RDC Sport

Everton vise Kyle Walker : entre Burnley et Premier League

Sur le flanc droit d’Everton, le vide dure depuis trop longtemps. Nathan Patterson enchaîne les apparitions sans jamais vraiment s’imposer, son contrat approche de l’échéance, et David Moyes a dû bricoler. Jusqu’à décaler le défenseur central Jake O’Brien en latéral, faute de mieux.

Dans ce contexte, le nom de Kyle Walker revient avec insistance sur les bords de la Mersey.

Un profil taillé pour combler le manque

Ce qui attire Everton, ce n’est pas seulement le CV. C’est la polyvalence.

À Burnley, le nouvel entraîneur Nicky Hayen a déjà testé le vétéran dans un rôle de défenseur droit dans une défense à trois, un poste qu’il connaît par cœur depuis ses années sous Gareth Southgate avec l’Angleterre. Capable d’alterner couloir et axe droit, Walker offre exactement ce que recherche un club en quête de stabilité défensive et de repères tactiques clairs.

Et la perspective d’un retour en Premier League pèse lourd. Très lourd.

Everton ne se limite d’ailleurs pas à une seule piste : le club suit aussi de près Alistair Johnston (Celtic) et Daniel Muñoz (Crystal Palace) pour renforcer cette zone précise de l’effectif. La concurrence est ouverte, la hiérarchie loin d’être figée.

Leader à Burnley, malgré les rumeurs

Pendant que les rumeurs l’envoient à Goodison Park, Walker, lui, ne s’est pas mis en retrait. Bien au contraire.

Avec Burnley, il s’est imposé comme l’une des voix du vestiaire durant la préparation. Il a même porté le brassard lors de la récente victoire en Carabao Cup contre Notts County, avant de convertir avec sang-froid le penalty décisif lors de la séance de tirs au but. Un geste de capitaine, dans le fond comme dans la forme.

Le défenseur a déjà affiché son attachement au projet de Turf Moor. Lors de la journée média de l’EFL, il avait posé le décor sans détour : pour lui, tout tourne autour du club et de la mission remontée. Rebondir immédiatement vers la Premier League, c’est « vital ». Une question de mentalité, de standard personnel.

« Je ne deviendrai le mème de personne »

À 34 ans passés, certains le verraient bien glisser doucement vers la sortie. Walker, lui, refuse catégoriquement ce scénario.

Face aux attaquants jeunes, rapides, affûtés du Championship, il sait que chaque duel peut finir sur les réseaux sociaux. Il en a parfaitement conscience.

Il l’a d’ailleurs expliqué avec franchise : on tente de fabriquer des « mèmes » à partir de ses actions, de ses un-contre-un. Mais il assure qu’il ne deviendra « le mème de personne ». Message clair aux ailiers du deuxième échelon : il ne lâchera rien.

Sa promesse est simple : à chaque confrontation, il donnera 100 %. Si l’adversaire le bat sur un match, très bien, on se serre la main, on reconnaît la performance. Mais il ne « déroulera pas le tapis rouge » pour offrir l’image facile que tout le monde attend.

Entre deux mondes

Everton insiste, la Premier League fait signe, Burnley s’accroche à son leader de terrain. Walker, lui, se tient au milieu de ces forces contraires, déterminé à prouver qu’il appartient toujours au plus haut niveau.

Reste à savoir où il le démontrera : sous les projecteurs de Goodison Park, ou dans une campagne acharnée pour ramener Burnley dans l’élite.