourinho, le club pourrait décider d’avancer son offensive, quitte à vider les caisses du Bernabeu pour rapatrier l’ancien de l’Atlético.

Salah, le plus grand nom parmi les sans club

Étonnamment, plusieurs stars restent libres à ce stade du mercato. John Stones, Leon Goretzka, Dusan Vlahovic. Mais un nom domine tous les autres : Mohamed Salah.

L’Égyptien vient de tourner la page Liverpool, dans l’émotion, après une aventure historique. Il a encore brillé au Mondial, menant l’Égypte jusqu’en huitièmes de finale avant une élimination cruelle face à l’Argentine. Le tournoi terminé, l’heure des choix approche.

Depuis longtemps, tout semblait le conduire vers la Saudi Pro League. À 34 ans, Salah peut pourtant légitimement penser qu’il a encore de quoi peser dans un très grand club européen, à condition qu’une porte s’ouvre. Son prochain maillot dira beaucoup de ses ambitions réelles.

Alex Scott, le joyau que Bournemouth tente de protéger

Bournemouth a pris l’habitude de voir ses meilleurs joueurs partir et de se réinventer. Mais cette fois, le contexte est différent : une qualification historique pour l’Europe change les priorités. Le club veut enfin vivre un été sans sacrifice majeur. Le problème, c’est qu’Alex Scott attire la moitié du continent.

Le milieu anglais de 22 ans s’est imposé comme l’un des meilleurs régulateurs de Premier League la saison passée. Sa maîtrise du tempo lui a valu des convocations avec l’équipe A des Three Lions. Résultat : Chelsea, Manchester United et Arsenal se bousculent pour l’attirer et densifier leur entrejeu.

Bournemouth tente de le prolonger, de verrouiller son avenir. Mais la pression devient énorme. Les montants délirants payés pour d’autres milieux poussent les grands clubs à se jeter sur les rares talents encore abordables. Scott est au cœur de cette nouvelle ruée. Et Bournemouth sait qu’un seul coup de fil peut tout faire basculer.