Rodri, Ballon d’Or 2024, espère un successeur espagnol en 2026
Le nouveau roi du football mondial ne se cache plus. Sacré Ballon d’Or 2024 après un Mondial remporté et un titre de meilleur joueur du tournoi, Rodri regarde déjà vers 2026. Et dans sa tête, un souhait domine tous les autres : voir un Espagnol lui succéder.
Invité de l’émission « Partizado de COPE », le milieu de terrain a dévoilé sa liste idéale. Une short-list maison, très assumée, composée de six noms. Tous espagnols. Tous, selon lui, légitimes pour soulever le trophée dans deux ans.
« Ce que j’espère vraiment, c’est qu’un joueur espagnol le gagne. Nous sommes six : Cucurella, Cubarsi, Rodri, Ruiz, Yamal, Torres », a-t-il lâché, cité par la chaîne française RMC. Pas de détour. Pas de diplomatie. Son Ballon d’Or 2026, il le voit rouge et or.
Une génération espagnole qui s’affirme
Rodri ne s’est pas contenté d’aligner des noms. Il a défendu chacun d’eux, un par un, comme un capitaine plaide pour son vestiaire.
« Je peux vous dire que chacun d’eux mérite vraiment le Ballon d’Or. Je pense que tous mes coéquipiers ont de solides arguments. Fabián Ruiz est celui qui a remporté le plus de titres, et Cubarsi, vu ce qu’il a accompli à seulement dix-neuf ans, et Ferran a marqué le but décisif, tandis que j’ai gagné le trophée de meilleur joueur du tournoi, et Lamine… incroyable.
Puis il relance son auditoire, presque provocateur : « Vous ne pensez pas qu’ils ont tous de vrais arguments ? »
Dans la bouche du milieu espagnol, ce n’est pas un simple compliment de circonstance. C’est un manifeste. Ruiz, le joueur aux trophées empilés. Cubarsi, le phénomène précoce. Ferran Torres, l’homme du but qui change tout. Lamine Yamal, l’étoile qui explose sous les yeux du monde. Et lui, Rodri, déjà couronné, déjà au sommet, mais encore prêt à se remettre dans la course.
Des absents de poids : Mbappé, Dembélé, Kvaratskhelia… et Messi
En dressant sa liste fermée à six noms, Rodri savait qu’il allait faire grincer quelques dents. Car dans ce casting 100 % espagnol, certains des favoris annoncés pour le Ballon d’Or 2026 n’apparaissent tout simplement pas.
Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Harry Kane, Khvicha Kvaratskhelia, Lionel Messi : autant de géants cités parmi les principaux prétendants par les observateurs, mais laissés de côté par le milieu de terrain.
Le joueur du FC Barcelona a assumé ce choix, répétant : « Vous ne pensez pas qu’ils ont tous de vrais arguments à présenter ? Mais au final, il n’y aura qu’un seul vainqueur. Et heureusement, ce n’est pas moi qui vote ! »
La phrase résume bien la position de Rodri : il défend son clan, il revendique la force de sa sélection et de ses coéquipiers, tout en se tenant à distance de la décision finale. À chacun son rôle. Aux journalistes et aux votants le débat, à lui le terrain.
Mbappé, Lamine Yamal et la bataille d’ego assumée
Rodri ne se montre pas naïf face à la bataille médiatique qui s’annonce. Il voit les campagnes, les discours, les affirmations de grandeur. Et il ne s’en offusque pas, au contraire.
Évoquant notamment Kylian Mbappé et Lamine Yamal, il explique comprendre ces prises de position publiques pour le Ballon d’Or. « Je vois ça comme quelque chose de magnifique qu’ils croient être les meilleurs du monde », confie-t-il.
Dans un football où chaque mot peut être retourné, Rodri choisit une lecture simple : l’ambition n’est pas un défaut, c’est un moteur. Que Mbappé se proclame numéro un, que Lamine Yamal affiche ses rêves, cela fait partie du décor d’un trophée qui repose autant sur l’image que sur les chiffres.
L’incompréhension Rodri face au cas Raphinha
Au milieu de ce débat sur les favoris, un autre nom surgit dans la bouche de Rodri : Raphinha. Non pas pour le placer parmi ses six élus, mais pour dénoncer son absence totale de la liste des trente nommés au Ballon d’Or.
Le milieu espagnol ne cache pas sa stupéfaction devant l’oubli de son coéquipier du FC Barcelona. « C’est le joueur qui m’a le plus surpris, de très loin », avoue-t-il.
Il raconte même la discussion qu’il a eue avec le Brésilien : « Je lui ai dit : attends, tu n’étais pas à Leeds, sur l’aile, à rentrer et à marquer de temps en temps ? Et maintenant tu joues comme un avant-centre pur, ça dépasse ma compréhension. Je ne comprends pas comment ton nom ne figure pas parmi les 30 premiers pour le Ballon d’Or. »
Dans la bouche d’un Ballon d’Or en titre, ces mots pèsent lourd. Ils soulignent à la fois la progression fulgurante de Raphinha et les zones d’ombre d’un système de votes qui ne retient pas toujours les trajectoires les plus marquantes.
Londres en ligne de mire
Une chose est sûre : Rodri sera bien là pour assister au verdict. Le milieu espagnol a confirmé sa présence à la cérémonie du Ballon d’Or, prévue à Londres le 26 octobre.
« Oui, j’y serai, j’irai quoi qu’il arrive. Même le jour du Ballon d’Or, je pensais qu’ils ne me le donneraient pas, mais j’y ai assisté », se souvient-il.
L’an passé, la soirée avait été marquée par le boycott du Real Madrid, furieux d’apprendre que Vinícius Júnior ne serait pas récompensé. Rodri, lui, était monté sur scène, un peu à contre-courant, pour soulever le trophée.
Cette fois encore, il viendra. Peut-être pour défendre sa couronne. Peut-être pour l’abandonner à un compatriote. Ou pour voir le football espagnol confirmer, sous les projecteurs londoniens, qu’il a vraiment repris le centre de la scène mondiale.




