Rio Ferdinand appelle à recruter Myles Lewis-Skelly
Rio Ferdinand ne tourne pas autour du pot. Pour lui, Manchester United – et Chelsea dans la foulée – doivent foncer sur Myles Lewis-Skelly sans perdre une seconde. L’ancienne légende des Red Devils voit dans le milieu d’Arsenal une opportunité de marché presque trop belle pour être vraie.
Arsenal, champion d’Angleterre et finaliste de la Champions League la saison passée, aurait proposé son international anglais de 19 ans à ses deux rivaux, d’après les informations du Metro. Un geste étonnant au regard de la trajectoire fulgurante du joueur, mais qui s’explique par le dernier gros coup du club : l’arrivée de Bruno Guimaraes pour 75 millions de livres en provenance de Newcastle.
D’un début de saison frustrant à pièce maîtresse
La saison 2025-26 de Lewis-Skelly avait mal démarré. Du banc, des bouts de matches, la sensation de rester à la porte. Puis Mikel Arteta l’a lancé dans le « money time » du championnat. Et là, tout a basculé.
Le jeune milieu a pris sa chance à bras-le-corps. Il a enchaîné les titularisations, s’est imposé dans la rotation et a fini par devenir l’un des éléments clés de la conquête du titre. Dans la course finale, il a pesé : volume de jeu, personnalité, capacité à répondre dans les grands rendez-vous. Son influence a accompagné Arsenal jusqu’à la finale de la Champions League.
Depuis ses débuts en équipe première en 2024, Lewis-Skelly compte déjà 75 apparitions avec son club formateur. Ses performances lui ont ouvert les portes de la sélection : six capes avec l’Angleterre, même s’il n’a pas été retenu par Thomas Tuchel pour le dernier Mondial.
Ferdinand : « Appuie sur le bouton vert et achète-le »
Sur sa chaîne YouTube, Rio Ferdinand n’a pas caché son enthousiasme. Il parle d’un joueur à aller chercher immédiatement, sans tergiverser.
« Si je suis Manchester United en ce moment, je dis : appuie sur le bouton vert et achète-le, prends-le, maintenant », lâche-t-il. « Quel joueur, un top joueur. Il a été une énorme partie de l’équipe quand il a été intégré vers la fin de la saison. Il a contribué au titre d’Arsenal, il a été brillant, il est arrivé et il a produit. »
Pour Ferdinand, la fenêtre est claire : si Lewis-Skelly est réellement disponible à un prix compris entre 60 et 70 millions de livres, c’est une affaire à conclure sans discuter.
« S’il est sur le marché et que le prix est bon, tu dois le prendre. Le bon prix pour moi, c’est 60 ou 70 millions. Si c’est ça, tu sors le chéquier, tu le poses et tu le signes. Sans poser de questions, je le prends. »
Le profil parfait pour combler un vide à United
Ce qui séduit particulièrement Ferdinand, ce n’est pas seulement la qualité du joueur au milieu. C’est sa polyvalence. Lewis-Skelly peut aussi évoluer arrière gauche, un détail qui change tout pour l’ancien défenseur de United.
À Old Trafford, Luke Shaw a tenu le choc physiquement la saison dernière et a enchaîné les matches. Mais derrière lui, c’est le vide. Pas de doublure naturelle au poste. Patrick Dorgu est désormais considéré comme un ailier gauche, tandis que Noussair Mazraoui et Diogo Dalot restent des latéraux de formation droite, pas des spécialistes du côté gauche.
Ferdinand y voit un trou béant dans l’effectif, que Lewis-Skelly pourrait combler immédiatement.
« Il est jeune, énorme talent, peut jouer à deux postes et mentalement, je pense qu’il est fait du bon bois », explique-t-il. « Le poste de latéral gauche à Manchester United n’est pas un problème parce qu’on a Luke Shaw qui a joué beaucoup de matches la saison dernière et est resté en forme.
« Mais s’il se blesse, on n’a pas un vrai latéral gauche qui attend. Dorgu est plus un ailier gauche maintenant et Mazraoui et Dalot ne sont pas des latéraux gauches de métier. Donc c’est un secteur où tu peux faire venir quelqu’un comme Myles Lewis-Skelly et il peut jouer, clairement. »
Arsenal ouvre la porte, United et Chelsea face à un choix
Malgré son importance grandissante dans le nord de Londres, Arsenal serait donc disposé à écouter les offres. La signature de Bruno Guimaraes redistribue les cartes dans l’entrejeu et offre au club une marge de manœuvre pour une grosse vente, sans affaiblir brutalement son onze type.
Le contexte est posé : un champion d’Angleterre prêt à céder un de ses plus grands talents formés au club, un international de 19 ans déjà rompu au très haut niveau, un prix jugé « raisonnable » pour ce profil par un ancien capitaine de Manchester United.
Reste la question qui va animer ce mercato : Manchester United ou Chelsea oseront-ils transformer cet intérêt en offre concrète ? Parce qu’à ce tarif, pour un joueur capable de couvrir le milieu et le côté gauche, combien de temps une telle opportunité peut-elle vraiment rester sur la table ?




