Rummenigge soutient Harry Kane : un avenir doré au Bayern Munich
Karl-Heinz Rummenigge n’a pas seulement ouvert la porte à une prolongation de Harry Kane. Il l’a pratiquement décorée de rouge, blanc et or. Rouge pour le Bayern Munich, blanc pour l’Angleterre, or pour un Ballon d’Or qu’il voit déjà briller entre les mains de l’attaquant.
Le membre du conseil de surveillance du Bayern a confirmé que l’avenir de Kane se discute déjà au plus haut niveau. Pas dans les journaux, pas par intermédiaires obscurs, mais autour de la table avec la direction du club.
« Le frère et le père de Harry négocient actuellement avec Jan-Christian Dreesen », a-t-il confié au quotidien allemand Abendzeitung. « Je suis optimiste quant au fait qu’ils trouveront une bonne solution. »
Un trentenaire traité comme une exception
Rummenigge ne s’en cache pas : ses principes ont changé pour Kane. Ou plutôt, Kane a forcé ses principes à évoluer.
« Par le passé, j’aurais dit que les joueurs de plus de 30 ans ne devraient généralement recevoir que des contrats d’un an. Mais il y a des exceptions quand vous êtes convaincu par un joueur. Et nous sommes convaincus par Harry », a-t-il insisté.
Un argument revient comme un leitmotiv : la fiabilité. « Nous ne devons pas oublier qu’il n’a subi qu’une seule blessure en trois ans. » Pour un attaquant qui enchaîne les matchs et les buts, ce n’est pas un détail. C’est un argument contractuel.
Le message est clair : Kane n’est pas un trentenaire à ménager, c’est un pilier sur lequel le Bayern veut continuer de construire.
73 buts et une campagne vers le Ballon d’Or
Quand Rummenigge parle de la saison de Kane, les chiffres claquent comme un verdict.
« Harry a inscrit un total de 73 buts pour le Bayern et l’Angleterre la saison dernière, et seul Lionel Messi a fait mieux sur une année au XXIe siècle », rappelle-t-il.
C’est la barre de mesure. « C’est la référence. Et les attaquants remportent souvent ce trophée. » Le trophée, c’est le Ballon d’Or, qui sera décerné le 26 octobre.
Rummenigge va même jusqu’à convoquer la technologie pour appuyer son intuition. « J’ai aussi demandé à l’intelligence artificielle, et la réponse a été que Harry a 68 % de chances de gagner. Espérons que les choses se passent ainsi. »
Il sait ce que représente une telle récompense pour le club. « Cela fait longtemps qu’un joueur du Bayern Munich n’a pas gagné le Ballon d’Or. Plus de quatre décennies depuis que je l’ai remporté en 1980 et 1981. C’est pour cela qu’y parvenir aujourd’hui aurait une importance particulière, non seulement pour le joueur, mais pour tout le Bayern Munich. »
Modèle pour les jeunes, chouchou des tribunes
Au-delà des buts, Rummenigge insiste sur l’impact de Kane dans le vestiaire. L’Anglais n’est pas seulement un finisseur, c’est une référence.
« Harry représente un grand modèle pour l’équipe, surtout pour les jeunes joueurs. Il a ce record de buts impressionnant, qui est exceptionnel », décrit-il.
Mais l’ancien dirigeant s’attarde aussi sur la palette technique de l’attaquant. « Il distribue le ballon à droite et à gauche comme s’il était tracé à la règle, avec une précision extrême. Il a encore progressé comme footballeur, et Harry est aussi une personne spéciale. Les fans ont un sens aigu des gens, et ce n’est pas un hasard s’ils l’adorent. »
Les chiffres le placent au sommet. Son attitude le fait accepter partout. Et au Bayern, cela compte.
Mbappé, Yamal… et le profil à part de Kane
Interrogé sur la lutte annoncée pour le Ballon d’Or avec Kylian Mbappé et Lamine Yamal, Rummenigge ne nie pas le talent de la concurrence.
« Ce sont bien sûr des joueurs merveilleux », concède-t-il. Puis il ramène le débat sur Kane, sur ce qui le distingue.
« Je crois certainement que la personnalité plus introvertie de Harry est plus séduisante. Cela reflète aussi son caractère, parce qu’il laisse ses buts, ses prestations et ses titres parler pour lui, ce qu’il fait heureusement depuis deux ans. »
Pas de grandes déclarations, pas de mise en scène permanente. Juste une régularité clinique et une influence grandissante dans les moments qui comptent.
Rummenigge conclut en revenant à l’essentiel. « Le critère le plus important pour gagner le Ballon d’Or, c’est la performance individuelle, et sur ce plan Harry excelle. »
Le Bayern veut le garder, l’histoire personnelle de Rummenigge avec le Ballon d’Or donne une dimension supplémentaire au dossier, les chiffres plaident pour lui. Reste une question brûlante : après avoir conquis Munich, Harry Kane s’apprête-t-il à conquérir le monde ?




