RDC Sport

Raul Asencio évoque Mourinho et l'avenir du Real Madrid

Au cœur du bruit des moteurs au circuit de Montmeló, Raul Asencio avait pourtant la tête ailleurs. Entre deux passages de monoplaces, le défenseur du Real Madrid a dessiné avec enthousiasme le nouveau visage du club sous les ordres de José Mourinho, sans oublier de glisser un mot sur la possible arrivée de Bernardo Silva et sur les ambitions de l’Espagne pour la Coupe du monde 2026.

Mourinho, le retour d’une mentalité de fer

Interrogé par ElDesmarque, Asencio n’a pas cherché ses mots au moment d’évoquer le retour de Mourinho au Santiago Bernabéu. Pour lui, ce n’est pas seulement un changement d’entraîneur. C’est un choc de mentalité.

« Maintenant, avec le nouveau projet de Mourinho, je trouve ça très excitant et j’ai vraiment hâte de commencer », a-t-il confié, le regard déjà tourné vers la pré-saison.

Le défenseur a grandi en regardant la première ère Mourinho au Real Madrid. Il s’en souvient comme d’un basculement.

« J’étais petit et je l’ai vu, comment l’équipe a changé, la compétitivité qu’il a introduite au club, la passion et le caractère… Je pense que ce sont des caractéristiques qui me définissent comme joueur. »

Le message est clair : Asencio se reconnaît dans ce Real Madrid rugueux, agressif, obsédé par la victoire. Et il sait que cette mentalité sera indispensable pour tenter de reprendre la Liga, laissée deux saisons de suite au rival Barcelone.

« Je suis très excité à l’idée de commencer avec lui à la tête de l’équipe. Oui, bien sûr. Il a établi le record, allons le chercher », a-t-il lancé, référence transparente aux standards élevés posés par le technicien portugais lors de son premier passage.

Le ton est donné : le vestiaire se prépare à un régime d’exigence maximale.

Bernardo Silva, un luxe qui fait rêver le vestiaire

Le nom de Bernardo Silva circule avec insistance autour de Valdebebas, et Asencio ne cache pas son admiration. Sans confirmer quoi que ce soit, il laisse transparaître ce que pense une bonne partie du vestiaire : un joueur de ce calibre changerait encore une fois le visage de l’équipe.

« Il est très, très fort, ce serait un vrai plus pour l’équipe », a reconnu le défenseur formé au club.

Pas de promesse, pas d’annonce, mais un constat : si le Portugais débarque, le niveau technique et l’intelligence de jeu du Real Madrid grimperaient d’un cran. Asencio insiste surtout sur l’ouverture du groupe aux renforts de premier plan, signe d’un vestiaire conscient de la concurrence interne à venir.

« Nous accueillerons tous ceux qui arrivent à bras ouverts et nous sommes sûrs que le projet qui est en train d’être construit est incroyable. »

Entre le retour de Mourinho et la perspective de voir un maître à jouer comme Bernardo Silva enfiler le maillot blanc, l’idée d’un Real Madrid plus tranchant, plus mature, prend forme. Le discours d’Asencio reflète cette confiance tranquille d’un club qui se sait à un tournant.

La Roja dans le viseur, même à distance

Raul Asencio ne sera pas au Mondial 2026 avec l’Espagne. Luis de la Fuente l’a déjà convoqué, sans en faire un habitué de la sélection. Cela ne l’empêche pas de vivre la compétition en supporter engagé.

« D’ici, en tant qu’Espagnol et admirateur, je soutiens l’équipe, je lui souhaite le meilleur, qu’elle atteigne la finale, qu’elle puisse gagner et que l’on puisse célébrer ensemble », a-t-il assuré.

L’Espagne débutera son parcours face au Cap-Vert, novice en Coupe du monde. Asencio s’attend à une entrée en matière maîtrisée, presque tranquille, pour lancer la dynamique.

Entre un Real Madrid en reconstruction ambitieuse, un Mourinho décidé à réimposer sa loi, un possible renfort du calibre de Bernardo Silva et une Roja en quête d’un nouveau sacre mondial, le défenseur madrilène se tient à la croisée des chemins.

Il regarde la piste de Montmeló, mais son vrai circuit, celui où tout va se jouer, reste la pelouse. Et la saison qui arrive ne lui laissera aucun virage de sortie.